Radif
Le Radif de la musique iranienne *
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| Pays * | |
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| Liste | Liste représentative |
| Année d’inscription | 2009 |
| * Descriptif officiel UNESCO | |
Le radif est un corpus musical considéré par les Iraniens comme un héritage dont le but est de préserver et transmettre les éléments significatifs de leur culture musicale.
« Le Radif de la musique iranienne » a été inscrit en 2009 par l'UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité[1].
Description
Le radif se compose de centaines de motifs mélodiques appelés gusheh (« pièces ») classés dans des groupes appelés dastgah (structure) ou avaz (chant). Les avaz sont des sous-groupes dérivés des dastgah. La structure du radif peut être comparée à celle d'un arbre dont les branches principales sont les dastgah et les avaz des sous-branches[2].
Le radif est transmis de maître à disciple[1]. Ce répertoire traditionnel est constitué de 250 à 300 courtes pièces musicales, qui ne sont pas jouées en tant que telles, sauf dans le cadre de l'apprentissage, mais qui servent de base à l'improvisation et à la composition[3]. Ces morceaux de musique sont organisés en sept dastgah, des ensembles dont certains comportent à leur tour des sous-ensembles appelés avaz[4].
Il existe des radif-s pour divers instruments et de divers maîtres[3]. Il existe aussi un radif instrumental, et un autre pour le chant[5].
Il s'agit donc d'une suite de motifs mélodiques permettant l'approche d'un mode. Il faut les connaître par cœur pour pouvoir improviser à partir d'eux. En effet, les gushehs appartiennent à des modes différents. On ne peut pas enchaîner des gushehs sans règle, faute de quoi le résultat sera déplaisant à l'oreille. Le radif organise donc les gushehs dans un certain ordre, en groupant ceux qui relèvent d'un même mode, et en indiquant comment enchaîner ceux qui appartiennent à des modes différents[6].
Chaque dastgah ou avaz peut être considéré comme un mode musical. Les divers radifs semblent remonter à une origine commune, le répertoire de Mirza Abdollah (en)[3] grand maître du setâr qui est constitué comme suit :
- Dastgah-e Mahour
- Dastgah-e Shur
- Dastgah-e Homayoun
- Dastgah-e Nava
- Dastgah-e Rastpanjgah
- Dastgah-e Tchahargah
- Dastgah-e Segah
- Avaz-e Bayat-e Ispahan
- Avaz-e Bayat-e Tork
- Avaz-e Abu Ata
- Avaz-e Afshari
- Avaz-e Dashti
Notes et références
- UNESCO, « Le Radif de la musique iranienne »
- ↑ Fardin Mortazavi, Musique de la poésie iranienne : une loi ou une voie ? Plasticité rythmique du tasnif, chant mesuré iranien, Université de Poitiers, (lire en ligne), p. 68
- (en-US) Bruno Nettl, « IRAN xi. MUSIC », sur Encyclopædia Iranica (consulté le )
- ↑ (en) Rob Simms et Amir Koushkani, The Art of Avaz and Mohammad Reza Shajarian: Foundations and Contexts, Lexington Books, (lire en ligne), « appendice 1 »
- ↑ Mortazavi 2010 p. 62
- ↑ Mortazavi 2010 p. 61
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