Rafael Eitan (militaire)

Rafael Eitan
Illustration.
Fonctions
Parlementaire à la Knesset
Législature 11e, 12e, 13e, 14e
Vice-Premier ministre
Ministre de l'Agriculture
Ministre de l'Environnement
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Afoula, Palestine mandataire
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décès Ashdod
Nationalité Israélienne
Parti politique Tsomet
Religion Judaïsme

Rafael Eitan (en hébreu : רפאל איתן), né le et mort le , est un général et un chef d'État-major de l'armée israélienne puis un homme politique d'extrême droite et un parlementaire à la Knesset. Fondateur du parti Tsomet, il est surnommé « Rafoul » par ses partisans.

Eitan nait en 1929 à Afoula, en Palestine sous mandat britannique, et grandit dans le moshav Tel Adashim, où il reste une grande partie de sa vie.

Carrière militaire

Premières batailles

Eitan, en tant que jeune officier dans l'unité d'élite Palmah, prend part à la guerre pour la création de l'État d'Israël. Il combat à Jérusalem et est blessé à la tête en prenant le monastère Saint Simon en . Par la suite, il rejoint le 10e bataillon d'infanterie dans la région du Néguev.

En 1954, le capitaine Eytan devient commandant d'une troupe de parachutistes de l'unité 101. Il est blessé en 1955 au cours d'un raid militaire en Syrie (Opération Kinereth). En 1956, il commande une compagnie de parachutistes au cours de la crise du canal de Suez et participe à l'attaque du sur le passage de Mitla.

En , il est colonel et commande une brigade de parachutistes sur le front de la Bande de Gaza et il est de nouveau blessé à la tête à l'approche du canal de Suez.

En 1969, il dirige l'infanterie puis devient commandant d'une division. Il participe ainsi à l'arrêt de l'offensive de l'armée syrienne dans les hauteurs du Golan pendant la guerre du Kippour en . Il détruit lui-même au bazooka des tanks syriens à l'attaque. Eytan devient major-général et commandant de la région nord.

En tant que chef d'État-major

Ezer Weizman le nomme en 1978 chef d'État-major de l'Armée de défense d'Israël. Eytan commence par des mesures pour accroître la discipline et l'efficacité de l'armée de défense israélienne. Il réduit notamment la taille des troupes.

Il doit ensuite réaliser le redéploiement de l'armée hors du Sinaï à la suite de sa rétrocession à l'Égypte contre la paix de 1979. En , il participe avec Ariel Sharon à la destruction de la ville israélienne de Yamit dans le Sinaï.

Il est connu, dans cette fonction de chef d'État-major, pour son projet d'intégration dans l'armée, des jeunes de milieu défavorisé afin de les former à des métiers dans le but de leur donner une chance d'ascension sociale. Tsahal aidera aussi ces jeunes à terminer leurs études secondaires.

Eytan approuve l'attaque aérienne d'Israël contre le site d'Osirak en Irak, suspecté d'être un site de développement pour des armes nucléaires.

Pendant la guerre du Liban

Le , le groupe Abou Nidal tente d'assassiner l'ambassadeur israélien à Londres, Shlomo Argov, et le blesse grièvement. L'armée israélienne y répond en bombardant des camps de réfugiés palestiniens au Liban.

Carrière politique

Il siège au Parlement israélien dans les années 1980 à la tête du parti ultranationaliste Tsomet (Carrefour). Rafoul fut l’un des premiers à assumer publiquement l’alliance entre Israël et l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid. Opposé à tout accord de paix avec les Palestiniens, il affirme : « Savez-vous pourquoi je ne crois pas à la paix ? Parce que si les Arabes m’avaient fait le dixième de ce que nous leur avons fait, jamais je n’accepterais la paix ». Son parti gagna aussi de nombreux soutiens en dénonçant l’« oppression religieuse » en Israël[1].

Notes et références

  1. Sylvain Cypel, « La nomination d’Avigdor Lieberman inquiète les généraux israéliens », Orient XXI,‎ (lire en ligne)

Liens externes

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