Rafael López Aliaga
| Rafael López Aliaga | |
Rafael López Aliaga en 2025. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président de Rénovation populaire[a] | |
| En fonction depuis le (5 ans, 8 mois et 23 jours) |
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| Prédécesseur | Luis Castañeda Lossio |
| Maire de Lima | |
| – (2 ans, 9 mois et 12 jours) |
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| Élection | 2 octobre 2022 |
| Prédécesseur | Miguel Romero Sotelo (en) |
| Successeur | Renzo Reggiardo |
| Secrétaire général de Solidarité nationale | |
| – (11 mois) |
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| Président | Luis Castañeda Lossio |
| Conseiller municipal de Lima | |
| – (3 ans, 11 mois et 30 jours) |
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| Biographie | |
| Nom de naissance | Rafael Bernardo López Aliaga Cazorla |
| Surnom | Porky[1] |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Lima (Pérou) |
| Nationalité | Péruvienne |
| Parti politique | SN (2009-2020) RP (depuis 2020) |
| Diplômé de | Université de Piura Universidad del Pacífico |
| Profession | Homme d'affaires Ingénieur industriel |
| Religion | Catholicisme |
Rafael López Aliaga, surnommé « Porky », né le à Lima, est un homme d'affaires, ingénieur industriel et homme politique péruvien.
Après une carrière dans le monde des affaires, il se lance en politique et prend la présidence du parti libéral-conservateur Rénovation populaire (RP).
Candidat de ce parti à l’élection présidentielle de 2021, il arrive en troisième position du premier tour avec 11,8 % des suffrages, derrière Pedro Castillo et Keiko Fujimori.
En raison de ses déclarations et prises de position radicales, il est une figure controversée de la vie politique péruvienne. Il est régulièrement classé à l’extrême droite de l’échiquier politique. Il est membre de l'Opus Dei.
De 2023 à 2025, il est maire de Lima. Il est ensuite candidat à l'élection présidentielle de 2026.
Situation personnelle
Famille et formation
Rafael López Aliaga est né le à Lima et élevé à Chiclayo, dans le nord du Pérou. Il est le fils de Fernando López-Aliaga Botto et de Paula Cazorla Talleri, tous deux ingénieurs chimistes diplômés de l'Université nationale majeure de San Marcos. Jusqu'à l'âge de vingt-deux ans, il a grandi et vécu pour des raisons professionnelles à Pomalca (es), un district faisant partie du domaine sucrier du même nom, situé à l'est de Chiclayo. Il a effectué sa scolarité au collège San Agustín de Chiclayo, établissement de l'ordre des Augustins situé dans le district de Pimentel[2],[3],[4].
Il a été admis major du concours à l'examen d'entrée pour étudier initialement le génie civil à l'Université nationale Pedro Ruiz Gallo (es), à la ville de Lambayeque. En raison de grèves répétées, il a été transféré à l'Université de Piura, où il a étudié le génie industriel, obtenant son diplôme en quatre ans et terminant major de sa promotion. Il y a obtenu sa licence en 1983. Par la suite, il a passé un Master en administration des affaires (MBA) à l'Université del Pacífico (es), puis a suivi le Programme de Haute Direction (PAD) de l'Université de Piura. Une fois ses études terminées, il a intégré le bureau du Citibank à Lima[5],[2],[3],[4].
Carrière professionnelle
Rafael López Aliaga est directeur du crédit aux entreprises à la Citibank dans les années 1980, avant de fonder le groupe hôtelier Peruval Corp et le groupe Acres, qui investit notamment dans les lignes ferroviaires[6].
Il est également président du conseil d'administration de PeruRail et de Ferrocarril Transandino depuis 1999[7].
En 2016, il est cité dans le scandale des Panama Papers pour des sociétés offshore et des activités de blanchiment d'argent[8]. Auparavant, en 2001, il a été impliqué dans une enquête du Congrès impliquant plusieurs de ses entreprises pour des faits d'évasion fiscale[9].
Parcours politique
Débuts et ascension
Dans les années 2000, Rafael López Aliaga entre en politique comme conseiller municipal du maire de Lima, Luis Castañeda (maire de 2003 à 2010, puis de 2015 à 2018), puis reprend en main son parti, qu’il rebaptise Rénovation populaire[5].
Il se fait appeler « Porky », en référence au dessin animé[5]. Aux yeux de ses fidèles, il possède « un leadership d’ordre messianique », estime José Alejandro Godoy, politiste à l’Université pontificale catholique du Pérou[5].
Élection présidentielle de 2021

Rafael López Aliaga est candidat à l'élection présidentielle de 2021 avec le soutien du parti d’extrême droite Rénovation populaire, dont il est le président. Il fait campagne sur un programme néolibéral sur les questions économiques et conservateur sur les questions sociétales. L’essentiel de son électorat est constitué de classes aisées et de conservateurs religieux[10].
Se présentant comme un homme d'affaires compétent novice en politique, il se montre souvent vindicatif, voire injurieux, à l'égard de ses adversaires politiques, tout en accusant la classe politique traditionnelle d’être infiltrée par les marxistes. Il a notamment qualifié le président Francisco Sagasti et son prédécesseur Martín Vizcarra, bien que tous deux habituellement classés au centre droit, de « communistes » et réclamé la destitution du premier. Proche de l’ancien maire de Lima Luis Castañeda Lossio, il bénéficie du soutien de la chaîne de télévision Willax[11].
Au cours des dernières semaines de campagne, Rafael López Aliaga progresse dans les sondages et semble en mesure de se qualifier pour le second tour. Il arrive finalement en troisième position avec 11,8 % des suffrages exprimés, juste derrière la populiste de droite Keiko Fujimori (13,4 %). Dans l’entre-deux-tours, il appelle à voter pour Keiko Fujimori contre le candidat de gauche radicale Pedro Castillo, déclarant que « son plan gouvernemental conduirait le Pérou à être une dictature cruelle, semblable au Venezuela ou à Cuba »[12].
Maire de Lima
Le , Rafael López Aliaga est élu maire de Lima avec 26,3 % des suffrages exprimés lors de l’unique tour de scrutin. Après un temps de suspense, il devance de seulement 0,9 point le très controversé général à la retraite Daniel Urresti, soutenu par Podemos Perú et également candidat à la présidentielle de 2021.
Sa gestion est décrite comme autoritaire. Il refuse ainsi aux associations l'autorisation de manifester au nom de la préservation des biens publics[13].
Élection présidentielle de 2026
Son parti initie la procédure de destitution de la présidente par intérim Dina Boluarte en pour « incapacité morale permanente » en raison de son incapacité à affronter la crise sécuritaire. Il annonce dans la foulée démissionner de son poste de maire de Lima et se déclarer candidat à l'élection présidentielle, porté dans les sondages par son discours de fermeté et ses mesures radicales contre le crime organisé[14]. Ses détracteurs le renvoient à son propre bilan sécuritaire à l’échelle municipale[5].
Le , Rafael López Aliaga est élu sénateur dans le Sénat de la République[15] nouvellement créé après la réforme constitutionnelle de 2024.
Le 4 mai 2026, Rafael López Aliaga annonce qu'il ne siégerait pas au Sénat jugeant le scrutin entaché de graves irrégularités[16].
Prises de position
Sur les questions économiques, Rafael López Aliaga souhaite favoriser l'investissement privé et limiter l’intervention de l’État. Il propose de supprimer les programmes sociaux tels que la distribution de nourriture dans les écoles pauvres, estimant que l'aide sociale devait être prise en charge par des associations privées[10].
Membre de l'Opus Dei[17], il affirme se flageller et porter un cilice[18]. Il est parfois décrit comme étant un fondamentaliste religieux et comme le « Bolsonaro péruvien » pour ses prises de position jugées misogynes et homophobes[10]. Il réclame l'interdiction de l'éducation sexuelle dans les collèges, qu'il perçoit comme une forme de « marxisme culturel », l'interdiction totale de l'avortement ainsi que du mariage homosexuel, déclare considérer l'homosexualité comme « un problème qu'il faut soigner. ». Toutefois, Rafael López Aliaga affirme : « Bolsonaro insulte la communauté gay ; je suis inclusif : la communauté doit être la bienvenue, comme le dit le pape François »[1]. Il est également opposé à la contraception.
Lors de la pandémie de Covid-19, il s'oppose aux restrictions de déplacement et au port des masques de protection, lui-même ne portant généralement pas de masque dans ses apparitions publiques[19]. Il se prononce pour que la campagne de vaccination soit confiée au secteur privé et pour que les individus payent pour avoir accès à la vaccination[10][source insuffisante]. Cependant, il se fait vacciner gratuitement, et appelle les États-Unis à livrer des vaccins au Pérou[20],[21].
Il entretient des liens avec l’extrême droite internationale, notamment Vox en Espagne, et loue régulièrement le premier ministre hongrois Viktor Orbán. Admirateur de Donald Trump, il est présent à Washington au dîner suivant la cérémonie d’investiture, en . Le de la même année, il organise à Lima, dont il est maire, un hommage géant à Charlie Kirk, militant conservateur américain assassiné le [5]. Il est fortement anticommuniste[5].
Dans la perspective de la présidentielle de 2026, il fait campagne sur la lutte contre la criminalité et se positionne comme le candidat de la mano dura (« manière forte »). Il promet de renforcer le rôle de l’armée, de durcir les peines de prison et plaide pour l’instauration de tribunaux militaires destinés aux criminels les plus dangereux, qualifiés de « terroristes urbains »[5].
Notes et références
Notes
- ↑ Président de Solidarité nationale jusqu'au .
Références
- (es) « Candidato del Opus Dei llamado "Porky" en Perú promete expulsar y multar a Odebrecht », sur infobae.com (consulté le ).
- (es) Sociedad LR, « Rafael López Aliaga: ¿qué carreras estudió el alcalde de Lima y en qué universidades? », sur larepublica.pe, (consulté le )
- (es) Juan Antonio Bazán, « “El alcalde de los cerros” entrevista a Rafael López Aliaga »
, sur La Abeja, (consulté le )
- (es) Ignacio Urquiaga, « Rafael López Aliaga: patriotismo, fe y una vida de obras al servicio del Perú », sur LA GACETA, (consulté le )
- Amanda Chaparro, « Au Pérou, le candidat à la présidence Rafael López Aliaga dans la droite ligne de Donald Trump », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ (es) Diego Pajares Herrada, « Elecciones 2021: Rafael López Aliaga, el exregidor provincial de Lima que quiere llegar a Palacio », sur rpp.pe, .
- ↑ (es) « Elecciones 2021: conoce el perfil de Rafael López Aliaga, candidato de Renovación Popular », sur andina.pe, .
- ↑ (es) « Candidatos a la presidencia y con procesos en la Fiscalía », sur peru21.pe, .
- ↑ (es) Ernesto Cabral, « Corporación global hotelera tiene como socio a candidato que promueve discursos de odio en Perú », sur ojo-publico.com, .
- Carlos Noriega, « "Porky", el Bolsonaro de Perú que disputa el segundo lugar », sur pagina12.com.ar, .
- ↑ Arthur Morenas, « À la veille des élections présidentielles, un Pérou fragmenté », sur lvsl.fr, .
- ↑ (es) « Rafael López Aliaga: Renovación Popular no apoyará al partido de Pedro Castillo », sur canaln.pe (consulté le )
- ↑ https://www.ledevoir.com/monde/ameriques/925062/porky-sobriquet-cache-candidat-ultraconservateur-presidence-perou?
- ↑ « Rafael Lopez Aliaga, le maire d’extrême droite de Lima, candidat à diriger le Pérou après la destitution de la présidente », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « ONPE - PRESENTACIÓN DE RESULTADOS », sur resultadoelectoral.onpe.gob.pe (consulté le )
- ↑ (es) « Rafael López Aliaga anuncia que no asumirá curul en el Senado | CanalB.pe », sur www.canalb.pe (consulté le )
- ↑ (es) Natalia Puertas Cavero, « El "Tío Porky", el empresario ultra conservador y derechista está segundo en la carrera electoral peruana », sur AL DÍA News, (consulté le )
- ↑ « Lopez Aliaga, le "Bolsonaro péruvien", élu maire de Lima », sur La Croix,
- ↑ (es) « Es falso que una persona que tuvo la COVID-19 no necesite mascarilla », sur atusalud.pe (consulté le ).
- ↑ (es) « Ex candidato presidencial Rafael López Aliaga se vacunó contra el COVID-19 en el Coliseo Bonilla », sur miraflores.gob.pe, (consulté le ).
- ↑ (es) « López Aliaga dice que nombrará como viceministro de salud al promotor de la vacuna peruana », sur gestion.pe, (consulté le ).
Liens externes
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