Rafik Belhaj Kacem

Rafik Belhaj Kacem
Illustration.
Fonctions
Ministre tunisien de l'Intérieur

(6 ans, 2 mois et 1 jour)
Président Zine el-Abidine Ben Ali
Premier ministre Mohamed Ghannouchi
Gouvernement Ghannouchi I
Prédécesseur Hédi M'henni
Successeur Ahmed Friaâ
Député

(5 ans, 7 mois et 6 jours)
Élection 20 mars 1994
Circonscription Béja
Législature IXe
Groupe politique RCD
Secrétaire d'État tunisien chargé des Collectvités locales

(3 ans, 11 mois et 5 jours)
Président Zine el-Abidine Ben Ali
Premier ministre Hamed Karoui
Gouvernement Karoui
Prédécesseur Mohamed Saâd
Successeur Mongi Chouchane (indirectement)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Béja (Tunisie)
Nationalité tunisienne
Parti politique Rassemblement constitutionnel démocratique
Diplômé de Université de Tunis

Rafik Belhaj Kacem, né le à Béja[1], est un homme politique tunisien.

Carrière

Il effectue ses études primaires et secondaires dans sa ville natale de Béja[1]. Après l'obtention de son baccalauréat en 1968, il s'inscrit à l'université de Tunis où il obtient une licence en littérature en 1972, puis un diplôme complémentaire en philosophie en 1973[1].

Après avoir enseigné dans un lycée de Béja, il est nommé en 1980 comme directeur de l'Office de développement du Nord-Ouest, poste qu'il occupe pendant sept ans[1]. De 1987[1] à 1988, il assure les fonctions de gouverneur de Kairouan. En 1991, il est nommé secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur chargé des Localités régionales et municipales ; il modernise la gestion des municipalités, contribue au développement régional et introduit le premier programme qui rend obligatoire le souci de l'environnement[1]. En reconnaissance du travail accompli, il est nommé en comme premier conseiller auprès du président de la République, puis en 2002 comme ministre-conseiller auprès du président de la République pour les affaires politiques[1]. Il succède à Hédi M'henni, le , au poste de ministre de l'Intérieur et du Développement local. Il est brièvement assisté début 2011 d'un secrétaire d'État, Mongi Chouchane.

À la suite de la révolution tunisienne de 2011 qui s'étend progressivement à travers le pays, le Premier ministre Mohamed Ghannouchi annonce son limogeage le  ; Ahmed Friaâ le remplace.

Il est secrétaire général du comité de coordination de Béja dans les années 1980. Membre du bureau politique du Rassemblement constitutionnel démocratique, il est réélu membre de son Comité central lors du congrès du parti tenu en [2]. Il est radié du parti le .

Procès

Placé en résidence surveillée, il est arrêté pour « répondre de graves soupçons qui pèsent sur lui »[3] quinze jours après son limogeage et emprisonné à la prison de Mornaguia.

Le , il obtient un non-lieu par le tribunal militaire du Kef pour son rôle dans la répression de à Thala et Kasserine[4]. Le , le tribunal militaire de Tunis le condamne à quinze ans de prison dans le plus grand procès des martyrs et blessés de la révolution, ceux du grand Tunis et de cinq autres gouvernorats[5], peine ramenée en appel à trois ans de prison le [6]. Le , il est condamné à dix ans de prison pour homicide volontaire et tentative d'homicide volontaire dans l'affaire d'un martyr et de deux blessés du gouvernorat de Sfax[7]. Le , il est libéré et hospitalisé dans une clinique à Tunis[8].

Le , il est condamné à deux ans de prison ferme dans une affaire d'extorsion d'argent[9].

Références

  1. Karim Zmerli, « L'ex-ministre de l'Intérieur Rafik Belhaj Kacem, innocenté par les témoins, condamné par la justice militaire », sur tunisie-secret.com, (consulté le ).
  2. « Liste des membres du comité central du RCD », sur Tunis Afrique Presse, (consulté le ).
  3. « Tunisie – Les dangereuses révélations de Farhat Rajhi, ministre de l'Intérieur », sur businessnews.com.tn, (consulté le ).
  4. « Tunisie : vague de colère après verdict dans le procès des martyrs de Thala et Kasserine », sur tekiano.com, (consulté le ).
  5. « Procès des martyrs du Grand Tunis », sur Mosaïque FM, (consulté le ).
  6. Samy Ghorbal, « Gagnant en appel », Jeune Afrique,‎ , p. 12 (ISSN 1950-1285).
  7. « Ben Ali condamné à la prison à perpétuité », sur Leaders, (consulté le ).
  8. « Tunisie : libération de Rafik Hadj Kacem », sur tunisienumerique.com, (consulté le ).
  9. « 2 ans de prison contre Rafik Haj Kacem pour une affaire d'extorsion de fonds », sur webdo.tn, (consulté le ).
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