Raoul Palmer

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(à 80 ans) Paris (10ᵉ arrondissement de Paris) |
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Raoul Palmer (29 août 1904, Paris - 5 juillet 1985) était un gynécologue français et un pionnier de la laparoscopie gynécologique[1],[2].
Biographie
Raoul Palmer est né à Paris en 1904. Ses parents, Fritjof Palmer et Signe, née Garling, étaient originaires de Göteborg, en Suède[3]. Il est formé en gynécologie puis devient chef du département de recherche en gynécologie de la Faculté de médecine de Paris à partir de 1934[4]. Il travaille à l'hôpital Broca pendant toute sa carrière.
Ses travaux d'endoscopie intra-abdominale débutent pendant la Seconde Guerre mondiale à Paris, avec le soutien de son épouse Elisabeth. Utilisant initialement un cystoscope, il observe les organes génitaux féminins par voie transabdominale et transvaginale. Il constate que la première nécessite un pneumopéritoine contrôlé pendant l'intervention[1]. Il met alors au point des instruments pour les interventions et établit des critères de sécurité pour l'insufflation de CO2 à la place de l'oxygène, à l'aide de l'aiguille de Veress[4],[5].
L'utilisation de la position de Trendelenburg et la mobilisation de l'utérus par une canule transvaginale furent initialement développée par Palmer[4]. Dans sa première publication, il décrit son expérience de près de 250 « cœlioscopies gynécologiques » réalisées par voie transabdominale et transvaginale[5]. Palmer surligne alors les avantages de la voie transabdominale.
Les interventions sont d'abord pratiquées à l'hôpital Broca sous anesthésie locale ; en 1952, Palmer passe à l'anesthésie générale[1]. De nouvelles techniques d'éclairage utilisant des tiges de quartz apparaissent en 1952, améliorant considérablement l'image laparoscopique. En 1961, Palmer est le premier à prélever un ovocyte humain chez une patiente par laparoscopie[4].
En 1962, Palmer réalise des coagulations tubaires par laparoscopie et d'autres interventions[4].
Palmer et son épouse ont beaucoup voyagé tout au long de leur vie pour enseigner et diffuser auprès de nombreux gynécologues à travers le monde le potentiel de la laparoscopie. Parmi les pionniers influencés par Palmer, on peut citer Melvin Cohen, Hans Frangenheim, Richard Fikentscher, Kurt Semm et Patrick Steptoe[1].
Distinctions
- Membre honoraire de la Royal Society of Medicine (1958)
- Membre du Collège royal des obstétriciens et gynécologues (1974)
- Président, Société Française de Gynécologie (1962)
Notes et références
- Litynski, « Raoul Palmer, World War II, and Transabdominal Coelioscopy. Laparoscopy Extends into Gynecology », Journal of the Society of Laparoendoscopic Surgeons, vol. 1, no 3, , p. 289–292 (PMID 9876691, PMCID 3016739)
- ↑ (en) « Fellows ad eundem », Royal College of Obstetricians & Gynaecologists (consulté le )
- ↑ Gilbert Schlogel, « Raoul Palmer et l'aventure cœlio-chirurgicale de 1940 à 1995 », Histoires des Sciences Médicales, vol. 30, no 2, , p. 281–287 (lire en ligne)
- Camran Nezhat, « Nezhat's History of Endoscopy. Chapter 17. 1940's », Society of Laparoscopic Surgeons (consulté le )
- Palmer, R, « Instrumentation et technique de la coelioscopie gynécologique », Gynécologie et Obstétrique, vol. 46, no 4, , p. 420–431 (PMID 18917806)
Liens externes
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