Raphaël Verwilghen
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(à 78 ans) Tervuren |
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Cimetière de Tervueren (d) |
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Raphaël Verwilghen, né à Roulers (Belgique) le et mort à Tervuren (Belgique) le , est un ingénieur et architecte belge. Il est l'un des pionniers des cités-jardins en Belgique.
Biographie
Raphaël Verwilghen, né à Roulers (Belgique) le fait partie de la bourgeoise flamande francophone[1].
Verwilghen a étudié à l'Université catholique de Louvain et y a obtenu son diplôme d'ingénieur civil urbaniste[1].
En 1913, il entre au service de l'administration de l'agriculture et des routes communales et s'engage en faveur d'une loi globale sur l'urbanisme et l'aménagement du territoire.
Au début de la Première Guerre mondiale, il séjourne en Grande-Bretagne où il effectuait un voyage d'études. Il y est influencé par l'idée des cités-jardins, un phénomène urbanistique méconnu sur le continent européen.
Après la Première Guerre mondiale, il devient chef du service de construction de l'Office des régions dévastées au sein du ministère des Affaires économiques[2]. Il souhaitait mettre en œuvre ses idées modernistes en matière d'urbanisme, mais se heurte immédiatement à une forte opposition en Flandre occidentale, région très conservatrice. En 1919, il est l'un des cofondateurs de la Société des Urbanistes Belges et est actif au sein de la Société Nationale des Logements Bon Marché. Son idée de cité-jardin n'est que très sporadiquement suivie. L'une des premières cités-jardins Batavia est réalisée dans sa ville natale de Roulers et une autre Ligy à Ypres[3]. Plus tard, d'autres quartiers suivent, comme Ons Dorp à Menin. En 1923, Verwilghen démissionne de l'administration, qui n'était pas favorable à ses idées modernes.
Verwilghen crée son propre bureau d'architecte avec Jean-Jules Eggericx. Il réalise entre autres le Pavillon du gaz à l'Exposition universelle internationale de Bruxelles en 1937 à Bruxelles[1] et l'église du Christ-Roi à Saint-Nicolas (Flandre orientale).
Il est également professeur d'urbanisme de 1929 à 1943 à l'École nationale supérieure d'architecte et des Beaux-Arts de La Cambre[1].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est directeur-général du Commissariat-Général pour la reconstruction du pays[4]. En 1949, il est pour cette raison condamné par le Conseil de guerre pour aide à l'ennemi à 18 mois de prison et déchu de ses droits civiques[5].
Il était membre de l'Académie royale flamande.
Notes et références
- (en) Jens van de Maele, Architectures of bureaucracy : the politics of government office buildings in interwar Belgium, Berlin, De Gruyter Oldenbourg,, (lire en ligne), p. 109
- ↑ (nl) « Binnenland », De Standaard, , p. 2 (lire en ligne)
- ↑ (nl) « Volkhuisvesting », De Standaard, , p. 6 (lire en ligne
)
- ↑ (en) Dorothée Imbert, Between garden and city, Pittsburgh, University of Pittsburgh Press, (lire en ligne), p. 166-167
- ↑ M.D., « Sobeco », Le Soir, , p. 2 (lire en ligne)
Articles connexes
Liens externes
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