Rawiri Waititi

Rawiri Waititi
Illustration.
Photographie de Rawiri Waititi en mai 2024
Fonctions
Membre de la Chambre des représentants de Nouvelle-Zélande
En fonction depuis le
(2 ans, 7 mois et 8 jours)
Élection 28 October 2020
Législature 53e, 54e
Prédécesseur Tāmati Coffey
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Opotiki
Nationalité néo-zélandaise
Parti politique Parti māori

Rawiri Waititi est un homme politique māori né le à Ōpōtiki, en Nouvelle-Zélande. Il est co-leader du parti māori, et depuis 2020, député. Son investissement politique est marqué par sa volonté de défendre les intérêts māori.

Vie personnelle

Rawiri Waitititi né le 17 octobre[réf. nécessaire] 1980 à Ōpōtiki, en Nouvelle-Zélande[1],[2] . Sa famille a un lien fort avec les iwi Te Whānau-ā-Apanui et Ngāti Porou[2]. Il grandit à Whangaparaoa au nord d'Auckland[1],[2]. Son enfance est notamment marquée par son oncle Hoani Waitititi, enseignant ayant eu un impact important sur l'éducation maori, et sa tante June Mariu, enseignant et militante maori[2].

A 13 ans, il rejoint Rutherford High School, au sein de la banlieue d'Auckland Te Atatu[2]. Ses études se poursuivent par un master en connaissances māori à l'université māori Te Wānanga o Raukawa[2]. Avant de devenir député, Waititi a travaillé en tant qu'enseignant au sein de la même institution, au sein du secteur social à Whānau Ora, ainsi qu'à Creative New Zealand[2].

Il est marié et a cinq enfants[2].

Dans sa jeunesse, il joue au rugby, notamment en -19[2]. En 2025, il performe un haka avec son iwi au festival Te Matatini[3].

En 2023, lors du décès de sa mère, il suspend sa campagne pour les élections législatives[4]. Son père décède l'année suivante[5].

Carrière politique

Il est co-leader du parti māori élu député pour les 53ème (2020) et 54ème parlements (2023) de Nouvelle-Zélande[6],[7].

Premier mandat 2020-2023

Après une première candidature infructueuse au sein du Parti travailliste en 2017[2] , il est élu député pour le parti maori lors des élections législatives de 2020[1]. Avant de prêter serment à la reine Elizabeth II, il fait un haka prêtant servant au Traité de Waitangi[8]. Il devient le deuxième député avec un moko sur tout le visage[9].

Le député est expulsé du parlement néo-zélandais le pour manque de cravate par le président du parlement Trevol Mallard (en)[1]. Son expulsion fait les gros titres internationalement[10]. Le règlement du parlement oblique jusque-là le port d'une tenue correcte, en précisant l'obligation d'une tenue d'affaire sans précision sur le port d'une cravate[1]. Au moment de son expulsion, Waititi porte un costume gris, une chemise blanche, ainsi qu'un pendentif traditionnel hei-tiki et non une cravate, [1],[11]. Lors de sa prise de parole, le président de l'assemblé l'expulse pour « accoutrement non réglementaire »[1]. Rawiri Waititi considère que son expulsion n'est pas une question de cravate, mais d'identité culturelle[12]. Après l'expulsion, le comité interne du parlement décide que la cravate ne soit plus obligatoire au sein de l’hémicycle[12]. Le parlementaire a été aussi remarqué pour porter dans la chambre un chapeau de cow-boy et en des Air Jordans[13],[14].

Lors d'un débat autour de la politique de santé, en , Rawiri Waititi dénonce l'opposition, considérant que cette dernière tient une rhétorique raciste. Il exécute un haka et est expulsé[15].

En , dans une interview avec Television New Zealand, Rawiri Waititi déclaire: « Il est connu comme un fait que la composition génétique maori est meilleure que les autres. »[16]. Il défend ses propos comme n'étant pas racistes, mais un moyen de créer une fierté envers son héritage maori, après des années de violence coloniale[16].

Deuxième mandat 2023-aujourd'hui

En 2025, Rawiri Waitititi déclare sur les réseaux sociaux qu'il considère Ibrahim Traoré comme un « héros des temps modernes »[17]. A la suite de ces déclarations, le vice-premier ministre David Seymour a qualifié le député maori de « menace pour la démocratie »[17].

En 2025, deux députés du parti, Tākuta Ferris et Mariameno Kapa-Kingi, auraient cherché à faire tomber Rawairi Waitititi et Debbie Ngarewa-Packer de leurs positions de co-leader du parti māori, ainsi que le président du parti John Tamihere[18],[19]. Le parti décide d'expulser les deux députés. La Haute Court de Nouvelle-Zélande révoque l'expulsion de Kapa-Kingi, car de graves vices de procédures ont été remarqués au cours de l'expulsion[20].

Notes et références

  1. Marion Lagardère, « Rawiri Waititi, le député maori expulsé du parlement néo-zélandais pour absence de cravate » Accès libre, sur France Info, (consulté le )
  2. (en-NZ) Dale Husband, « Rawiri Waititi: Unapologetically Māori », sur E-Tangata, (consulté le )
  3. (en-NZ) Lillian Hanly, « Rawiri Waititi performs at Te Matatini, says haka is form of 'political expression' » Accès libre, sur Radio New Zealand, (consulté le )
  4. (en-NZ) Joseph Los'e, « Rawiri Waititi takes time out from election campaign to be with his mum » Accès libre, sur Te Ao Māori News, (consulté le )
  5. (en-NZ) « Te Pāti Māori co-leader Rawiri Waititi's father Winston dies » Accès libre, sur Stuff, (consulté le )
  6. (en) Dale Husband, « Rawiri Waititi – celebrating Whanau Ora and reflecting » Accès libre, sur waatea news, (consulté le )
  7. « Rawiri Waititi », sur WhereTheyStand (consulté le )
  8. (en) « Māori Party's Rawiri Waititi delivers haka for Te Tiriti before being sworn in to Parliament » Accès libre, sur 1News, (consulté le )
  9. (en-NZ) « Māori Party MP arrives at Parliament: 'Now I know how Pākehā feel walking on to a marae' » Accès libre, sur NZ Herald, (consulté le )
  10. (en-NZ) Lana Andelane, « Rawiri Waititi getting kicked out of Parliament makes global headlines » Accès libre, sur Stuff, (consulté le )
  11. Isabelle Dellerba, « En Nouvelle-Zélande, un député maori tord le cou à la « cravate coloniale » », Le Monde,‎ (lire en ligne Inscription nécessaire, consulté le )
  12. « Nouvelle-Zélande : Un député maori expulsé du Parlement parce qu'il refuse la cravate » Accès libre, sur Paris Match, (consulté le )
  13. (en) Charlotte Muru-Lanning, « From fedoras to fascinators: A history of Māori and hats » Accès libre, sur The Spinoff, (consulté le )
  14. (en) Charlotte Muru-Lanning, « Hightops in the house: How Rawiri Waititi’s Jordans became a political issue », sur The Spinoff, (consulté le )
  15. « Viré du parlement néo-zélandais après avoir fait un haka » Accès libre, sur Watson, (consulté le )
  16. (en) Tom Peters, « New Zealand: Māori Party leader says Māori are genetically superior race » Accès libre, sur World Socialist Web Site, (consulté le )
  17. (en-NZ) « David Seymour criticises Rawiri Waititi for 'insane views' about African leader Ibrahim Traoré » Accès libre, sur Radio New Zealand, (consulté le )
  18. (en-NZ) Glenn McConnell, « Rawiri Waititi says ‘rogue’ MPs tried to topple him » Accès libre, sur Stuff, (consulté le )
  19. (en) « Te Pāti Māori co-leaders defend John Tamihere amid infighting » Accès libre, sur 1News, (consulté le )
  20. (en) « ‘He tau nui, he tau roa’ Rawiri Waititi on the year that was », sur Te Ao Māori News (consulté le )
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