Regula Pestalozzi

Regula Pestalozzi
Illustration.
Fonctions
Conseillère communale (exécutif) de Zurich
Département Santé et économie
Députée au Conseil cantonal de Zurich
Biographie
Nom de naissance Regula Henggeler
Date de naissance
Lieu de naissance Zurich
Date de décès (à 78 ans)
Lieu de décès Zurich
Nationalité suisse
Parti politique Parti radical-démocratique
Diplômée de Université de Zurich
Université de Genève
Profession avocate

Regula Pestalozzi, née le à Zurich (originaire du même lieu) et morte le dans la même ville, est une personnalité politique et une féministe suisse, membre du Parti radical-démocratique.

Elle est conseillère communale (exécutif) de Zurich de 1974 à 1978, où elle est responsable de la santé et de l'économie. Elle est la deuxième femme à siéger au gouvernement de la ville.

Biographie

Origines, enfance et famille

Regula Pestalozzi naît Regula Henggeler le à Zurich. Elle en est également originaire[1] et grandit dans le quartier d'Höngg (de)[2].

Son père, Josef Henggeler, est avocat, tout comme sa mère, née Emma Mölich[1].

Elle épouse Anton Pestalozzi, avocat de profession, en 1944[1], avec lequel elle a trois enfants[3].

Études et parcours professionnel

Après avoir étudié le droit aux universités de Zurich et de Genève, elle obtient un doctorat en 1948, puis le brevet d'avocat en 1959[1]. Sa thèse porte sur l'action nominative et les restrictions à son transfert[2].

Elle ouvre dans la foulée une étude avec son mari[1] et exerce cette activité jusqu'en 1990[4], à l'exception de la période pendant laquelle elle est membre du gouvernement de la ville de Zurich[1].

Parcours politique

Membre de la direction du Parti radical-démocratique zurichois à partir de 1970, elle est députée au Conseil cantonal de Zurich de 1971 à 1975[1].

Elle est élue à l'exécutif de la ville de Zurich en , s'imposant en neuvième et dernière position juste devant le troisième candidat socialiste, Hans Muller, président dudit parti (46 379 voix contre 43 935) et permettant ainsi à son parti de retrouver son deuxième siège perdu quatre ans plus tôt[5],[6]. Elle y est responsable de la santé et de l'économie de 1974 à 1978[1]. Elle est la deuxième femme, après Emilie Lieberherr, à siéger au gouvernement de la ville de Zurich[7].

Regula Pestalozzi est violemment attaquée en 1975 lorsqu'elle porte plainte contre le médecin-chef du service de médecine de l'hôpital du Triemli (de), Urs Peter Haemmerli[1], accusé d'euthanasie passive[8],[9]. Cette affaire semble être la cause de sa non-réélection en 1978, la première en vingt ans pour un membre de l'exécutif zurichois[8].

Féminisme et autres activités

Présidente de la commission juridique du Centre de liaison des associations féminines zurichoises de 1967 à 1970, elle est membre du comité (1968-1979) et présidente (1971-1974) de l'Alliance de sociétés féminines suisses et la représente dans différentes commissions fédérales[1].

Elle fait également partie du comité de la Fédération des Églises protestantes de Suisse de 1978 à 1987[1].

Mort

Regula Pestalozzi meurt subitement[4] le à Zurich[1], à l'âge de 78 ans.

Fonds d'archives

Ses archives sont conservées à la Fondation Gosteli[1].

Notes et références

Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page « Regula Pestalozzi, version du 16 juillet 2020 » de Regula Ludi (de) (trad. Olivier Meuwly) sur le site Dictionnaire historique de la Suisse, le texte ayant été placé par l’auteur ou le responsable de publication sous la licence Creative Commons paternité partage à l'identique ou une licence compatible.
  1. Regula Ludi (de) (trad. Olivier Meuwly), « Regula Pestalozzi » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  2. (de) Liselotte Meyer-Fröhlich, « Regula Pestalozzi, unsere zweite Stadtratskandidatin », Die Staatsbürgerin (magazine féministe), vol. 30,‎ , p. 4 à 5 (lire en ligne)
  3. A.-M. J., « Nous ne sommes pas au bout de nos peines », La Tribune de Lausanne,‎ , p. 13 (lire en ligne)
  4. (de) sir, « Hinschied der früheren Stadträtin Regula Pestalozzi », Neue Zürcher Zeitung,‎ , p. 39 (lire en ligne)
  5. Agence télégraphique suisse, « Ville de Zurich : les radicaux retrouvent leur second siège à l'Exécutif », Journal de Genève,‎ , p. 9 (lire en ligne)
  6. R. Bd., « Les résultats après un long suspense ! », La Tribune de Lausanne,‎ , p. 5 (lire en ligne)
  7. (de) Michael von Ledebur, « Fast jede zweite Stadträtin scheidet unfreiwillig aus dem Amt », Neue Zürcher Zeitung,‎ (lire en ligne)
  8. Jean-Louis Zurcher, « Progression socialiste », Gazette de Lausanne,‎ , p. 11 (lire en ligne)
  9. Gilles Simond, « Une affaire d'euthanasie secoue la Suisse », 24 heures,‎ (lire en ligne Accès payant)

Liens externes

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