Relations entre l'Espagne et le Maroc

Relations entre l'Espagne et le Maroc
Drapeau de l'Espagne
Drapeau du Maroc
Espagne et Maroc
Espagne Maroc

Les relations entre l'Espagne et le Maroc, ou relations hispano-marocaines, sont celles qu'entretiennent deux États géographiquement proches, partageant une longue frontière maritime, mais aussi terrestre le long des présides espagnoles de Ceuta, de Melilla et du peñón de Vélez de la Gomera.

Migration entre les deux pays

Immigration marocaine en Espagne

En Espagne il y avait en 2014 quelque 792 158 Marocains recensés, ce qui équivaut à la totalité de la population de la ville de Valence. Des études sociologiques ont montré qu'à la différence d'autres communautés immigrées originaires d'Europe et d'Amérique Latine, la population originaire du Maroc ne se sent pas intégrée au sein de la population espagnole et rencontre des difficultés à s'insérer sur le marché du travail.

Immigration espagnole au Maroc

On estime que le Maroc aurait compté 5 000 immigrants illégaux espagnols contraints de migrer pendant la crise économique de 2008. Les consulats enregistrent environ quelque 8 000 travailleurs espagnols, mais ce chiffre est vraisemblablement sous-estimé, car beaucoup d'Espagnols résidant de manière permanente au Maroc choisissent de rentrer en Espagne chaque trimestre afin de renouveler leur visa touristique.

Motifs récurrents de conflits diplomatiques entre les deux pays

Vue du mur de clôture de Ceuta. La frontière commune entre les deux pays est le point de passage de milliers de voyageurs et subit par ailleurs une pression migratoire considérable.

Les thématiques récurrentes dans les relations diplomatiques entre les deux pays et au cours des XXe et XXIe siècles sont :

  • Le sort des plazas de soberanía, les présides espagnoles le long de la côté méditerranéenne marocaine, dont Ceuta et Melilla, que le Maroc réclame[1]. Le Maroc a occupé en 2002 l'îlot Perejil (îlot Leila), au cours de ce qui a été envisagé par les autorités espagnoles comme une tentative d'invasion, occasionnant une grave crise.
  • Le dossier du Sahara occidental, ancien territoire colonial espagnol cédé au Maroc sans accord international. L'Espagne réclame que s'applique la feuille de route proposée par l'ONU qui prévoit un référendum d'autodétermination. Le Maroc serait disposé à attribuer davantage d'autonomie à ce qu'il considère désormais comme ses provinces du sud, mais n'est pas disposé à renoncer à sa souveraineté.
  • Il existe divers accords commerciaux entre les deux pays. L'accord le plus connu, car il est aussi celui qui a généré le plus de conflit, est l'accord de pêche. La flotte de pêche espagnole, particulièrement canarienne, ne peut se contenter des réserves halieutiques des eaux territoriales espagnoles, et sollicite régulièrement le droit de pêcher dans les eaux sous juridiction marocaine (incluant les eaux du Sahara occidental, de facto marocaines). Le Maroc exige en échange plusieurs conditions, dont le paiement de redevances, l'inclusion de Marocains dans la flotte étrangère[2]...
  • L'immigration illégale est un grave problème qu'affrontent les deux pays, riverains d'un des deux principaux couloirs de circulation des migrants entre l'Afrique et l'Europe. Le détroit de Gibraltar et le passage maritime séparant le Sahara des îles Canaries sont chaque année traversés par des milliers de migrants à bord d'embarcations de fortune, occasionnant de nombreux morts. La pression migratoire est également palpable à Ceuta et Melilla, qui ont constamment œuvré à renforcer leurs frontières. Si certains observateurs, comme les autorités hongroises, considèrent la gestion migratoire entre l'Espagne et le Maroc comme un exemple à suivre, de nombreuses organisations non gouvernementales dont Amnesty International dénoncent les violations systématiques des droits de l'homme des deux côtés de la frontière[3],[4]. La traque des migrants illégaux dans le nord du Maroc fait certes diminuer la pression migratoire dans cette zone, mais elle oblige les migrants à chercher des routes plus dangereuses. En contrepartie de son engagement, le royaume chérifien retire de son engagement contre l'immigration clandestine des aides financières directes de la part de l'Espagne et de l'Union européenne ainsi qu'un appui d'ordre politique[5].

Histoire

Réception de l'ambassade marocaine en 1860.

XVIe siècle

XIXe siècle

Protectorat espagnol (1912-1956)

En rose, la zone du protectorat espagnol du Maroc, en vert le protectorat français.

Depuis la seconde guerre hispano-marocaine de 1859-1860, l'Espagne nourrit des visées impérialistes sur le Maroc, qui s'exacerbent lors de la conférence de Berlin et, plus encore, à la suite de la guerre hispano-américaine, qui liquide les dernières possessions coloniales espagnoles. Le parti africaniste, puissant parmi les officiers de l'armée espagnole, envisage le projet colonial au Maroc comme une revanche. Mais l'entente cordiale entre Britanniques et Français en 1904 douche les espoirs de l'Espagne, qui ne s'adjuge finalement qu'une petite partie du pays.

En 1912, l'État espagnol établit le protectorat au Maroc. Outre les territoires déjà obtenus à l'issue du traité de Wad-Ras en 1860, à savoir l'enclave de Santa Cruz de la Mar Pequeña (appelée à prendre le nom d'Ifni) et les zones de sécurité autour des enclaves de Ceuta et Melilla, l'Espagne obtient à l'issue du traité de Fès un vaste territoire dans le nord du pays compris entre le cours de la Moulouya et le bassin du Loukkos. Outre la zone nord, qui prend pour capitale Tétouan, l'Espagne obtient une autre bande de territoire comprise entre le cours inférieur de l'oued Drâa et la frontière nord de la colonie du Sahara occidental, autour de Tarfaya et de la zone de Cap Juby. En 1913 une rébellion contre l'occupation espagnole est orchestrée par Abdelkrim El Khattabi. L'armée rifaine inflige une sévère défaite aux troupes espagnoles au cours de la bataille d'Anoual, en [6]. Alors que Melilla est assiégée par les armées rebelles, l'État espagnol a été plongé dans une profonde crise qui aboutit à la dictature de Primo de Rivera. Il faut attendre 1925 pour qu'une intervention conjointe des Espagnols et des Français, prenant en étau l'armée rifaine depuis Al Hoceima et depuis la zone français, parvienne à pacifier définitivement la région.

Le gouvernement de la république espagnole n'apporte pas de grands changements au protectorat. Bien que les citoyens marocains aient réclamé l'égalité de traitement avec les citoyens espagnols, le gouvernement n'accorde la citoyenneté qu'aux juifs marocains et a envahi Ifni en 1934. À cette époque, l'Espagne compte 34 000 soldats déployés au Maroc, dont des Marocains. Une force qui joue un rôle clé lors du coup d'État de 1936, puisqu'elle est la première à soutenir le coup de force de Francisco Franco .

Après le débarquement allié au Maroc pendant la Seconde Guerre mondiale, les partis politiques semblent réclamer l'indépendance du Maroc. La France a reconnu l'indépendance du Maroc en 1956, l'Espagne faisant de même le de la même année.

Franquisme (1956-1975)

Verso d'un billet de 100 dirhams commémorant la Marche verte.

L'Espagne reconnaît l'indépendance du Maroc le [7]. Après de nombreux incidents, le dictateur Francisco Franco invite Mohammed V à Madrid pour accepter de se retirer. L'accord est très défavorable pour l'Espagne, l'indépendance du royaume alaouite étant reconnue sans aucun type de garantie côté espagnol, et assurant la souveraineté des plazas de soberanía mais sans aucune précision quant au territoire concerné.

Malgré l'indépendance des territoires sous protectorat, les pressions nationalistes ne cessent pas et les troupes marocaines redoublent dans la zone sud du protectorat espagnol, autour de Sidi Ifni. Les troupes espagnoles sont assiégées et après un bilan de 300 morts, l'Espagne abaisse le drapeau à Ifni le .

Dans ce contexte et avec une énorme pression du gouvernement marocain, alors que le gouvernement espagnol est isolé sur la scène internationale, le Maroc revendique sa souveraineté sur le Sahara occidental. L'Espagne, qui voit également la révolution des œillets se dérouler au Portugal, annonce en 1974 qu'un référendum sur l'indépendance serait organisé pour le premier semestre de 1975. À la suite de la mort de Franco, le gouvernement marocain appelle à une marche civile vers le Sahara occidental pour concrétiser le rattachement du territoire espagnol. Le , 50 000 civils entrent sur le territoire. Le Maroc a le soutien des États-Unis et de la France, qui se positionnent ainsi contre l'Algérie et le Front Polisario, alliés de l'Union soviétique. Enfin, l'Espagne, le Maroc et la Mauritanie signent les accords tripartites de Madrid, de sorte que l'Espagne renonce à sa domination sur le territoire sahraoui. L'ONU n'a jamais reconnu les accords ni la souveraineté du Maroc sur le Sahara.

De 1975 à nos jours

Pavillon marocain à l'Exposition universelle de Séville de 1992.

1975 à 2000

Au cours des années 1980, les relations entre les deux pays demeurent tendues, le gouvernement socialiste étant hostile à l'attitude du Maroc dans le dossier du Sahara occidental. En 1988, un bateau avec des migrants en provenance du Maroc a été photographié pour la première fois sur la plage de Los Lances, à Tarifa[8]. Il s'agirait de la première traversée d'une embarcation de migrants connue. En 1991, le Traité d'amitié, de bon voisinage et de coopération[9] est signé entre les deux pays, offrant un cadre de collaboration économique entre les deux pays. Ce traité oblige également les parties à tenir des réunions de haut niveau sur une base annuelle. En 1995, les deux pays, avec l'Union européenne et d'autres pays du Maghreb, ont lancé le « processus de Barcelone », premier de jalon de l'Association euro-méditerranéenne.

En 1996 débute le renforcement de la clôture de Ceuta. En 1998, des travaux similaires débutent à Melilla, avec la construction d'un mur renforcé pour empêcher le passage des migrants vers la ville.

Depuis 2000

Vue de l'îlot de Persil depuis le continent. Au Maroc, l'îlot porte le nom d'îlot Leïla.

Le marque le début de la crise de l'îlot Persil. Des membres de la marine royale marocaine occupent l'île inhabitée de Persil, un promontoire inhospitalier situé le long de la côte nord-africaine. Six jours plus tard, le gouvernement espagnol lance l'opération Romeo-Sierra. Vingt-huit membres du groupe d'opérations spéciales de la marine espagnole prennent le contrôle de l'îlot, capturant les six cadets marocains présents, qui n'offrent aucune résistance[10]. La relation diplomatique n'est rétablie qu'en . En juillet, le Maroc se plaint du manque de neutralité espagnol dans le dossier du conflit du Sahara lorsqu'il siège au Conseil de sécurité des Nations unies, et en octobre, l'Espagne suspend les ventes d'armes au Maroc en raison de la crise de l'îlot de Persil. Le Premier ministre José Luis Rodríguez Zapatero se rend au Maroc en , et le roi Juan Carlos effectue également une visite en . Dans les deux cas, des déclarations communes ont été faites pour parvenir à une solution négociée du conflit du Sahara. Cependant, les visites du président et du roi en 2006 et 2007 refroidissent encore une fois les relations. En 2008 toutefois, une autre étape a été franchie dans le « processus de Barcelone » à l'occasion de la création de l'Union pour la Méditerranée, sur proposition du président français, une union à laquelle se joignent l'Espagne et le Maroc.

Malgré les conflits territoriaux, il existe une bonne entente entre les gouvernements et il existe une coopération subordonnée à des intérêts économiques communs, ainsi que dans la lutte contre le terrorisme, la lutte contre le trafic de drogue ou l'immigration illégale. Le Maroc a notamment collaboré avec les autorités espagnoles dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Madrid de 2004 et cette relation se poursuit à ce jour. Les soldats marocains servent conjointement sous un commandement espagnol dans la mission de stabilisation des Nations unies à Haïti et des gendarmes marocains se sont joints aux patrouilles espagnoles pour lutter contre l'immigration illégale dans le détroit de Gibraltar.

En 2019, le Maroc décide de mettre fin au « portage », le passage de marchandises transportées à dos d'être humain à travers les frontières de Ceuta et Melilla, qui consistait en une forme de contrebande autorisée. Cette décision a été un naufrage économique pour les deux côtés de la frontière, bien qu'elle ait mis fin à une pratique indigne qui avait causé de nombreux décès parmi les « femmes-mulets ». Le , le Maroc ferme la frontière terrestre à Ceuta et Melilla[11], en pleine pandémie de Covid-19 . Mais malgré la reprise des vols et de trafic portuaire côté marocain, la partie marocaine reporte indéfiniment la réouverture des frontières terrestres avec les enclaves. En , le Premier ministre du Maroc indique que « Ceuta et Melilla sont marocaines, tout comme le Sahara », ce qui conduit le gouvernement espagnol à rappeler son ambassadeur à Rabat pour des consultations.

En , le ministère des Affaires étrangères espagnol a annoncé sur son site officiel, via la section consacrée au Maghreb et au Moyen-Orient, son soutien à une solution politique acceptable par les deux parties dans la question du Sahara. De plus, il a supprimé définitivement un paragraphe antérieur qui soutenait ce qu'il décrivait comme "le droit du peuple sahraoui à déterminer son propre destin"[12],[13],[14],[15],[16].

Frontière

Le , près de 2 000 migrants et demandeurs d'asile d'Afrique subsaharienne a tenté de traverser le Maroc à l'Espagne en grimpant sur une clôture ce qui a provoqué un affrontement avec les forces de sécurité marocaines et espagnols entraînant de nombreux décès. En , Amnesty International a publié une déclaration accusant le Maroc et l'Espagne de ne pas avoir enquêté correctement sur la tragédie qui a entraîné la mort de 20 migrants et réfugiés à la frontière de l'enclave espagnole de Melilla[17].

Missions diplomatiques

Réseau diplomatique espagnol au Maroc

Consulat général d'Espagne à Larache.

L'Espagne dispose d'un réseau diplomatique étendu au Maroc qui se compose des représentations suivantes[18] :

Réseau diplomatique marocain en Espagne

Consulat général du Maroc à Algésiras.

De son côté, le Maroc dispose également d'un vaste réseau consulaire en Espagne, le Maroc comptant une importante diaspora dans le pays. Il se compose des représentations diplomatiques suivantes[19] :

Consulat général du Maroc à Barcelone.

la relation economique

Au premier trimestre 2025, les importations espagnoles de fruits et légumes frais en provenance du Maroc ont enregistré une hausse de 24 % en volume et de 23 % en valeur par rapport à la même période en 2024, atteignant plus de 188 000 tonnes pour un montant total de 481 millions d’euros. La tomate marocaine constitue le principal produit importé, suivie des poivrons et des haricots verts. Cette progression s’inscrit dans une tendance plus large observée à l’échelle de l’Union européenne, où les importations de produits agricoles marocains ont augmenté de 14 % sur la même période. Cette croissance suscite des inquiétudes parmi les agriculteurs espagnols, qui dénoncent une concurrence jugée déloyale, notamment en raison de différences réglementaires entre les pays membres de l’UE et les pays tiers, ainsi que de mécanismes de protection jugés obsolètes par la Fédération espagnole des producteurs exportateurs de fruits et légumes (FEPEX)[20].

la coopération sécuritaire

En vertu de la consolidation des relations bilatérale dans le domaine de sécurité, Le directeur général du pôle DGSN-DGST, Abdellatif Hammouchi a reçu le 23 Avril 2025 à Rabat, le général de brigade Luis Pelaez Piñeiro, responsable du renseignement à la garde civile espagnole, en vue de s’entretenir sur maintes sujets d’intérêts communs, notamment la concertation et la coordination des efforts, pour faire face aux menaces relatives au terrorisme et la criminalité transnationale organisée, ainsi que celles liées à l’organisation conjointe de la coupe du monde de football 2030[21],[22],[23],[24].

• La coopération étroite en matière de lutte antiterroriste entre la Guardia Civil et la Direction générale de la Surveillance du territoire, a abouti, le 18 aout 2025 en Catalogne, à l’interpellation de deux partisans présumés de daech, étant impliqués dans des délits de consommation et de diffusion de propagande terroriste et d’incitation à commettre des actes violents[25],[26],[27].

  • Dans le cadre de la lutte contre trafic international de stupéfiants à travers la “Route Atlantique”, un axe majeur du narcotrafic reliant l’Amérique du Sud et les Caraïbes à l’Europe, et en collaboration avec les forces de sécurité du Maroc, de la France, des États-Unis, du Royaume-Uni et du Portugal, Les autorités espagnoles ont annoncé le , avoir saisi trois tonnes de cocaïne sur un remorqueur surnommé Sky White, à l’ouest de l’archipel des Canaries, et arrêté ses cinq membres d’équipage[28],[29],[30].
  • En vertu de la coopération transfrontalière entre le Maroc et l’Espagne dans la lutte contre le trafic de stupéfiant, la Police nationale espagnole, a mené, grâce à la collaboration avec son homologue Marocaine (D.G.S.N), deux opérations spectaculaires en moins d’une semaine à Málaga et Algeciras (Cádiz), aboutissant à la saisie de plus de 11 tonnes de haschich et à l’arrestation de dix individus impliqués dans le trafic international de drogue[31],[32],[33].
  • Etant donné la coopération stratégique entre les deux pays dans la lutte contre le terrorisme et le rôle décisif que joue le Maroc dans la sécurité partagée, le directeur général du pôle DGSN-DGST, Abdellatif Hammouchi a été décoré, le , à Madrid de la Grande Croix de l'Ordre du Mérite de la Garde civile, la plus haute distinction décernée par cette institution espagnole à des personnalités étrangères pour leur travail en faveur de la coopération en matière de sécurité[34],[35],[36].
  • Le directeur général de la police nationale espagnole, Francisco Pardo Piqueras, a affirmé le mercredi à Marrakech, que les relations de sécurité entre le Maroc et l'Espagne sont un "modèle d'efficacité et de coopération".
  • Il a ajouté : "Nous sommes très satisfaits de la coopération existante dans le domaine de la sécurité", soulignant l'importance de "renforcer l'échange d'informations, la mise en œuvre d'opérations conjointes et la lutte contre la criminalité organisée et le terrorisme avec une plus grande efficacité à chaque fois"[37],[38],[39].

solidarité humanitaire

• Dans le cadre de renforcement des liens de coopération et de solidarité entre les deux pays, le Maroc a apporté une aide importante à l’Espagne à la suite des inondations qui ont touché la région de Valence en .

Cette aide a compris 24 camions autopompes aspirants et 70 sauveteurs de la protection civile, qui sont intervenus dans les communes les plus touchées pour aider les habitants à surmonter cette épreuve et redonner vie à leur territoire[40],[41],[42].

coopération judiciaire

En , les ministères de la justices du Maroc, de l'Espagne et du Portugal, ont signé , à Rabat, un mémorandum d'entente, portant sur le renforcement de la coopération judiciaire transnationale, dans le cadre de la Coupe du monde de la FIFA 2030, dont les trois pays sont coorganisateurs[43],[44],[45].

Relations commerciales

L'Espagne a importé 416 559 tonnes de fruits et de légumes du Maroc jusqu'en août de l'année

2025. Les statistiques officielles montrent un rythme soutenu d'achat depuis le pays ibérique. Le Maroc représente 38% des importations espagnoles en provenance de pays tiers.

C'est une hausse en volume estimée à 34% des achats de fruits et de légumes du Maroc depuis l'Espagne en comparaison avec la même période l'année précédente.

Selon les chiffres du Département des douanes traitées par la FEPEX, les importations ont augmenté de 58 % en valeur, passant de 602 millions d'euros à 952,6 millions d'euros.

Par ailleurs, sur les cinq dernières années de la période analysée, les achats en provenance du Maroc ont augmenté de 8% en volume, passant de 385 058 tonnes entre janvier et à 416 559 tonnes sur la même période en 2025, faisant du Maroc le principal fournisseur du marché espagnol des importations en termes de valeur et deuxième en termes de volume.

L'Espagne importe 2,548 milliards d'euros de produits agricoles de pays tiers, ne faisant pas partie de l'Union européenne, et sur ce total 38% sont importées du Maro, soit près d'un tiers[46].

Notes et références

  1. ↑ « espana »
  2. ↑ (en) Anonymous, « Morocco - Pesca - European Commission », Pesca - European Commission, (consulté le )
  3. ↑ « embajadora-hungara-explicar-Espana-sentido »
  4. ↑ (es) Amnistía Internacional España, « Ceuta y Melilla: un territorio sin derechos para personas migrantes y refugiadas », www.es.amnesty.org (consulté le )
  5. ↑ « Marruecos-laboratorio-migratoria-Union-Europea »
  6. ↑ (es) «En 1921, los rifeños abrían a los soldados españoles en canal y les quemaban vivos», abc, (consulté le )
  7. ↑ Sehimi 1996, p. 110.
  8. ↑ (es) Javier Ramajo, « La imagen que abrió los ojos a la tragedia del Estrecho cumple 30 años: "Era la primera vez y ponía los pelos de punta" », ElDiario.es, (consulté le )
  9. ↑ BOLETÍN OFICIAL DE ESTADO, « Tratado de amistad, buena vecindad y cooperación entre el Reino de España y el Reino de Marruecos, hecho en Rabat, el 4 de julio de 1991. », www.boe.es (consulté le )
  10. ↑ « Las Fuerzas Armadas españolas retoman la isla de Perejil », El País,‎ (lire en ligne)
  11. ↑ Europa Press, « El Gobierno dice que el cierre de las fronteras con Ceuta y Melilla se abordará en la cumbre con Marruecos », www.europapress.es, (consulté le )
  12. ↑ (es) « Magreb y Oriente Próximo », sur exteriores.gob.es, (consulté le )
  13. ↑ (ar) هسبريس - أمال كنين, « الحكومة الإسبانية ترحب بـ"مقترحات الرباط" في قضية الصحراء المغربية », sur Hespress - هسبريس جريدة إلكترونية مغربية,‎ (consulté le )
  14. ↑ (ar) Siham Naciri, « الخارجية الإسبانية تحذف بشكل نهائي عبارة “تقرير المصير” من النص المتعلق بقضية الصحراء », sur Le collimateur,‎ (consulté le )
  15. ↑ « Espagne : le MAE supprime toute mention de l’autodétermination du peuple sahraoui de son site web », sur Telquel.ma, (consulté le )
  16. ↑ Nizar El Omrani, « Le ministère des Affaires étrangères espagnol supprime de son site Internet une section reconnaissant le droit à 'l'autodétermination' du peuple sahraoui », sur Maroc Hebdo (consulté le )
  17. ↑ « Maroc/Espagne. L’angoisse des familles des personnes mortes et disparues à Melilla face aux manœuvres persistantes de dissimulation », sur Amnesty International (consulté le )
  18. ↑ (es) « Embajada de España en Marruecos - Consulados », sur Exteriores.gob.es
  19. ↑ (es) « Embajada del Reino de Marruecos - En Madrid - Consulados Generales », sur Embajada-marruecos.es
  20. ↑ Zaina Jnina, « Fruits et légumes : Les produits marocains inondent le marché espagnol », sur Hespress Français - Actualités du Maroc, (consulté le )
  21. ↑ « Abdellatif Hammouchi reçoit le patron du renseignement de la Garde civile espagnole pour sa première visite à l'étranger », sur Médias24 numéro un de l'information économique marocaine, (consulté le )
  22. ↑ « Coopération sécuritaire. Abdellatif Hammouchi reçoit le nouveau patron du renseignement de la «Guardia Civil» espagnole », sur LobservateurDuMaroc, (consulté le )
  23. ↑ Sara Omar, « Coopération sécuritaire : entretiens de haut niveau à Rabat entre Abdellatif Hammouchi et Luis Pérez, directeur du renseignement de la garde civile espagnole », sur Barlamane /Fr, (consulté le )
  24. ↑ Youssef Bellarbi, « Abdellatif Hammouchi reçoit le chef du renseignement de la Garde civile espagnole pour son premier déplacement à l’étranger », sur Le 360 Français, (consulté le )
  25. ↑ Maroc Diplomatique, « Espagne : Deux partisans présumés de Daech arrêtés avec l’aide de la DGST », sur Maroc Diplomatique, (consulté le )
  26. ↑ (ar) عبد اللطيف الصلحي, « بفضل معلومات استخباراتية مغربية.. اعتقال شخصين بإسبانيا بسبب التطرف », sur مشاهد 24,‎ (consulté le )
  27. ↑ APA-Rabat (Maroc), « Maroc : la DGST permet d’arrêter 2 partisans de l’EI en Espagne », sur APAnews - Agence de Presse Africaine, (consulté le )
  28. ↑ « Le Maroc aide l’Espagne à arrêter un bateau transportant 3 tonnes de cocaïne », sur Telquel.ma, (consulté le )
  29. ↑ Le marin, « Trois tonnes de cocaïne saisies sur un remorqueur africain au large de l’Espagne », sur Le marin, (consulté le )
  30. ↑ Le Matin, « Interception, avec la collaboration du Maroc, d'un navire à l'ouest des Canaries transportant trois tonnes de cocaïne », sur Le Matin.ma, (consulté le )
  31. ↑ « En coopération avec la DGSN, la police espagnole saisit plus de 11 tonnes de résine de cannabis », sur Le Desk, (consulté le )
  32. ↑ La Rédaction, « Plus de 11 tonnes de haschich saisies grâce à la coopération entre la DGSN et la Police nationale espagnole », sur Le 360 Français, (consulté le )
  33. ↑ Maroc Diplomatique, « Espagne : plus de 11 tonnes de haschich saisies grâce à une collaboration avec le Maroc », sur Maroc Diplomatique, (consulté le )
  34. ↑ « Nouvelle décoration pour Hammouchi en Espagne », sur Le Desk, (consulté le )
  35. ↑ Mohamed El Amrani, « Abdellatif Hammouchi décoré de la Grand-Croix du Mérite de la Garde civile en Espagne », sur Médias24, (consulté le )
  36. ↑ Le Matin, « Hammouchi décoré à Madrid de la Grand-Croix de l'Ordre du Mérite de la Garde civile espagnole », sur Le Matin.ma, (consulté le )
  37. ↑ « Les relations sécuritaires entre le Maroc et l'Espagne, "un exemple d'efficacité et de coopération" (DG de la Police nationale espagnole) », sur 2M.ma (consulté le )
  38. ↑ « Les relations sécuritaires entre le Maroc et l'Espagne - Maroc24 », sur www.maroc24.com (consulté le )
  39. ↑ « Directeur de la police espagnole : Les relations de sécurité avec le Maroc sont un modèle d'efficacité et de coopération - HIBAPRESS », (consulté le )
  40. ↑ « Inondations: Pedro Sánchez remercie le Maroc pour son soutien aux efforts de secours à Valence », sur Le 360 Français, (consulté le )
  41. ↑ « Inondations : “Le Maroc concrétise sa solidarité” avec les Espagnols, selon Karima Benyaich », sur Telquel.ma, (consulté le )
  42. ↑ Le Matin, « Inondations en Espagne : Une équipe marocaine prend part aux opérations de secours », sur Le Matin.ma, (consulté le )
  43. ↑ Soubha es-siari, « Justice : Rabat et Madrid scellent un pacte stratégique de coopération pénale et civile », sur EcoActu, (consulté le )
  44. ↑ APA-Rabat (Maroc), « Rabat et Madrid renforcent leur coopération judiciaire », sur APAnews - Agence de Presse Africaine, (consulté le )
  45. ↑ « Coopération judiciaire : accord Maroc-Espagne-Portugal pour 2030 », sur Lebrief, (consulté le )
  46. ↑ Yasmine Saih, « Espagne-Maroc: Une hausse de 34% des importations des fruits et légumes marocains », sur Hespress Français - Actualités du Maroc, (consulté le )

Bibliographie

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