Relations entre la Russie, la Biélorussie et la Serbie

Relations entre la Russie et la Serbie
Drapeau de la Russie
Drapeau de la Serbie

Relations entre la Biélorussie et la Serbie
Drapeau de la Biélorussie
Drapeau de la Serbie
L'Union Russie/Biélorussie :
  • Pays membres ;
  • États observateurs, pays en voie d’adhérer et pays intéressés par l'adhésion ;
  • Pays membres de la CEI.

Cet article reprend l'évolution des relations bilatérales russo-serbes, d'une part, et biélorusso-serbes, d'autre part, ainsi que les relations trilatérales russo-biélorusso-serbes. En effet, l'ancienne Yougoslavie (en particulier, la république fédérée de Serbie) mène des relations et des échanges très importants dans plusieurs domaines avec la Russie et la Biélorussie.

Panslavisme historique

La Russie, la Biélorussie et la Serbie sont trois pays qui sont extrêmement proches, culturellement, et qui ont un certain attachement[pas clair] les uns envers les autres.[réf. nécessaire]

L'alliance privilégiée entre la Russie et la Biélorussie sert aussi de point d'appui à des rêves de « regroupement avec d'« autres frères slaves », tels les Serbes. La Serbie est, d'ailleurs, un « allié traditionnel[1] » de la Russie depuis longtemps[N 1]. Cette relation entre ces deux États avait débuté dès 1838.

La Russie et la Serbie n'ont pas de barrières douanières. Cette politique entre les deux États a été signée entre la Yougoslavie et l'Union soviétique dont les deux pays sont les héritiers. Les accords signés à l'époque sont encore en vigueur jusqu'en 2012. Des pourparlers sont en cours dans le but de prolonger ces accords.

La Yougoslavie, la Biélorussie et la Russie contre l'OTAN

Pays de langues slaves en Europe.

En 1999, avec la décision de l'OTAN d'intervenir militairement au Kosovo, les relations russo-américaines connaissent encore une période de froideur[N 2].

Le , en réponse à cette attaque, la Russie, la Biélorussie et la Yougoslavie signent l'Union slave, nom de l'un des traités qui ont renforcé l'Union russo-biélorusse[2] dans laquelle la Yougoslavie joue un rôle d'observateur. Il visait à un rapprochement entre la Russie et la Biélorussie pour éventuellement aboutir à terme à une « fusion ». En d'autres mots, la « confédération russo-biélorusse » (ou Union de la Russie et de la Biélorussie) deviendrait alors à terme une fédération. En effet, l'intention était de former une fédération avec un seul président, un parlement unique, une armée commune, une citoyenneté unique, un drapeau, un blason et un hymne communs et une monnaie commune. Certains espèrent même voir à travers cette « union » la possibilité de la réalisation d'une véritable unification panslave car cette union visait également la Yougoslavie, qui était intéressée par une adhésion à l'Union[2].

Les rapports entre la Russie, la Biélorussie et la Serbie dans le cadre du Traité de l'Union slave

La Yougoslavie, observateur au sein de l'Union russo-biélorusse

Le Traité de l'Union slave a été ratifié par la Douma russe et Belgrade[2] le et par l'Assemblée nationale de la Biélorussie le [3] (date à laquelle le Traité est entré en vigueur). Depuis 1999, date où l'Union fut finalisée, la Yougoslavie joua un rôle d'observateur au sein de l'Union. En effet, le Parlement de l'ancienne Yougoslavie avait voté en faveur de l'adhésion de leur pays à l'Union[4]. Avec la volonté de Belgrade d'entrer dans l'Union, on prévoyait même de la nommer « Union Russie-Biélorussie-République fédérale de Yougoslavie ».

La Serbie, une participation décrue dans les affaires de l'Union

En 2000, la Yougoslavie fut bouleversée par un coups d'État (révolution des bulldozers contre Milošević) qui changea la politique pro-russe yougoslave en une orientation pro-européenne et pro-américaine (principe des « révolutions de couleur »). Ce fut le cas, par exemple, en Yougoslavie.

En 2003, la Yougoslavie fédérale devint la Communauté d'États Serbie-et-Monténégro. Ce changement (débuté en 2000 avec la Révolution des bulldozers) provoqua des tensions au sein de la Communauté, ce qui perturba sa participation aux affaires de l'Union.

En 2006, la Communauté d'États Serbie-et-Monténégro éclata en deux pays : la Serbie et le Monténégro. Le Monténégro n'ayant pas réellement envie d'être lié à l'Union, c'est la Serbie qui de facto devint membre observateur.

En 2007, malgré le fait que Nikolić (alors leader adjoint de l'opposition, Parti radical serbe) ait dit lors de son discours qu'il souhaitait que la Serbie renforce ses liens avec l'Union et, éventuellement, y adhère[5], la Serbie a diminué fortement sa participation au sein de l'Union.

Les liens entre l'Union et la Serbie se maintiennent

Les liens entre la Russie et la Serbie

En , Jeremić, ministre des Affaires étrangères serbes déclara que la Russie et la Serbie entretiennent des relations dynamiques et excellentes[6].

Notes

  1. ↑ Par exemple, l'entrée en guerre de l'Empire russe auprès de la Serbie lors de la Première Guerre mondiale ou encore le soutien militaire russe lors de l'émancipation serbe du giron des Turcs Ottomans.
  2. ↑ Exemples de faits de la période de froideur : l'annulation d'un voyage de Primakov (alors que celui-ci était déjà en route), la fermeture du bureau de la représentation militaire russe auprès de l'OTAN à Bruxelles, etc. Voir http://www.archipel.uqam.ca/741/01/M10084.pdf

Références

Voir aussi

Articles connexes

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