Fortifications de Coulommiers

| Type | |
|---|---|
| Fondation |
Vers |
| Démolition |
XIXe siècle |
| Patrimonialité |
Monument d'intérêt local (tour des Dosdanes) |
| État de conservation |
partiellement détruit |
| Remplacé par |
| Localisation |
|---|
Les fortifications de Coulommiers sont un ancien ensemble d'ouvrages fortifiées situé à Coulommiers (Seine-et-Marne), en France. De nos jours n'en subsistent qu'essentiellement la tour des Dosdanes, qui est un monument d'intérêt local.
Histoire
Des écrits du XIXe siècle rapportent que vers 156, Antonin le Pieux fait entourer la ville de murailles. Au Ve siècle, les Francs s'emparent de Coulommiers et en détruisent les remparts[1]. Clovis Ier les fait ensuite reconstruire et y pose les bases d'un château[1],[2]. De nouveaux remparts sont construits au début du XIIIe siècle[3]. Les limites de la ville s'étendent progressivement, et celle-ci est dotée de remparts ainsi que de fossés, lesquels suivaient le tracé des actuelles rues Patras, du Marché et Ernest-Dessaint. Par la suite, ces aménagements furent comblés puis remplacés par de nouveaux fossés situés au niveau du boulevard Victor-Hugo[4].
Des fossés sont aussi creusés autour de la ville et maintenus durant plusieurs siècles puis remblayés notamment en 1771 et 1787. Ils constituent un dispositif hydraulique associé aux fortifications : une sorte de dérivation des eaux, depuis le Moulin de l'Arche jusqu'à la Poterne. Dans la zone dite des « Grands Fossés » (actuel cours Gambetta), la tranchée atteint environ vingt-cinq mètres de profondeur. À cette époque, le niveau du Grand Morin est sensiblement plus bas qu'aujourd'hui, en l'absence des aménagements ultérieurs comme les glacières et les barrages de moulins. Cette configuration permet aux eaux de s'écouler efficacement grâce à la pente naturelle du terrain, en lien direct avec les dispositifs établis le long des remparts. À l'intérieur de l'enceinte, un chemin de ronde voûté est aménagé, à environ trois mètres de hauteur. Il s'intègre pleinement au système défensif en assurant la circulation le long des murailles. Son tracé est encore partiellement identifiable, notamment à proximité de l'ancien hôtel du Palais-Royal. Aubert de Fleigny, maire de Coulommiers, décrit, dans un manuscrit vers 1770, ce chemin et ses connexions avec les portes de la ville. Toutefois, le comblement des fossés modifie profondément cet équilibre. Lors des travaux de 1787, l'absence d'un conduit destiné à maintenir l'écoulement des eaux entraîne leur infiltration dans les remblais, puis leur accumulation dans les caves situées en contrebas. Le fond du chemin de ronde, plus bas que les égouts modernes, ne permet pas non plus une évacuation efficace. Les solutions envisagées restent contraintes par l'organisation héritée des remparts. L'utilisation du chemin de ronde comme dispositif de drainage est écartée en raison de sa conception et de sa position. Ainsi, l'inondation des caves de la place du Marché, en 1890, peut être vue comme une conséquence de la transformation de ces dispositifs[5].
Éléments
- Tour des Dosdanes, subsistante[6], de base ronde avec des ouvertures larges en partie haute, des menuiseries « à petits bois » et une toiture arrondie en ardoise, à débord de façade[7].
- Porte de l'Aître
- Porte de Provins[6]
- Porte d'Osche ou des Maquereaux[6]
- Porte d'Aré[6]
- Porte du Château[6]
- Porte de Meaux[6]
Statut patrimonial et juridique
La tour des Dosdanes est un monument du patrimoine d'intérêt local défini par le règlement du plan local d'urbanisme de Coulommiers, en tant que propriété de la Ville. La construction présent un intérêt patrimonial « à la fois d'ordre architectural et historique, puisqu'il s'agit d'un des derniers témoins de l'enceinte médiévale »[7].
Références
- Victor-Adolphe Malte-Brun, La France illustrée: géographie, histoire, administration, statistique, J. Rouff, (lire en ligne)
- ↑ Jean-Baptiste Ache, Éléments d'une histoire de l'art de bâtir, Éditions du Moniteur des travaux publics, (lire en ligne)
- ↑ Didier Moreau, Ponts & passerelles de Coulommiers, Books on Demand, (ISBN 978-2-322-26127-7, lire en ligne)
- ↑ Yves Richard (docteur.), Coulommiers et ses environs, Lys éditions-presse/Editions Amattéis, (ISBN 978-2-86849-116-9, lire en ligne)
- ↑ Achille Viré, « Inondation des caves de la place du Marché », L'Éclaireur de l'arrondissement de Coulommiers, vol. 80, no 2638, , p. 3 (lire en ligne
, consulté le )
- Louis Fontaine, Le Brie champenoise ancienne, aujourd'hui: Cent localités, Editions de l'Orme rond, (ISBN 978-2-86403-009-6, lire en ligne)
- Règlement du plan local d'urbanisme de Coulommiers, Champs-sur-Marne, Ingespaces (no 5), , 176 p. (lire en ligne
[PDF])
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