Remparts de Sélestat
| Type | |
|---|---|
| Architecte | |
| Construction |
1675 - 1691 |
| Patrimonialité | |
| Remplace |
Enceinte médiévale de Sélestat (d) |
| Département | |
|---|---|
| Commune |
| Coordonnées |
48° 15′ 18″ N, 7° 27′ 12″ E |
|---|
![]() |
![]() |
Les remparts de Sélestat (remparts Vauban) sont des vestiges des fortifications du XVIIe siècle de la ville de Sélestat.
Localisation
Cette section de rempart est située au sud du centre de Sélestat, entre le quai Albrecht, le boulevard Vauban, la rue de la Brigade-Alsace-Lorraine et la piscine des Remparts.
Historique

En 1673, Sélestat est une ville française. Les remparts médiévaux sont détruits et Louis XIV ordonne la construction d'une fortification moderne. Une nouvelle enceinte est construite de 1675 à 1691, sous la direction de Vauban et Tarade[1]. Cette enceinte comportait huit bastions et trois portes : la porte de Colmar, la porte de Brisach et la porte de Strasbourg[1]. La majeure partie de cette enceinte est détruite en 1875.
L'édifice fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1947[2].
Vestiges
Vestiges de l'enceinte Vauban de 1675-1691 :
- Les remparts de Sélestat, comprenant deux bastions reliés par une courtine : le bastion du Manège (ou des Suédois) à l'est et le bastion des Capucins à l'ouest.
- Le fronton sculpté de la porte de Colmar (détruite) qui a été déplacé sur le mur nord du bastion des Capucins[1] (rue de la Brigade-Alsace-Lorraine).
- La porte de Strasbourg.
- Une poudrière[3] (située entre le 28 et le 30 boulevard Thiers)
- Une portion des murs de la demi-lune de la porte de Brisach[3] (située derrière le bâtiment du Fonds régional d'art contemporain de Sélestat).
-

Façade extérieur de la porte de Strasbourg. -
Fronton de la porte de Colmar, déplacé dans le mur nord du bastion des Capucins.
Architecture
Les vestiges de l'enceinte Vauban comportent les restes de deux bastions, le bastillon du Manège, et le bastillon des Suédois. La majorité des pierres proviennent d'un ensemble de carrière dans le village de Châtenois. entre 1806 et 1829, des travaux de restauration sont établis. Le sommet du rempart est modifié, une ouverture est percée dans la partie sud du rempart, et les angles sont rénovées.
Art contemporain

La partie est du rempart, donnant sur le quai Albrecht le long de l'Ill, accueille l'installation Point de rencontre : le rêve de l'artiste Sarkis[4] (1993).
Références
- A. Toursel-Harster, J.-P. Beck, G. Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d'Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue, (ISBN 2-7165-0250-1), p. 410
- ↑ « Remparts de Sélestat », notice no PA00085003, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- « Fortification d'agglomération », sur inventaire-strasbourg.grandest.fr (consulté le )
- ↑ « Sarkis », sur www.selestat.fr (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
- Porte de Strasbourg
- Liste des monuments historiques de Sélestat
- Liste des monuments historiques du Bas-Rhin
Liens externes
- Portail du Bas-Rhin
- Portail des monuments historiques français

