Remparts de Thouars
| Remparts de Thouars | |||
Tour Porte au Prévost et remparts de Thouars en 2007. | |||
| Nom local | Restes des anciens remparts | ||
|---|---|---|---|
| Période ou style | Architecture médiévale | ||
| Type | Remparts | ||
| Début construction | Fin XIIe / début XIIIe siècle | ||
| Fin construction | XIIIe siècle | ||
| Destination initiale | Fortifications d'agglomération | ||
| Propriétaire actuel | Ville de Thouars | ||
| Protection | |||
| Coordonnées | 46° 58′ 33″ nord, 0° 12′ 44″ ouest | ||
| Pays | |||
| Région historique | Poitou-Charentes | ||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||
| Département | Deux-Sèvres | ||
| Localité | Thouars | ||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Deux-Sèvres
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Les remparts de Thouars sont des fortifications situées autour de Thouars dans le département français des Deux-Sèvres.
Histoire
Érigés à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle pour protéger la ville et notamment le château des vicomtes de Thouars[1], ces remparts étaient dotés de 37[2], 44[1] ou 58[3] tours de défense selon les sources.
À l'époque, deux portes principales permettent l'accès à la cité : la tour Porte au Prévost au nord et la tour du Prince-de-Galles au sud[4]. À l'ouest de la ville, en sus du Thouet qui offrait une défense naturelle, se trouvait la porte de Chavanne (aujourd'hui détruite mais renommée la porte de Paris)[5].
Également daté du XIIIe siècle, un pont permettait de relier Thouars à Saint-Jean-de-Thouars par l'est[6]. Ce pont est fortifié au XVe siècle et complété par une tour-porte en son centre nommée la porte Maillot. Tour-à-tour appelé pont Saint-Jean puis pont-neuf, l'édifice est finalement renommé « pont des Chouans » à la suite du passage des armées vendéennes lors de la bataille de Thouars de [6].
En plus des remparts, des fossés contribuaient aux défenses de la ville[7]. Le principal fossé, situé au sud, mesurait 25 mètres de large et 5 mètres de profondeur[8].
De nos jours
Les remparts de Thouars sont classés au titre des monuments historiques depuis le [9].
En 2018, des fouilles archéologiques ont permis de découvrir des restes humains au pied des anciens remparts[10]. Ces corps, datés aux environs du XVIIe siècle, semblent avoir un lien avec l'ancien hospice situé au niveau de l'actuel bâtiment des bains-douches de Thouars[10].
Galerie
- Différentes photographies des fortifications thouarsaises :
-
Tour Porte au Prévost, ancienne entrée principale située au nord de la ville (photo de 1884). -
Tour du Prince-de-Galles, ancienne tour-porte pour accéder au sud de la ville (photo de 1919). -
L'une des tours du parc Imbert en 2007 (du nom de l'historien Hugues Imbert).
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Aperçu des remparts au parc Imbert en 2008 (à l'ouest de la ville).
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La porte Maillot et les vestiges de la barbacane du pont des Chouans (photo de 2012). -
Haut du parc Imbert vers accès principal, automne 2025.
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Hugues Imbert, Histoire de Thouars, Niort, L. Clouzot, , 415 p. (lire en ligne).

- Marie-Pierre Baudry, « Les fortifications des Plantagenêt à Thouars », Civilisation médiévale, no 8, , p. 297-314 (lire en ligne).

Notes et références
- Ville de Thouars, « Muraille », sur thouars.fr (consulté le ).
- ↑ Hugues Imbert, Histoire de Thouars, Niort, L. Clouzot, , 415 p. (lire en ligne), p. 102
- ↑ « Thouars : la grande mutation des remparts nord de la ville », La Nouvelle République du Centre-Ouest, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Marie-Pierre Baudry, « Les fortifications des Plantagenêt à Thouars », Civilisation médiévale, no 8, , p. 297-314 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Petite histoire de Thouars : des origines au XIXe siècle, Cressé, Éditions des Régionalismes, 262 p. (ISBN 9782824056593), p. 69
- Service de l'architecture et des patrimoines de la ville de Thouars, « Le pont des Chouans », sur ville-thouars.fr (consulté le ).
- ↑ Catherine Vacher, « Thouars (Deux-Sèvres). Square Roosevelt et place Flandres-Dunkerque », Archéologie médiévale, no 48, , p. 320 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Des fouilles sur 3.500 m2 », La Nouvelle République du Centre-Ouest, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Notice no /PA00101387, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Janlou Chaput-Morin, « Thouars. Les fouilles archéologiques livrent leurs premiers secrets », La Nouvelle République du Centre-Ouest, (lire en ligne, consulté le )
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