René-François Lejeune

René-François Lejeune
Fonctions
Député de la Mayenne
–
(3 ans, 1 mois et 19 jours)
Gouvernement Convention nationale
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Mayenne
Date de décès (à 70 ans)
Lieu de décès Mayenne (Mayenne)
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Avocat
députés de la Mayenne

René-François Lejeune, né le à Mayenne, mort le dans la même ville, est un homme politique de la Révolution française. Il est surnommé Lejeune « de la Mayenne » pour être différencié de son collègue conventionnel Sylvain-Phalier Lejeune, député du département de l'Indre.

Biographie

Avocat et échevin

Il est licencié en droit en 1754, et exerce la profession d'avocat[1]. Il devient procureur fiscal de l'Abbaye de Fontaine-Daniel. Notable, puis échevin, puis lieutenant de maire de Mayenne dès 1778. Il est l'époux de Éléonore-Marie-Françoise Esnault.

Conventionnel (1792-1795)

Le , aux Élections législatives de 1792, il est élu député, le huitième et dernier, à la Convention nationale[2]. Il était alors vice-président du District de Mayenne[1].

Il siège dans les rangs de la Plaine. Lors du Procès de Louis XVI, il vote pour la culpabilité, rejette la ratification du peuple, vote la « détention perpétuelle. Au moment de se prononcer sur la peine à appliquer, il monte à la tribune de Convention nationale et propose une mesure qui, pour lui, devait sauver le Roi[1]. Il se prononce aussi sur le sursis[3]

« C'est comme législateur, que je propose une mesure de sûreté générale. La peine de mort est moins établie pour punir un coupable que pour effrayer les autres. Cette loi n'a pas d'application au cas particulier dont il s'agit. Je conclus à la réclusion perpétuelle[1]. » »

Députés Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ? Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ? Quelle peine sera infligée à Louis ? Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
Lejeune (René-François) Oui Non Détention perpétuelle Oui

Il se prononce en faveur de la mise en accusation de Marat[4] en avril 1793[5] et en faveur du rétablissement de la Commission extraordinaire des Douze[6].

Les Girondins marchent à la mort.

Le , il vient au secours des deux commissaires de la ville de Laval, Charles Jourdain-Durocher et Urbain Hubert, qui avaient apporté à la Convention nationale une adresse[7] contenant une protestation énergique suite aux événements des Journées du 31 mai et du 2 juin 1793, contre l'expulsion des 32 députés Girondins[1], suscitant la colère des Montagnards. Au cours d’une séance agitée, Jourdain et Urbain Hubert assistèrent à une discussion houleuse dont ils constituaient le principal sujet[1]. Certains députés allèrent jusqu’à réclamer leur arrestation et leur mise en accusation pour royalisme et contre-révolution. Leur situation devint critique, ils se trouvaient menacés d'un décret d'accusation, jusqu’à l’intervention du député René-François Lejeune, qui les fit évacuer avant la clôture des débats[1],[8].

Sa modération de ses votes dans le procès du Roi, devaient rendre suspect aux Jacobins, le sauva pendant la Terreur[1]. René-François Lejeune se fait oublier jusqu'à la Chute de Robespierre[1]. Le 3 frimaire an III (), René-François Lejeune vote la mise en accusation de Jean-Baptiste Carrier[9]. N'ayant pas été réélu aux Élections législatives de 1795, il revient à Mayenne où il meurt en 1799[1].

Notes et références

  1. Emile Queruau-Lamerie, Les Conventionnels du département de la Mayenne. Laval, Imprimerie L. Moreau, 1885. p. 141-143.
  2. ↑ Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, p. 50.
  3. ↑ Moniteur Universel de 1793, n° 18, 20 et 24.
  4. ↑ Appel nominal sur la question : Y a-t-il lieu à accusation contre Marat, membre de la Convention Nationale? page 77.
  5. ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  6. ↑ Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65 séance du 28 mai 1793, p. 533.
  7. ↑ Rapport des citoyens Jourdain et Hubert envoyés à la Convention nationale par les autorités constituées de Laval, le , pour porter l'adresse de cette commune. Laval, Michel Faur, in-4.
  8. ↑ Il les conduisit ensuite à son domicile, où ils demeurèrent jusqu’à deux heures du matin, afin d’échapper aux violences et aux agressions dont avaient été victimes, quelques jours plus tôt, deux députés de la ville d’Angers. Ces derniers avaient, comme eux, présenté à la Convention une adresse rédigée selon des principes similaires à ceux de la ville de Laval.
  9. ↑ Moniteur Universel de l'an III, no 67, du 7 frimaire.

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

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