René Ovyn

René Ovyn
René Ovyn vers 1900.
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

René Ovyn, né à Courtrai le et mort à Nil-Saint-Vincent-Saint-Martin en 1945, est un peintre belge.

Biographie

Famille

René (René Adolphe Constant Marie) Ovyn, né rue des Capucins à Courtrai le , est le fils de Constant Charles Ovyn (1811-1888), orfèvre et bijoutier, et d'Hortense Colette Masquelier (1818)[1]. René Ovyn épouse à Saint-Gilles, le Anna Rosine Lambertine Wollès (née à Schaerbeek le ), sœur des artistes peintres Lucien Wollès (1862-1939) et Camille Wollès (1864-1942), tous deux témoins de leur union. Peu après son mariage, René Ovyn s'établit à Ohain[2].

Formation

René Ovyn se forme à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles[3].

Carrière

En 1885, René Ovyn est l'un des vingt fondateurs du collectif artistique bruxellois Voorwaarts. Membre de L'Union des Arts, il expose aussi dans le cadre du cercle Le Lierre en 1906[4],[5].

En 1895, il fait bâtir une maison atelier de style éclectique rue d'Irlande no 80 à Saint-Gilles. Quelques années plus tard, sa femme et lui emménagent à Ohain, où le peintre possède également un atelier[6].

Après la Première Guerre mondiale, René Ovyn expose dans des salles à Bruxelles et en province, jusqu'en 1931. Il offre parfois ses toiles lors d'expositions caritatives, comme lors de l'exposition à Ixelles en faveur des sinistrés par les inondations de 1926 lors des crues de la Meuse en Wallonie[7]. En 1945, l'artiste meurt à Nil-Saint-Vincent-Saint-Martin[6].

Œuvres

Caractéristiques

Il est surtout connu pour ses paysages et ses marines. Sa palette est essentiellement impressionniste et s'exprime successivement le long du littoral belge, dans le midi de la France et dans le Brabant wallon[6].

Expositions

Salons triennaux belges

Cercles artistiques belges

  • Cercle Voorwaarts :
  • Cercle Le Lierre :
    • 1906 : impressions lumineuses[4].
  • Galerie du Studio à Bruxelles en  : des marines[13].
  • Cercle artistique et littéraire de Bruxelles en 1924 : Départ du chalutier pour la pêche, Départ la nuit, Clair de lune, Le Crevettier au couchant, Le Voilier en partance, Le Port,…[14].
  • La petite galerie avenue Louise à Bruxelles en  : Crépuscule[15].
  • La petite galerie avenue Louise à Bruxelles en [7].

Réception critique

En , lorsque René Ovyn expose à la galerie Le Studio de Bruxelles, le critique Charles Conrardy écrit :

« M. René Ovyn aime surtout la mer. Il en dit les diverses couleurs selon les saisons, à l'aurore, à midi, le soir, la nuit. Il aime à montrer un gros soleil, semblable au feu du monde, crouler à l'horizon des vagues. Parfois, il quitte son sujet préféré pour aller se reposer dans un village flamand, dont il aime à décrire lentement le calme vert, la reposante douceur blanche. Il sait des vieux moulins de légende épouvantant le ciel. Art tranquille, art simple, art doux pour un public d'été[13]. »

En , lorsque René Ovyn expose au Cercle artistique et littéraire de Bruxelles, le critique du L'Étoile belge écrit :

« Avec M. René Ovyn, on revient à une interprétation plus littérale, plus directe des choses. Il a passé un hiver à Ostende, tantôt au port, tantôt à l'extrémité de l'estacade, à noter sur son album, avec toute la rapidité qu'ils mettaient à se succéder, les spectacles qui lui passaient sous les yeux. Et ce sont des sanguines, des dessins aux deux crayons, emportés, fiévreux, sabrés de hachures, où la main a cherché à rivaliser de rapidité avec la vague qui déferle, avec le nuage qui crève, avec la voile qui s'incline sous le vent. Aussi les meilleurs de ces morceaux ont-ils la spontanéité des impressions prises sur le vif et leur justesse […] Ces notes, d'une sobriété si expressive et si vive intéresseront tous ceux qui aiment les choses de la mer[14]. »

Références

  1. « État-civil de Courtrai », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  2. « État-civil de Saint-Gilles », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  3. Sibylle Valcke, « René Ovyn », sur kikirpa.be, (consulté le ).
  4. Rédaction, « Le cercle Le Lierre », Le Soir, no 85,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  5. Rédaction, « L'exposition du Voorwaarts », L'Indépendance belge, no 8,‎ , p. 1-2 (lire en ligne, consulté le ).
  6. « René Ovyn », sur grenierbruxellois.wordpress.com, (consulté le ).
  7. Rédaction, « Expositions », La Libre Belgique, no 63,‎ , p. 6 (lire en ligne, consulté le ).
  8. Catalogue, Exposition triennale des Beaux-Arts de 1900, Bruxelles, Imprimerie Veuve Monnom, , 116 p. (lire en ligne), p. 60.
  9. Rédaction, « L'Exposition du Voorwaarts », Journal de Bruxelles, no 353,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  10. Rédaction, « L'Exposition du Voorwaarts », Le Soir, no 80,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  11. Rédaction, « L'Exposition du Voorwaarts », La Nation, no 290,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  12. Rédaction, « L'Exposition du Voorwaarts », L'Indépendance belge, no 22,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
  13. Charles Conrardy, « L'Art à Bruxelles », La Meuse, no 158,‎ , p. 4 (lire en ligne, consulté le ).
  14. Rédaction, « Les petites expositions », L'Étoile belge, no 16,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  15. Rédaction, « Les salons d'art », Le Vingtième siècle, no 311,‎ , p. 4 (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail de l’histoire de l’art
  • icône décorative Portail de l'impressionnisme et du postimpressionnisme
  • icône décorative Portail de la peinture
  • icône décorative Portail de la Belgique