Renée Dufourt

| Naissance | |
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| Décès |
(à 91 ans) Caluire-et-Cuire |
| Nom de naissance |
Renée Lucie Laurence Crézé |
| Nationalité | |
| Activité |
Renée Dufourt, née Renée Crézé à Lyon le et morte à Caluire-et-Cuire le , est une féministe française.
Biographie
Jeunesse, formation et vie privée
Renée Dufourt naît Renée Crézé à Lyon le d'une famille franco-italienne[1]. Ses études secondaires en milieu religieux lyonnais l'amènent à l'obtention du bac en 1937[1]. Dans un premier temps intéressée par des études de médecine, elle choisit finalement les lettres et la philosophie à l'université de Lyon[1]. Elle épouse Guy Dufourt en 1942, rencontré à la Jeunesse étudiante chrétienne, et a cinq enfants nés entre 1943 et 1954[1].
Activités professionnelles
Elle enseigne la philosophie au lycée de jeunes filles de Saint-Étienne, puis à celui de Lyon, puis à l'École normale d'instituteurs de Lyon et tient quelques cours en université, jusqu'en 1980[1].
Engagements du couple
Renée Dufourt et son mari participent à Esprit, à En bref et à la création du cercle Tocqueville en 1958[1]. En 1971, ils rejoignent le parti socialiste[1].
Engagements personnels
Féminisme
Se liant à des organisations féministes lyonnaises, elle fréquente le planning familial lyonnais et grenoblois, et promeut la loi Veil[1]. Elle devient conseillère technique dans le cabinet de la ministre des droits de la femme, Yvette Roudy, de 1981 à 1986, puis de 1989 à 1994 auprès de Michèle André, secrétaire d'État aux droits des femmes[1].
Après avoir rencontré Marie-Jeanne Bérère et Donna Singles, elle rédige avec elles en 1982 Et si on ordonnait les femmes...?, réponse à des textes pontificaux invalidant les femmes prêtres ou diaconesses[1].
Elle entre au comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé en 1990 où elle pointe les failles de la réflexion sur la PMA[1].
Comité de défense des droit et libertés et guerre d'Algérie
Elle est membre du Comité de Défense des Droits et Libertés Individuels qui participe notamment à soutenir indirectement le Front de Libération Nationale à Lyon[2]. Ce comité milite pour améliorer le traitement des prisonniers, algériens et métropolitains, arrêtés à Lyon dans le cadre du conflit. Elle est arrêtée le lors d’une manifestation devant la maison d’arrêt de Lyon dans le cadre de la lutte pour l’obtention du statut de prisonniers politiques par les membres et soutiens du FLN.
Dans le cadre du Comité et de son activité d’enseignement au lycée Edgar Quinet, elle connaît la philosophe française Jeannette Colombel[3] avec qui elle est arrêtée le . A ses côtés se trouvent trois autres femmes (Marie Annick Castella, Simone Allesfrede, Adrienne Candi et Christine Lauvergnat).
Mort et postérité
Ayant longtemps habité dans le IIIe arrondissement de Lyon, elle est faite citoyenne d'honneur de cet arrondissement en 2009[1].
Elle meurt à Caluire-et-Cuire le [4].
Une place du IIe arrondissement (de Lyon) porte son nom depuis le [1].
Bibliographie
Publications personnelles
- « Ordination des Femmes au Diaconat », Effort Diaconal, sur Women Priests, nos 21-22, 16 et 17 mars 1974, p. 4 à 13 (lire en ligne, consulté le )
- « Quelques réflexions sur le symbolisme », Effort Diaconal, sur Women Priests, nos 37-38, septembre 1974 - mars 1975, p. 18 à 28 (lire en ligne, consulté le )
- « 60° anniversaire du 1er vote des Françaises - 29 avril 2004 - Mairie de Lyon », sur pdf résumé de l'intervention de Renée Dufourt à la mairie de Lyon pour le 60° anniversaire du 1er vote des Françaises, par Regards de femmes, (consulté le )
Publications en commun
- Marie-Jeanne Bérère, Renée Dufourt et Donna Singles, Et si on ordonnait des femmes?, Le Centurion, (ISBN 978-2-227-31044-5, lire en ligne)
- Mathilde Dubesset, Donna Singles, Renée Dufourt et Michelle Martin‑Grünenwald, « Marie-Jeanne Bérère, théologienne catholique, et la question des femmes dans l’Église », Clio. Femmes, Genre, Histoire, no 15, , p. 199–207 (ISSN 1252-7017, DOI 10.4000/clio.97, lire en ligne, consulté le )
Notes et références
- Christine Bard et Sylvie Chaperon (Notice rédigée par Mathilde Dubesset), Dictionnaire des féministes : France, XVIIIe – XXIe siècle, Paris, Presses universitaires de France, , 1700 p. (ISBN 978-2-13-078720-4, OCLC 972902161, BNF 45220443, lire en ligne), p. 463 à 465
- ↑ Charlotte Gobin, Genre et engagement : devenir ”porteur-e de valises” en guerre d’Algérie (1954-1966), Lyon, Ecole doctorale de sciences sociales, (lire en ligne)
- ↑ Suzanne Gerbe, Un automne à la prison de Montluc, L'Harmattan, (lire en ligne), p. 39
- ↑ Archives municipales de Lyon, 2e arrondissement, année 1920, acte de naissance no 3166, cote 2E3847, vue 45/191, avec mentions marginales de mariage et de décès
Liens externes
Voir aussi
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