Renato Casaro

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Filmographie de Renato Casaro (d) |
Renato Casaro, né le à Trévise (province de Trévise) et mort le dans la même ville, est un illustrateur italien, connu pour ses affiches de cinéma ainsi que pour ses peintures et ses impressions d'art.
Il est considéré comme l'un des affichistes de cinéma les plus importants, les plus influents et les plus novateurs d'Italie[1],[2]. Il crée, tout au long de sa longue carrière, des milliers d'œuvres consacrées au septième art, devenant également très populaire à l'étranger[3]. Il est parfois surnommé « le Michel-Ange des affichistes »[4].
Biographie
Renato Casaro a commencé sa carrière artistique à l'âge de 17 ans, au cinéma Garibaldi de Trévise, où il réalisait des affiches gratuites pour les films projetés en échange d'une entrée au cinéma. Au départ, il reproduit et s'inspire d'autres illustrateurs de l'époque[5].
En 1953, à l'âge de 18 ans, il s'installe à Rome où il travaille pendant un an comme bénévole au Studio Favalli et, seulement deux ans plus tard, il ouvre son premier studio privé à Cinecittà, devenant ainsi le plus jeune affichiste peintre d'Italie. Sa première commande est pour l'affice allemande du film Les Yeux bleus (de) (1955) de Gustav Ucicky.
Il a signé ses premières illustrations de film sous le nom de « C. Renè », puis est passé à la signature « R. Casaro ».
En 1965, il connaît son premier succès international grâce aux affiches distribuées dans le monde entier pour le film La Bible, produit par Dino De Laurentiis, faisant apparaître pour la première fois ses affiches sur Sunset Boulevard à Hollywood.
Dans les années qui suivent, il travaille avec les grands noms du cinéma tels que Claude Lelouch, Francis Ford Coppola, Wolfgang Petersen, Bernardo Bertolucci, Luc Besson, Franco Zeffirelli, Rainer Werner Fassbinder et dans les grandes sociétés de production de Los Angeles et de New York.
En particulier, sa collaboration avec Sergio Leone reste un jalon de sa carrière. Il a créé pour ce dernier presque toutes les affiches de ses films. Particulièrement célèbres en Italie sont ceux liés au genre du western spaghetti, devenus aujourd'hui des films cultes, de Pour une poignée de dollars à Il était une fois en Amérique, en passant par de nombreux films du duo Bud Spencer et Terence Hill.
En 2019, Casaro est sollicité par le réalisateur Quentin Tarantino pour réaliser des « affiches de western à l'ancienne » (Uccidimi subito Ringo, disse il Gringo alias Kill Me Now Ringo, Said The Gringo et Nebraska Jim) pour des films italiens mettant en scène Rick Dalton, le personnage que Leonardo DiCaprio incarne dans Once Upon a Time… in Hollywood[4].
Au fil des ans, il a également supervisé la création d'un certain nombre d'affiches, également consacrées au cinéma, par son fils Claudio. Ces derniers se distinguent en étant signés de l'inscription triangulaire « Casaro C. » ou plus simplement « Claudio Casaro ».
Renato Casaro meurt le à l'âge de 89 ans, à l'hôpital de Trévise, où il était soigné pour une bronchopneumonie[6].
Style
Renato Casaro a cultivé une passion pour le dessin dès son plus jeune âge, mais l'absence de formation et de cours dédié l'a d'abord rendu autodidacte. Ses artistes de référence sont les autres affichistes de l'époque, notamment Norman Rockwell et Angelo Cesselon (it), dont il tente de reproduire les œuvres afin de s'exercer et de comprendre leur processus et leurs techniques de production. Ses illustrations sont principalement réalisées à l'aide de pinceaux et d'aérographes[5].
Les médias habituellement utilisés varient selon les pays. Les formats de papier les plus utilisés sont les feuilles A0 et A1, mais des affiches de 70x100 cm, 100x140 cm et 140x198 cm ont souvent été réalisées pour le cinéma italien. Pour le cinéma américain, le format le plus couramment utilisé est le 30x40 pouces (75x105 cm).
Affiches de cinéma
Années 1950
Années 1960
- 1962 : L'uomo di Alcatraz, de John Frankenheimer
- 1963 : Buffalo Bill, le héros du Far-West, de Mario Costa
- 1964 : Per un pugno di dollari, de Sergio Leone
- 1965 :
- Per qualche dollaro in più, de Sergio Leone
- Tendre Garce, de Marc Lawrence
- 1966 :
- Il buono, il brutto, il cattivo, de Sergio Leone
- Opération Lotus Bleu, de Sergio Grieco
- Super 7 appelle le Sphinx, d'Umberto Lenzi
- 1967 : La Gloire des canailles, d'Alberto De Martino
Années 1970
- 1970 :
- 1971 : On l'appelle Trinita, d'Enzo Barboni
- 1972 :
- 1973 :
- Les anges mangent aussi des fayots, d'Enzo Barboni
- Maintenant, on l'appelle Plata, de Giuseppe Colizzi
- Mon nom est Personne (Il mio nome è Nessuno), de Tonino Valerii
- Que faisiez-vous donc avec ma sœur ?, de Lorenzo Gicca Palli
- 1976 : Sam Wallash, on l'appelle Ainsi soit-il, de Demofilo Fidani
- 1978 : La Maîtresse légitime, de Marco Vicario
- 1979 :
- Le Continent des hommes-poissons (L'isola degli uomini pesce), de Sergio Martino
- Io sto con gli ippopotami, d'Italo Zingarelli
- Le Shérif et les Extra-terrestres, de Michele Lupo
Années 1980
- 1981 :
- 1982 :
- 1983 :
- Les Aventures de Miss Catastrophe (Bonnie e Clyde all'italiana) de Steno
- Le Marginal de Jacques Deray
- Octopussy, de John Glen
- 1984 :
- 1985 :
- Brigade des mœurs, de Max Pécas
- La Chair et le Sang (Flesh and Blood), de Paul Verhoeven
- Rambo 2 : La Mission (Rambo: First Blood Part II), de George Pan Cosmatos
- Atomic Cyborg (Vendetta dal futuro), de Sergio Martino
- 1987 :
- Chronique d'une mort annoncée (Cronaca di una morte annunciata) de Francesco Rosi
- Cherry 2000, de Steve De Jarnatt
- 1988 :
- Arizona Heat, de John G. Thomas
- Bat*21, de Peter Markle
- Angel Hill, d'Ignazio Dolce
- Dolaptaki Dehşet, d'Armand Mastroianni
- Dream Demon, de Harley Cokeliss
- Ein Himmlicher Teufel, de Roberto Benigni
- High Spirits, de Neil Jordan
- Home Boy, de Michael Seresin
- La leggenda del santo bevitore, d'Ermanno Olmi
- La Ligne du Diable, de Robert Englund
- Rage, furia primitiva, de Vittorio Rambaldi
- Rambo 3, de Peter MacDonald
- The Adventures of Baron Munchausen, de Terry Gilliam
- The Fruit Machine, de Philip Saville
- The Verne Miller Story, de Rod Hewitt
- 1989 :
- A Nightmare on Elm Street: The Dream Child, de Stephen Hopkins
- African Timber, de Peter F. Bringmann
- Amityville - The Evil Escapes, de Sandor Stern
- Brenda Starr, de Robert Ellis Miller
- Erik der Wikinger, de Terry Jones
- Farewell to the King, de John Milius
- François d'Assise, de Liliana Cavani
- Georg Elser – Einer aus Deutschland, de Klaus Maria Brandauer
- I, Madman, de Tibor Takács
- Indio, d'Antonio Margheriti
- Laser Mission, de Beau J. Davis
- Leathernecks, d'Ignazio Dolce
- Leviathan, de George Pan Cosmatos
- Lock Up, de John Flynn
- Renegades, de Jack Sholder
Années 1990
- 1990 :
- Aftershock, de Frank Harris
- Air America, de Roger Spottiswoode
- Bei mir liegen Sie richtig, de Ulrich Stark
- Dances with Wolves, de Kevin Costner
- Dark Angel, de Craig R. Baxley
- Desperate Hours, de Michael Cimino
- Downtown, de Richard Benjamin
- Feuer, Eis & Dynamit, de Willy Bogner Jr.
- Midnight Ride, de Bob Bralver
- Moon 44, de Roland Emmerich
- Narrow Margin, de Peter Hyams
- Neuner, de Werner Masten
- Nikita, de Luc Besson
- Rickshaw (American risciò) de Sergio Martino
- Spaced Invaders, de Patrick Read Johnson
- The Ambulance, de Larry Cohen
- The First Power, de Robert Resnikoff
- The Hot Spot, de Dennis Hopper
- The Sheltering Sky, de Bernardo Bertolucci
- The Two Jakes, de Jack Nicholson
- Total Recall, de Paul Verhoeven
- Tre colonne in cronaca, de Carlo Vanzina
- Wild at Heart, de David Lynch
- 1991 :
- Beastmaster 2, de Sylvio Tabet
- Cerro Torre: Schrei aus Stein, de Werner Herzog
- City Slickers – Die Großstadt-Helden, de Ron Underwood
- K2, de Franc Roddam
- Lucky Luke de Terence Hill
- Rossini! Rossini!, de Mario Monicelli
- Terminator 2, de James Cameron
- Wild Orchid II: Two Shades of Blue, de Zalman King
- 1992 :
- 976 Evil II - The Return, de Robert Englund
- Captain Ron, de Thom Eberhardt
- City of Joy, de Roland Joffé
- Evil Dead 3 : Army of Darkness, de Sam Raimi
- Innocent Blood, de John Landis
- Schatten des Wolfes, de Jacques Dorfmann
- 1993 :
- 1994 :
- 1995 : L'uomo delle stelle, de Giuseppe Tornatore
- 1996 :
- Jack Brown Genius, de Tony Hiles
- Remake, Rome ville ouverte, de Carlo Lizzani
- 1998 : Serial Lover, de James Huth
- 1999 : Asterix & Obelix gegen Caesar, de Claude Zidi
2000 et après
- 2000 : Octopus, de John Eyres
- 2019 : Once Upon a Time… in Hollywood (Nebraska Jim, Uccidi mi subito Ringo, disse il gringo), de Quentin Tarantino
Ressorties
- L'Ange bleu (Der blaue Engel) (1930), de Josef von Sternberg
Notes et références
- ↑ C'era una volta il western all'italiana, in La Stampa, n. 191, 2001, p. 29.
- ↑ Casaro, il cinema appeso ai muri, in L'Unità, n. 226, 1988, p. 23.
- ↑ Hans-Martin Heider, Renato Casaro - from Hollywood to Africa, Heider, 2003, p. 175, (ISBN 9783873143890).
- (en) Sam Moore, « The Michelangelo of the movie poster: Renato Casaro picks his best film art », sur theguardian.com.
- (en) « An interview with Renato Casaro », sur filmonpaper.com,
- ↑ (it) « Addio a Renato Casaro, autore delle locandine che hanno fatto la storia del cinema », sur tg24.sky.it, (consulté le )
Liens externes
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