Renaud III de Bourgogne

Renaud III
Renaud III de Bourgogne. Peinture de la cathédrale Saint-Jean de l'archevêché de Besançon.
Titres de noblesse
Comte de Mâcon
-
Prédécesseur
Successeur
Comte de Bourgogne
-
Prédécesseur
Successeur
Biographie
Naissance
Vers
Lieu inconnu
Décès
Entre le et le
Lieu inconnu
Sépulture
Surnom
Franc-comte
Famille
Père
Mère
Béatrice de Lorraine (en)
Fratrie
Conjoint
Enfant
Blason.

Renaud III ou Rainaud de Bourgogne , mort probablement en , surnom le franc-comte, est un comte de Mâcon (1102), conjointement avec son frère Guillaume IV, et de Bourgogne (1127).

Biographie

Origines

Renaud est le fils du comte Étienne Ier de Bourgogne et de Béatrice de Lorraine, fille du duc Gérard Ier de Lorraine[1].

Il a pour frère Guillaume IV, co-comte de Mâcon et comte d'Auxonne (1127)[1].

Il est le neveu par son père du pape Calixte II.

Comte de Mâcon, puis palatin de Bourgogne

Le , son père meurt ors de la première croisade[2] ,[1]. Il hérite avec son frère, Guillaume IV, du comté de Mâcon[3].

En 1127, il devient comte palatin de Bourgogne à la suite de l'assassinat de son cousin Guillaume III de Bourgogne[3].

Vers 1130, il épouse Agathe de Lorraine, fille du duc Simon Ier de Lorraine et d'Adélaïde de Louvain/Hainaut[4],[3].

En 1145, naissance de sa fille unique Béatrice Ire de Bourgogne.

Au mois d', son épouse Agathe de Lorraine décède sans héritier mâle.

En 1136, il fait partie des seigneurs donateurs lors de la fondation de Notre-Dame d'Acey[5]

Il devient le bienfaiteur de Saint-Étienne de Besançon , en mentionnant bien qu'il est le gendre du duc de Lorraine[4].

Il voulut s'affranchir de la tutelle de l'empereur du Saint-Empire romain germanique Conrad III de Hohenstaufen, mais il fut défait par le duc Conrad Ier de Zähringen et dut abandonner toutes ses terres à l'est du massif du Jura. À la suite de cet évènement il fut surnommé le franc-comte lequel serait à l'origine de nom de la région Franche-Comté[6],[7].

Mort et sépulture

La date de sa mort ne fait pas consensus. Il semble mourir en [8], année retenue par Jean-Yves Mariotte (1963)[9]. Delobette (2008) donne le [8], Ernest Petit (1894)[2] ou le Corpus des inscriptions de la France médiévale (CIFM 1997)[5] le , quand à Édouard Clerc (1870), il avançait l'hypothèse du [10]. Le site Internet de généalogie Foundation for Medieval Genealogy donne le ou le [3].

Son corps est inhumé à Saint-Etienne de Besançon[10]. Son gisant, connu par un dessin de Chifflet, se caractérisait par « élevé « d’un pied » au-dessus du sol, chevelu, barbu et couronné, […] vêtu d’une robe longue ceinturée et joint les mains sur la poitrine »[8]. Il semble, en raison du style, daté du siècle suivant[8]. L'épitaphe « célèbre les vertus du défunt, son courage, son amour de la paix et son immense charité pour les pauvres qui le pleurent comme un père » (Delobette, 2008)[8].

Succession

Sa fille unique, Béatrice Ire, n'a qu'entre quatre et huit ans au décès de son père[9]. Jean-Yves Mariotte (1963) relevait que le droit comtois à cette période n'était probablement pas « fixé sur les droits des filles à la succession d'un grand fief »[9]. Le médiéviste avançait qu'il était fort probable que son frère, Guillaume IV « ait cherché alors à succéder à son frère en évinçant sa nièce »[9]. Bien que ce dernier ait porté le titre de comte, il n'existe pas de documents attestant cette situation, il a pu simplement porter le titre qu'en tant que « simple tuteur de l'héritière »[9]. De fait, la cour allemande ne lui reconnait que ce rôle de tuteur[9].

Béatrice Ire devient en 1156 impératrice du Saint-Empire romain germanique par mariage avec l'empereur germanique Frédéric Barberousse. Elle apporte en dot le comté de Bourgogne Cisjurane et la Provence.

Gisant de Renaud III de Bourgogne à l'ancienne église Saint-Etienne de Besançon.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. MedLands, p. Etienne I Macon died 1102 B.
  2. Ernest Petit, Histoire des ducs de Bourgogne de la race capétienne avec des documents inédits et des pièces justificatives. t. 5, Paris, Lechevalier, , « Deuxième tableau : Généalogie de Jean de Chalon, le Sage ou l'Antique », p. 494-495, lire en ligne sur Gallica.
  3. MedLands, p. Renaud III died 1149.
  4. Georges Poull, La Maison ducale de Lorraine devenue la Maison impériale et royale d'Autriche, de Hongrie et de Bohême, Presses universitaires de Nancy, , 592 p. (ISBN 978-2-86480-517-5), p. 32.
  5. Robert Favreau, Jean Michaud et Bernadette Mora, Jura, Nièvre, Saône-et-Loire, Paris, CNRS Éditions, coll. « Corpus des inscriptions de la France médiévale » (no 19), (lire en ligne), p. 23
  6. Jean-Yves Mariotte, Le comté de Bourgogne sous le Hohenstaufen 1156-1208, Paris, , p. 45.
  7. Jean-Louis Clade, Si la Comté m'était contée, (lire en ligne), p. 48.
  8. Laurence Delobette, « Les casati de la cathédrale Saint-Etienne de Besançon, XIIIe – XIIIe siècles », dans Jacky Theurot, Nicole Brocard, La ville et l'Eglise du XIIIe siècle à la veille du Concile de Trente : regards croisés entre comté de Bourgogne et autres principautés (actes du colloque des 18 et 19 novembre 2005), Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, , 394 p. (ISBN 978-2-84867-195-6, lire en ligne), p. 117, 131 ([PDF] lire en ligne).
  9. Jean-Yves Mariotte, Le comté de Bourgogne sous le Hohenstaufen 1156-1208, Paris, , p. 68.
  10. Édouard Clerc, Essai sur l'histoire de la Franche-Comté, Masion et Bintot, (lire en ligne), p. 329.
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