Renault PE
| Renault PE | |
Renault PE première génération (1926). | |
| Marque | |
|---|---|
| Années de production | 1926-1939 |
| Production | 1 840 exemplaire(s) |
| Moteur et transmission | |
| Énergie | essence |
| Moteur(s) | Renault 259-KZ |
| Position du moteur | longitudinale |
| Puissance maximale | 15-20 ch |
| Transmission | propulsion |
| Boîte de vitesses | manuelle (3 AV et 1 AR) |
| Poids et performances | |
| Masse à vide | 2 140 kg |
| Vitesse maximale | 11.4 km/h |
| Châssis - Carrosserie | |
| Carrosserie(s) | tracteur à cabine ouverte |
| Direction | sur les roues avant (vis sans fin et secteur denté) |
| Freins | à tambours et à sangle sur les roues arrière |
| Dimensions | |
| Longueur | 3 220 mm |
| Largeur | 1 660 mm |
| Hauteur | 1 080 mm |
| Rayon de braquage | 3 750 mm |
Le Renault PE est un modèle de tracteur agricole produit par Renault de 1926 à 1939.
Au cours de sa carrière, ce tracteur subit bon nombre d'évolutions dont l'adoption d'un éclairage (une première pour un tracteur Renault) et l'équipement en pneus gonflables (une première pour un tracteur français). Toutes versions confondues, il est produit à 1 840 exemplaires.
Histoire

La production du Renault PE commence le dans l'usine Renault de Billancourt. Il vient remplacer le type HO, qui était le premier tracteur agricole muni de roues produit par Renault (roues métalliques à crampons pour la version agricole, roues à bandage en caoutchouc plein pour la version routière)[1] ; ce dernier succédait lui-même à un tracteur à chenilles[2].
Le modèle, dont l'aspect est radicalement différent de celui de son prédécesseur avec une ligne plus « agricole », reçoit plusieurs évolutions ; l'une d'elles, en 1933, voit le montage de phares, une première pour un tracteur Renault. Les derniers modèles sortent d'usine le . Toutes versions confondues, le tracteur est produit à 1 840 exemplaires[3].
Description
Caractéristiques
Le tracteur est propulsé par un moteur Renault à quatre cylindres en ligne fonctionnant à l'essence. L'alésage est de 75 mm et la course de 120 mm, la cylindrée totale s'établissant à 2 100 cm3[4]. Suivant les types de tracteurs et les réglages du moteur, la puissance varie de 15 à 20 ch[3]. Ce type de moteur est celui déjà utilisé sur l'automobile Renault KZ[5].
L'engin possède une boîte de vitesses à commande manuelle qui offre trois rapports avant (vitesse maximale 11,4 km/h) et un rapport arrière (vitesse maximale 3,3 km/h).
Deux dispositifs de freinage existent, commandés par leviers. Un frein à sangle[n 1] agit en sortie de boîte de vitesses et un frein à tambour est placé au niveau de chacune des roues arrière[3].
Sur le modèle de première génération, le refroidissement est assuré par un ventilateur calé sur l'embrayage et envoyant l'air froid, au travers du compartiment moteur, vers le radiateur à eau situé juste devant le conducteur ; la face avant du tracteur est équipée d'un filtre à air de très grande capacité. L'avantage de cette architecture est de permettre l'adoption d'un capot moteur plongeant qui procure une meilleure visibilité au conducteur[6]. À l'usage, cette disposition apparaît complexe et, par la suite, le radiateur est repositionné à l'avant du tracteur tandis que la taille du filtre à air est réduite[4].
Types
Le tracteur connaît plusieurs évolutions au cours de sa carrière, chaque modification se traduisant par un passage aux Mines et l'adoption d'un nouveau numéro de type[7].
Le type PE, sorti en 1926, est reconnaissable à son radiateur de refroidissement placé à l'arrière du moteur, juste devant le conducteur. Il est disponible avec un gazogène en 1927 et en version « vigneronne » (voie étroite) en 1928.
Le type PE1, apparu en 1931, se caractérise par son radiateur en positon frontale ; un équipement hydraulique est fourni en option[8]. En 1933, la version PE12 est équipée d'un système d'éclairage et de pneumatiques, cette dernière disposition étant inédite pour un tracteur de construction française[9] ; le tracteur peut aussi être doté d'un démarreur électrique[8].
Le type PE2, produit à partir de 1935, est une évolution du PE1 dont il conserve l'architecture. En 1937, une version à gazogène est disponible.
Notes et références
Notes
- ↑ Dans un frein à sangle, une courroie ou sangle garnie d'une substance abrasive est appliquée sur la circonférence d'un tambour solidaire de l'axe à freiner et, par frottement, s'oppose à sa rotation.
Références
- ↑ Maxyme Hubner, « Renault HO », La Vie du tracteur, no 6 hors série, , p. 28
- ↑ Gibbard 2015, p. 41.
- Hubner 2016, p. 31.
- Williams 2006, p. 109.
- ↑ Jean Renaud, Un siècle de tracteurs agricoles : de la vapeur à l'électronique, La France agricole, , 230 p. (ISBN 978-2-8555-7088-4, lire en ligne
), p. 72.
- ↑ Williams 2006, p. 108.
- ↑ Hubner 2016, p. 30.
- (en) Brian Bell, Seventy Years of Farm Tractors 1930-2000, Fox Chapel Publishing, , 304 p. (ISBN 978-1-9136-1802-5, lire en ligne
).
- ↑ Gibbard 2015, p. 58.
Voir aussi
Bibliographie
- (en) Stuard Gibbard et al., The Tractor Book: the Definitive History, Dorling Kindersley, , 256 p. (ISBN 978-0-2410-1482-0, lire en ligne).
- Maxyme Hubner, « Renault PE », La Vie du tracteur, no 6 hors série, , p. 30-31.
- Michael Williams (trad. de l'anglais par Christine Liabeuf), Histoire des tracteurs : plus de 200 modèles cultes, Parragon Books, , 320 p. (ISBN 978-1-4054-7918-9).
Liens externes
- « Renault », sur Les Vieilles Soupapes (consulté le )
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