Rho Pegasi

ρ Pegasi
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 22h 55m 13,668 88s[1]
Déclinaison +08° 48 58,253 3[1]
Constellation Pégase
Magnitude apparente 4,90[2]

Localisation dans la constellation : Pégase

(Voir situation dans la constellation : Pégase)
Caractéristiques
Stade évolutif séquence principale[3]
Type spectral A1V[4]
Indice U-B 0,00[2]
Indice B-V 0,00[2]
Astrométrie
Vitesse radiale −10,37 ± 0,43 km/s[1]
Mouvement propre μα = +78,625 mas/a[1]
μδ = +12,398 mas/a[1]
Parallaxe 11,166 4 ± 0,134 4 mas[1]
Distance 89,554 ± 1,078 pc (∼292 al)[5]
Magnitude absolue +0,01[6]
Caractéristiques physiques
Masse 2,84 ± 0,04 M[3]
Rayon 3,1 R[7]
Gravité de surface (log g) 3,90[8]
Luminosité 110 L[3]
Température 9 484 K[3]
Rotation 107 km/s[3]
Âge 331 Ma[8]

Désignations

ρ Peg, 50 Peg, HD 216735, HIP 113186, HR 8717, BD+08°4961, GC 31963, SAO 127839[5]

Rho Pegasi (en abrégé ρ Peg) est une étoile binaire présumée de la constellation de Pégase, située non loin de la limite avec celle des Poissons. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 4,90[2]. Le système est distant d'environ 292 années-lumière de la Terre.

Environnement stellaire

Rho Pegasi est une binaire astrométrique présumée[9], ce qui signifie que l'étoile possède un compagnon invisible qui perturbe le mouvement mesuré au fil des années. Le système présente une parallaxe annuelle de 11,17 ± 0,13 mas mesurée par le satellite Gaia, ce qui indique qu'il est distant de 89,6 ± 1,1 pc (∼292 al) de la Terre[1]. Il se rapproche du Système solaire à une vitesse radiale de −10 km/s[1].

Propriétés

L'étoile primaire, la composante visible, est une étoile blanche de la séquence principale de type spectral A1V[4],[3]. On estime qu'elle est âgée de 331 millions d'années[8] et elle est 2,8 fois plus massive que le Soleil[3]. L'étoile tourne sur elle-même à une vitesse de rotation projetée de 107 km/s[3]. Son rayon est 3,1 fois plus grand que le rayon solaire[7], elle est 110 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 9 484 K[3].

Notes et références

  1. (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  2. (en) J. R. Ducati, « Catalogue de données en ligne VizieR : Catalogue of Stellar Photometry in Johnson's 11-color system », CDS/ADC Collection of Electronic Catalogues, 2237, 0,‎ (Bibcode 2002yCat.2237....0D)
  3. (en) J. Zorec et F. Royer, « Rotational velocities of A-type stars. IV. Evolution of rotational velocities », Astronomy & Astrophysics, vol. 537,‎ , article no A120 (DOI 10.1051/0004-6361/201117691, Bibcode 2012A&A...537A.120Z, arXiv 1201.2052, lire en ligne)
  4. (en) A. Cowley et al., « A study of the bright A stars. I. A catalogue of spectral classifications », The Astronomical Journal, vol. 74,‎ , p. 375–406 (DOI 10.1086/110819 Accès libre, Bibcode 1969AJ.....74..375C)
  5. (en) * rho Peg -- High Proper Motion Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  6. (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne)
  7. (en) C. Allende Prieto et D. L. Lambert, « Fundamental parameters of nearby stars from the comparison with evolutionary calculations: Masses, radii and effective temperatures », Astronomy & Astrophysics, vol. 352,‎ , p. 555–562 (Bibcode 1999A&A...352..555A, arXiv astro-ph/9911002, lire en ligne)
  8. (en) Trevor J. David et Lynne A. Hillenbrand, « The Ages of Early-Type Stars: Strömgren Photometric Methods Calibrated, Validated, Tested, and Applied to Hosts and Prospective Hosts of Directly Imaged Exoplanets », The Astrophysical Journal, vol. 804, no 2,‎ , p. 146 (DOI 10.1088/0004-637X/804/2/146, Bibcode 2015ApJ...804..146D, arXiv 1501.03154, lire en ligne)
  9. (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2,‎ , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878)

Liens externes

  • icône décorative Portail de l’astronomie
  • icône décorative Portail des étoiles