Ridha Dhib
| Nom de naissance | Ridha Dhib |
|---|---|
| Naissance | Sousse (Tunisie) |
| Nationalité | Française, Tunisienne |
| Activité principale |
Artiste-marcheur, artiste numérique, performeur |
| Formation |
Ridha Dhib (né le 26 septembre 1966 à Sousse) est un artiste-marcheur, performeur et artiste numérique franco-tunisien. Son travail explore les relations entre marche, corps et technologies en mobilisant relevés GPS, données biométriques et dispositifs numériques. Il développe les Cardio-Cartographies, une méthode artistique fondée sur l’usage du rythme cardiaque comme donnée de représentation du déplacement, qu’il documente dans une publication de 2025 et qu’il utilise dans plusieurs de ses performances récentes.
Œuvres
Le travail de Ridha Dhib comprend plusieurs performances et projets qui articulent marche, données numériques et inscription du mouvement.
Hor-I-zons (2019)
Performance marchée reliant Paris à Sousse en 104 étapes, mêlant déplacement, collecte de traces numériques et réflexion sur la traversée des frontières[1].
Cardio-Cartographies (depuis 2025)
Série d’œuvres fondées sur l’enregistrement biométrique du corps en marche, utilisant notamment le rythme cardiaque comme donnée structurante pour produire des tracés et visualisations numériques[2].
Ex-tracés (2022)
Performance marchée qui met en relation déplacement, effacement et recomposition des traces numériques, en explorant la manière dont la marche réinscrit le corps dans des territoires en mutation[3].
Je suis tracé, donc je trace (2014)
Performance marchée créée en 2014, axée sur la question de la ligne, du déplacement et de l'inscription corporelle dans l’espace. Elle fait l’objet d’un développement théorique dans un texte publié en 2018 dans la revue Chimères, où Ridha Dhib analyse les relations entre marche, subjectivité et production de traces[4].
Réception critique
Le travail de Ridha Dhib fait l’objet de plusieurs articles et publications.
Nice-Matin rend compte de la performance Hor-I-zons, une marche entre Paris et Sousse réalisée en 2019[5].
Le Courrier de l’Atlas évoque Ex-tracés (2022) et la situe dans un contexte de parcours migratoires et de frontières contemporaines[6].
Le Journal de Saône-et-Loire annonce une exposition de Ridha Dhib à La Vitrine et décrit sa pratique artistique en lien avec la marche[7].
La revue culturelle 22-Med consacre un article à sa démarche et s’intéresse aux relations qu’elle propose entre déplacement, mémoire et perception du territoire[8].
Une thèse universitaire portant sur la création contemporaine en Tunisie mentionne Ridha Dhib dans un développement consacré à la déterritorialisation[9].
L’ouvrage Micropolitiques de la marche dans l’art contemporain analyse sa pratique dans le cadre des usages de la marche en art contemporain[10].
Références
- ↑ « « Hor-I-zons » : performance marchée de Ridha Dhib, Paris-Sousse, 3000 kilomètres à pied », sur Kapitalis,
- ↑ « Cardio-Cartographies », sur Zenodo, (consulté le )
- ↑ « « Ex-tracés » : l'artiste marcheur Ridha Dhib explore la mémoire des territoires », Ici Beyrouth, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Je suis tracé, donc je trace », sur Chimères, (consulté le )
- ↑ « Cet artiste marche depuis Paris vers Sousse et s’arrête dans le village de son enfance au Bar-sur-Loup », sur Nice-Matin,
- ↑ Fadwa Miadi, « Ridha Dhib dans les pas des réfugiés », sur Le Courrier de l’Atlas, (consulté le )
- ↑ Fabienne Croze, « Ridha Dhib : un artiste qui marche bien à La Vitrine », sur Le Journal de Saône-et-Loire, (consulté le )
- ↑ (en) « Living the Threshold: Following in the Footsteps of Ridhà Dhīb », sur 22-Med,
- ↑ La « déterritorialisation » dans le processus créatif des artistes tunisiens contemporains (thèse), , 59-65 p. (lire en ligne)
- ↑ Micropolitiques de la marche dans l’art contemporain, Université de Paris, (lire en ligne)
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