Rives et Eaux du Sud-Ouest
| Rives et Eaux du Sud-Ouest | |
| |
| Création | [1] |
|---|---|
| Dates clés | 2024 : changement de nom |
| Forme juridique | SA d'économie mixte à conseil d'administration (d)[2] |
| Siège social | Tarbes |
| Direction | Willy Luis (directeur général) |
| Président | Jean-Louis Cazaubon (d) |
| Activité | Aménagement du territoire et captage, traitement et distribution d'eau (d) |
| Filiales | CA17 International |
| Site web | www.riveseteaux.fr |
Rives & Eaux du Sud-Ouest (Rives & Eaux), anciennement la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG), est une société anonyme d'économie mixte, située à Tarbes (Hautes-Pyrénées). Créée en 1959 à l’initiative de l'État, elle avait à l'origine pour mission d’entretenir les cours d’eau de Gascogne tout en favorisant le développement agricole et économique local. Aujourd'hui, son champ d'action s'est élargi au « partage durable de l'eau » (qui est aussi désormais son slogan). Elle est recapitalisée en 2023 et prend son nom actuel en 2024, symbolisant un virage vers la gestion durable de l’eau et la transition écologique.
Rives & Eaux gère l’eau dans le sud-ouest de la France à travers quelques centaines d’ouvrages hydrauliques, principalement des stations de pompage, mais aussi 80 barrages, alimentant 3 500 km de rivières, 280 000 habitants et 200 000 hectares de cultures irriguées. Elle promeut aussi la sobriété hydrique, l’agroécologie et les énergies renouvelables. Son principal ouvrage est le canal de la Neste, qui permet de transporter l'eau à travers cinq départements et alimente dix-sept rivières. Cette eau sert également aux exploitations agricoles et aux habitants. Elle assure aussi la gestion de retenues de substitution destinées à stocker l’eau hivernale pour l’irrigation estivale. Dans les années 2010, elle est au centre d'importantes contestations, notamment autour du barrage de Sivens. Détenue majoritairement par les collectivités d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine, elle emploie environ 245 salariés.
Histoire
Création de la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne
Avant la création de la CACG en 1959, sa prédécesseure, la Société pour l’Aménagement des Coteaux de Gascogne, est fondée en 1957[B 1]. Ce premier organisme est chargé de vulgariser les méthodes d’irrigation et de culture, notamment au travers de la ferme de la Mirandette, qui comprend des champs de démonstration[B 1]. Cette activité est liée au fait que la région est régulièrement marquée par de longues périodes de sécheresse estivale et est composée de sols souvent imperméables, rendant l'agriculture difficile[B 2]. Cette société devait également participer à l'exploitation, à l'entretien et à l'amélioration du réseau de canaux déjà construit[B 2]. Elle s'est rapidement transformée en la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG), société d'économie mixte initiée par l'État[3]. Conçue sur le modèle de la Compagnie d’Aménagement du Bas-Rhône-Languedoc, son capital initial de 140 millions de francs est fourni par les départements et les chambres d'agriculture de la région, ainsi que par la Caisse des dépôts et consignations[B 3].
Ses attributions sont élargies à l'entretien des berges et cours d'eau d'une petite partie du bassin Adour-Garonne, qui correspond à la région historique de la Gascogne, s'étendant entre Bordeaux, Toulouse et les Pyrénées[4]. Historiquement, les 600 km de rivières qui la composent appartenaient au domaine privé et devaient être entretenues par les riverains, en échange de droits de pêche et d'irrigation[4]. Faute de main d'œuvre et de moyens, cet entretien n'est plus assuré à l'époque et le réseau hydrographique retourne peu à peu à l'état sauvage, faisant courir des risques d'asphyxie des cours d'eau et d'inondations en cas de crue[4].
L'État intervient en lançant des chantiers de travaux publics, mais il apparaît vite que ceux-ci sont inadaptés et génèrent de lourdes conséquences écologiques[4]. C'est en partie pour remédier à ce problème que naît la CACG, mandatée pour restaurer les berges en préservant la faune et la flore locales[4]. Son rôle ne se limite néanmoins pas à l'aménagement, puisqu'elle a aussi pour objectif de favoriser le développement économique et de limiter l'exode rural, dans une région très tournée vers l'agriculture[5]. Elle s'implique ainsi dans le lancement de projets publics comme privés[5]. C'est pourquoi elle investit particulièrement dans l'irrigation[5] et dans la modernisation des outils agricoles, notamment dans le maïs hybride, inventé à peu près à la même période par l’Institut national de recherche pour l’agriculture[6].
Concession du canal de la Neste
En 1990 paraît un décret de concession d’exécution des travaux de restauration et de modernisation du canal de la Neste à la Compagnie d'Aménagement des Coteaux de Gascogne[7]. Ce canal, achevé en 1862, est à l'origine un ouvrage d'État exploité par le ministère de l'Agriculture[8]. Il alimente en eau les rivières gasconnes qui naissent sur le plateau de Lannemezan[B 1]. S'il est d'abord destiné à faciliter la navigation et le fonctionnement des moulins, il est aussi utilisé, à partir de 1886, pour l'irrigation[B 1]. Il sert également à soutenir l'étiage, soit le débit minimal d'un cours d'eau, afin d'éviter que le lit des rivières s'assèche totalement en période estivale[9].
Le canal de la Neste devient le principal ouvrage hydraulique à la charge de la CACG, pour une durée de cinquante ans renouvelables[7]. Elle reprend notamment les travaux d’étanchéisation du canal, de sécurisation de la zone karstifiée d’Hèches et de modernisation de la gestion de l’eau[7]. Le montant des travaux, évalué à 250 millions de francs, est cofinancé par l’État, les régions et les départements, ainsi que par l’agence financière du bassin Adour-Garonne[7]. Débutés en 1988, soit deux ans avant la concession à la CACG, les travaux prennent officiellement fin en 1999[8]. Une nouvelle phase de modernisation des installations du système hydraulique de la Neste, incluant le canal de la Neste, est prévue pour la période 2023-2030 dans le cadre d'un plan d'investissement suite à l'augmentation de capital de l'entreprise en 2023[10].
Période de contestation dans les années 2010
Dans les années 2010, certains projets de la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne font l'objet d'une forte contestation, elle-même bénéficiant d'une grande couverture médiatique[3]. C'est notamment le cas du barrage de Sivens, projet de barrage devant permettre de stocker 1,5 million de m3 d'eau pour l'irrigation, que les critiques, soutenues par un rapport d'experts indépendants, considèrent comme disproportionné et ne devant servir qu'à quelques agriculteurs[11]. Par ailleurs, le Canard enchaîné relève que le conseil d'administration est composé très majoritairement d'élus des conseils généraux et régionaux de Nouvelle-Aquitaine et d'Occitanie, ce qui est susceptible de constituer un conflit d'intérêts, les mêmes personnes « ayant l'idée d'un projet, en étudient la faisabilité, le votent et en possèdent la maîtrise d'ouvrage » à travers des structures différentes[12]. Le projet est finalement abandonné en 2015[3].
L’entreprise est condamnée en 2016 à une amende de 5 000 euros pour non-respect des débits minimaux de la rivière Gimone, à la suite d’une plainte de l’Office national de l'eau et des milieux aquatiques et de France Nature Environnement, association de protection de l'environnement[13],[14]. Elle fait appel de cette décision, contestant la légalité des infractions relevées[13]. L'infraction est néanmoins confirmée en appel en 2018 et en cassation en 2019[15]. Une autre condamnation pour des faits similaires s'ajoute en 2019 pour la rivière Midour, située dans le département du Gers[16]. La CACG est de nouveau condamnée par le Tribunal correctionnel de Montauban le à une nouvelle amende de 40 000 euros pour le même motif pour la rivière Gimone[17]. Elle gagne en appel et est relaxée en , décision confirmée par la Cour de cassation en [18].
Changement de nom et recentrage des activités
En 2021, Willy Luis devient directeur général de la CACG[19]. Deux ans après, la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne est recapitalisée par ses actionnaires, les collectivités locales du sud-ouest, à hauteur de 24 millions d'euros[6]. Elle passe ainsi de 2 millions à 26,3 millions d'euros de capital, l'argent récolté devant lui permettre d'entretenir un patrimoine estimé à 800 millions d'euros[20]. Il doit aussi permettre d'investir dans de nouveaux projets dans la perspective du recentrage de son activité qui intervient trois ans plus tard[20]. En 2023, année d'arrivée à sa présidence de Jean-Louis Cazaubon, vice-président socialiste de la région Occitanie, elle réalise 38 millions d'euros de chiffre d'affaires, dont 4,7 millions d'euros à l'international, pour 9,3 millions d'euros d'investissements[21],[6].
La Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne devient Rives & Eaux du Sud-Ouest en 2024[19]. Ce changement de nom a pour but d'incarner un recentrage de son activité vers un « partage durable de l’eau » et l'accompagnement des collectivités territoriales dans leur transition écologique[10]. Il s'accompagne d'un plan d'investissement de 200 millions d'euros jusqu'en 2033 en faveur de la transition énergétique locale et de l'adaptation au changement climatique[21]. Ce plan devient nécessaire, alors qu'il est, par exemple, attendu une baisse de 30 à 40 % du débit des cours d'eau sur la bassin de la Charente d'ici 2050[22]. Il consiste principalement en la modernisation des infrastructures gérées par l'entreprise, en particulier le système hydraulique Neste, un vaste réseau de rivières, lacs et rigoles qui achemine l'eau des Pyrénées grâce à sa connexion au canal de la Neste, son principal ouvrage hydraulique[23]. Un tiers du budget doit également être consacré à la production d’énergies renouvelables, hydroélectrique et photovoltaïque[23].
Activités
Rives & Eaux du Sud-Ouest est chargée de la gestion de l'eau et de l'exploitation des ouvrages hydrauliques dans une partie du sud-ouest de la France, en particulier d'une centaine d'ouvrages hydrauliques et retenues d'eau permettant d'alimenter 3 500 km de rivières, soit 500 millions de mètres cubes d’eau au total[23]. L'entreprise gère ainsi, en 2023, environ 80 barrages dans le cadre de concessions de service public[6]. Elle alimente en eau 280 000 habitants, plusieurs industries comme l’usine Arkema de Lannemezan et 200 000 hectares de cultures irriguées[6]. L'alimentation en eau des cultures est son activité historique et Rives & Eaux entretient depuis sa création des relations étroites avec le monde agricole, dont elle doit assurer le bon développement, via l'aménagement territorial[24].
Depuis les années 2020, Rives & Eaux a également pour mandat de favoriser le développement durable[25]. Elle se doit ainsi de favoriser la sobriété dans la consommation d'eau, notamment en exploitant par exemple la ferme expérimentale de la Mirandette orientée vers l'agroécologie[25]. Elle travaille également à la régénération des espaces naturels comme les zones humides[26]. Elle investit dans le développement des énergies renouvelables[25]. Elle prévoit ainsi à terme de générer 70 gigawattheures d'électricité par an, soit l’équivalent de la consommation d'environ 15 000 foyers[25]. Rives & Eaux du Sud-Ouest a réalisé en 2023 environ 12 % de son chiffre d'affaires à l'international, soit 4,7 millions d'euros sur 38 millions[25].
Canal de la Neste

Le canal de la Neste est un canal des Pyrénées et l'ouvrage le plus important géré par Rives & Eaux du Sud-Ouest[25]. Il alimente les usagers en eau dans cinq départements : les Hautes-Pyrénées, le Gers, la Haute-Garonne, le Lot-et-Garonne et le Tarn-et-Garonne[10]. Construit entre 1848 et 1862 et mis en service en 1863, il a alors pour objectif principal de fournir un accès à l'eau aux exploitations agricoles de la Gascogne, naturellement coupées des eaux des Pyrénées, et ainsi participer au développement de la filière[6]. Il sert également à alimenter les foyers en eau potable et soutenir l'étiage, c'est-à-dire de maintenir le débit minimal des cours d'eau pendant les périodes de sécheresse forte et prolongée[8],[24].
Rives & Eaux du Sud-Ouest en assure la gestion depuis 1990, date à laquelle elle lui a été transmise par le ministère de l'Agriculture dans le cadre d'une concession de service public[8]. Aujourd'hui, 70 % du débit du canal sert au soutien à l'étiage de dix-sept rivières, les 30 % restants allant à l'agriculture, l'industrie et les particuliers[25]. Sont ainsi desservis dix-sept rivières pour éviter leur assèchement, plusieurs dizaines de milliers d'hectares de terres agricoles pour l'irrigation et 280 000 habitants pour leur consommation[6],[9].
Barrages
Aujourd'hui, Rives & Eaux gère environ 80 barrages qui servent au soutien à l'étiage, mais aussi aux activités économiques et de loisirs[6]. Celui de Puydarrieux est l'un des plus grands : classé comme aire protégée du réseau Natura 2000, il est alimenté par la Baïsole, elle-même alimentée par le système Neste[27]. Créé en 1987, il s'étend sur 220 hectares et se situe à quinze kilomètres de Lannemezan[10]. L'entreprise est également à l'origine du barrage de Fourogue, ouvrage à cheval sur les communes de Mailhoc et de Cagnac-les-Mines dans le Tarn, dont elle a géré l'exploitation de 1998 à 2020, avant de le rétrocéder au conseil départemental du Tarn[28]. Sa construction fut attaquée par ses opposants et condamnée en 1997 par le tribunal administratif[29].
Parmi les autres ouvrages notables, il y a le barrage du Gabas, ou plus communément appelé lac du Gabas, qui est situé entre les communes de Lourenties et Eslourenties-Daban, à la limite des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées[30]. Il a été inauguré en 2007 après plusieurs décennies d’études et de concertation initiées dans les années 1970[31]. L’ouvrage dispose d’une capacité de 20 millions de mètres cubes, dont la moitié est destinée au soutien d’étiage de l’Adour et des milieux aquatiques, et l’autre aux usages agricoles, économiques et de loisirs[31]. On peut également citer, parmi les ouvrages hydrauliques gérés par Rives & Eaux, le lac de l’Arrêt-Darré[32] ou le canal de Monlaur[33].
Autres projets notables
Rives & Eaux du Sud-Ouest exploite la ferme expérimentale de La Mirandette, située à proximité de Masseube (Gers), depuis les années 1960[34]. Elle dispose d’environ 35 hectares, dont 32 hectares de surface agricole utile, et 2 600 parcelles consacrées aux tests variétaux[35]. Elle est à l’origine destinée à la transmission des dernières techniques agricoles aux agriculteurs de la Gascogne, grâce à ses champs de démonstration[B 1]. L’objectif est alors d’augmenter les rendements des exploitations dans cette région où les conditions de culture sont difficiles[B 2]. La ferme s’est ensuite spécialisée à partir des années 1980 dans les essais de fourrages, en particulier les graminées et les légumineuses[35]. Elle constitue la seule station d’expérimentation de ce type dans le sud-ouest de la France et elle participe à différents programmes nationaux de sélection et d’évaluation des semences[34]. La Mirandette accueille également des journées d’information destinées aux éleveurs et aux établissements agricoles[34].
L'entreprise construit et gère aussi des retenues de substitution, appelées dans le langage courant bassines ou méga-bassines, dans le Marais Poitevin[6],[36]. Leur but est de permettre de prélever en hiver de l’eau en excédent des nappes phréatiques très réactives aux pluies pour la stocker et l’utiliser en été pour irriguer les cultures, afin d'éviter des prélèvements intensifs durant les périodes les plus chaudes[37]. Elles sont de plus en plus considérées comme indispensables par les agriculteurs locaux, alors que le réchauffement climatique limite chaque année un peu plus la présence et le maintien de l'eau dans les sols[38]. La construction de telles réserves est néanmoins contestée depuis quelques années par plusieurs organisations écologistes sur tout le territoire français, qui les accusent d'assécher les zones humides et rivières alentour, et donc de contribuer au changement climatique et à la perte de la biodiversité[3].
Organisation
Rives & Eaux du Sud-Ouest est une société d'économie mixte, soit une entreprise de droit privé à capitaux publics, dont les actionnaires sont majoritairement des collectivités du sud-ouest de la France : les conseils régionaux d'Occitanie (premier actionnaire avec 26 % du capital) et de Nouvelle-Aquitaine ainsi que les conseils départementaux du Gers, de la Haute-Garonne, des Hautes-Pyrénées, des Landes, du Lot et du Tarn-et-Garonne[39]. La Banque des territoires avec 18,2 %, la Caisse d’épargne et le Crédit agricole en sont également actionnaires[39].
L'entreprise exerce son action sur un périmètre d'un million d'hectares environ, sur une zone s'étendant entre le plateau de Lannemezan, la Garonne, la forêt des Landes et l'Arros, un affluent de l'Adour[24]. Elle emploie en 2024 environ 245 salariés[27]. Son siège social est situé à Tarbes et elle compte par ailleurs quatre agences d'exploitation à Bruch-Montesquieu, Verdun-sur-Garonne, Castelnau-Magnoac et Cazères-sur-l'Adour, ainsi que des bureaux à Toulouse et La Rochelle[27].
Historique du logo
-
Logo utilisé jusqu'en 2024 -
Logo utilisé depuis 2024
Voir aussi
- Compagnie d'aménagement du Bas-Rhône et du Languedoc
- Société du canal de Provence
- Office d’équipement hydraulique de Corse
Notes et références
Références bibliographiques
- Roger Brunet, Où en est l'irrigation des coteaux de Gascogne ?, Toulouse, Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest,
- Brunet 1960, p. 224.
- Brunet 1960, p. 223.
- ↑ Brunet 1960, p. 225.
Autres références
- ↑ « https://www.societe.com/societe/rives-eaux-du-sud-ouest-592780233.html »
- ↑ « https://annuaire-entreprises.data.gouv.fr/entreprise/rives-eaux-du-sud-ouest-592780233 »
- Jade Lindgaard, Amélie Poinssot et Camille Polloni, « De Sivens à Sainte-Soline, l’eau est devenue une cause majeure de mobilisation », Mediapart, (lire en ligne
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- Patrick Sacristan, « Le Canal de la Neste au chômage complet le 21 mars », La Semaine des Pyrénées, (lire en ligne
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- ↑ Anne Bréhier, « Dix retenues d’eau collectives devenues vitales », Web-agri, (lire en ligne
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- Alexandre Renault, « Depuis le Salon de l'agriculture, la Région Occitanie confirme son soutien aux filières », Le Tarn libre, (lire en ligne
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Liens externes
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