Robert Julien Billard de Veaux

| Naissance | |
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| Décès |
(à 72 ans) Paris 17e |
| Nationalité | |
| Activités |
Homme politique, militaire |
| Parentèle |
Robert Jean Billard (d) |
| Grade militaire | |
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| Conflit | |
| Distinction |
Robert Julien Billard de Veaux, dit Alexandre, né le à Ambrières-les-Vallées, décédé le à Paris 17e, était un chef chouan, figure controversée de la Chouannerie. Chef royaliste, mémorialiste et polémiste, il est surtout connu pour ses Mémoires, qui offrent un témoignage partiel et partial sur les insurrections de l’Ouest de la France à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle.
Biographie
Origine
Alexandre Billard de Veaux naît en à Ambrières, dans le département de la Mayenne[1]. Noble mais pauvre[2], il termine ses études au collège de Mayenne et se destine à devenir un fabricant de toiles[3]. Il est révolté par les vexations infligées à se famille au début de la Révolution française. Il choisit alors de soutenir l’insurrection royaliste et abandonne ses études[3].
La famille Billard est originaire d'Ambrières, où les Billard étaient seigneurs de la Rousselais, des Veaux, et des Loges, et comptaient parmi les familles bourgeoises de cette paroisse, alliée aux Briand.
- Jean-François Billard x Françoise Marie Laurençon
- François Jean Billard, sieur de la Rousselais x Marguerite Bignon
- Louis Billard de Veaux
- Joseph Billard de Veaux
- Robert Julien Billard de Veaux
- Marguerite Billard de Veaux
- Adrien Billard de Vaux
- Robert Julien Richard Billard de Veaux
- Robert Julien Billard, sieur de Veaux
- Anne Antoinette Billard
- Robert Jean Billard x Michelle Françoise Joséphine Briand
- René Pierre Billard
- François Jean Billard, sieur de la Rousselais x Marguerite Bignon
Débuts dans la contre-révolution
Dès 1792, il s’engage dans le mouvement contre-révolutionnaire qui secoue l’Ouest de la France, en réaction à la Révolution française[1]. Doté d’un tempérament passionné, il a un goût prononcé pour l’aventure, un esprit romanesque et, surtout, un engagement total en faveur de la monarchie[2] En , il délivre son frère (qui est prêtre[2]), et d'autres prêtres réfractaires[3] de la prison de Laval.

La chouannerie trouve sa source dans le soulèvement le jour de la Levée en masse. Le [4], Billard de Veaux, avec quelques jeunes dont les Frères Fortin vont se rendre à Mayenne, lors du tirage au sort des conscrits, en réaction au Décret de la Convention du 24 février 1793 visant à lever 300 000 hommes[5], à mobiliser ces hommes et à forcer le retrait des officiers publics[6]. Ils renouvelèrent leurs activités le à Saint-Fraimbault. Enhardi par ce premier succès, Billard de Veaux s'avança, le , sur Mayenne, avec une troupe plus nombreuse, qui se disperse à la vue des gendarmes[3].
Le tribunal de Mayenne les inculpa et les jugea par contumace pour plusieurs raisons :
- avoir empêché le tirage au sort la veille à Mayenne,
- avoir giflé un fonctionnaire public qui haranguait en faveur de la République, et le ,
- avoir fait sauter tous les officiers municipaux de Saint-Fraimbault-de-Prières en leur sautant dessus après avoir saisi et déchiré l’écharpe du maire, acte considéré comme une lèse-majesté[6].
Virée de Galerne
Il fait ses premières armes pendant la virée de Galerne, où il rejoint l'armée catholique et royale. Il entre dans la division d'Henri de La Rochejaquelein[3].

Musée de la Reine Bérengère, Le Mans.
Il quitte les Vendéens après la bataille du Mans et retourne dans son pays où il prend le commandement d'une petite bande dans le nord de la Mayenne et mène de petites actions. Il s'engage, avec quelques complices, dans des escapades consistant à couper les arbres de la liberté et à jouer de mauvais tours aux intrus ainsi qu'aux révolutionnaires[3]. Il harcèle les révolutionnaires et impulse l'insurrection sur les confins de la Normandie. Sa devise combattante est : Je défends à qui que ce soit de passer devant moi, mais le premier qui recule, je le tue ![2]. À la fin de 1794, sa troupe avait pris une importance considérable, ayant désarmé tous les villages alentours ainsi que les villes d'Ambrières et de Villaines-la-Juhel[3].
Insurrection de 1795-1796

Lors des conférences de la Prévalaye, réunissant tous les chefs de la Chouannerie, Billard fut convoqué par Pierre Dezoteux de Cormatin. C’est à cette occasion qu’il fit la connaissance de Louis de Frotté, qui lui confie son intention de diriger l’insurrection en Normandie. En , il se rangea aux côtés de Frotté avec sa compagnie, occupant le poste de commandant en second[7] de la division d'Ambrières-les-Vallées.

Envoyé en mission par Louis de Frotté auprès du comité royaliste du Morbihan, il est arrêté à son retour, près de Fougères, puis transféré à Laval, où il fut condamné une seconde fois à la peine de mort. Les Demoiselles Bodinier réussirent à obtenir sa grâce du président du tribunal criminel, M. Moulin de la Blanchère, à condition qu’il s’engage dans un régiment de cavalerie[3]. Peu après avoir rejoint le corps, il réussit à s’échapper avec vingt-sept dragons et un trompette, qui vinrent renforcer l’armée de Frotté ().
Dès le , il prit part au combat de Saint-Jean-des-Bois, où il fit preuve d’un courage exceptionnel[8]. Avec sa compagnie, il traversa aussitôt la Mayenne, engageant une série de combats : à Ambrières, contre un détachement de la garnison locale ; à Courberie, où il s’empara d’un convoi escorté par une colonne républicaine de Lassay[3]. D'une activité incessante, bravant tous les dangers, il participe à tous les coups de main dans son territoire d'Ambrières, et à Mayenne et Ernée.
En , il est envoyé par Louis de Frotté en Bretagne, auprès de Aimé Picquet du Boisguy et il accomplit sa mission avec succès. Lors de son retour, il prend part au combat du Teilleul le , où il reçoit un coup de fusil à bout portant, enflammant son uniforme[3].

Lors du raid organisé par Frotté contre la ville de Mayenne dans la nuit du , Billard, à la tête d’une trentaine d’hommes, réussit à désarmer le poste de la porte d’Ernée. Il pénétre jusqu’à la place des Halles et est l’un des derniers à se retirer, après avoir été blessé à la jambe. Le , il accompagne le général à Ambrières, où il prend part à tous les combats qui suivirent : Lassay, Niort, Champéon, l’Auberge-Neuve, Ricordeau et le Pas. Le , les Chouans y remportent une victoire sur une colonne républicaine venue d’Ambrières pour effectuer des réquisitions. La défaite de l’armée de Puisaye et les bruits de pacification qui circulaient partout incitèrent Louis de Frotté à envoyer Billard à Laval pour rencontrer Claude-Augustin de Tercier et d’autres chefs. Ces derniers lui confirmèrent que la soumission du pays était générale[3].
1797-1799
Le général Louis de Frotté n'avait pas attendu son retour pour dissoudre ses troupes et se réfugier dans les bois du bocage normand[3]. Pendant deux ans, Billard fut ainsi forcé de se déplacer aux limites de la Mayenne et de la Normandie, exerçant différentes activités et se confrontant quotidiennement à de nouveaux périls. Plusieurs fois blessé, toujours traqué, il pratique tous les métiers pour vivre. Il reste proscrit jusqu'en 1799, caché au château de Fontenai, chez madame de Marescat[2], date de la reprise des hostilités.
Blessures, soumission
Il devança la reprise des combats en 1799, réunissant une petite troupe qu'il joignit à celle de Jean-Marie Mérille, dit Beauregard. Le , ils surprennent l’administration forestière de Domfront dans la Forêt d'Andaine, lui dérobant toutes ses armes. Peu de temps après, ils désarmèrent facilement les colonnes mobiles de Fougerolles, Saint-Denis-de-Gastines et Landivy[3]. Après l’échec des Chouans au village de la Chesnaie (Cigné) le , ils lancèrent une attaque à Montsecret (Orne), où Billard fut grièvement blessé. C'est une action prématurée[1]. Cette initiative, jugée irréfléchie, compromettra la stratégie des royalistes et lui vaudra les reproches de ses supérieurs, notamment du général Louis de Frotté. Transporté mourant au village de la Sellerie, dans la commune de Cerisy-Belle-Étoile, il y arrive le . Là, il reçoit la visite de son jeune frère, qui lui fit part de toutes les persécutions subies par sa famille[9], faussement accusée d’être complice du meurtre du poste de la garde nationale d’Ambrières, le [3].
Blessé, il ne peut reprendre son commandement pendant la seconde guerre de Vendée[1]. Sa famille est décimée, pendant qu'il échappe à toute recherche, et finalement se soumet aux autorités républicaines le . Il effectue sa soumission devant le capitaine Romet, commandant de la place de La Ferté-Macé, pendant que ses camarades tenaient encore la campagne.
Exil
Via le Portugal et la Hollande[2], il se réfugie en Angleterre, malgré une amnistie[1]. En Angleterre, il se lie d’amitié avec Destouches, un autre émigré royaliste. Il y vit dans la précarité, malgré ses blessures et son passé militaire. Il tente de se faire reconnaître comme victime de la Révolution française et cherche des soutiens pour sa cause[1].
En Angleterre, il épouse une créole[3] Marie-Françoise Billandaud des Grisottières, avec laquelle il a un fils[2] : Robert-Julien-Richard[10]
Retour en France et Premier Empire
Il passe en Amérique, et revenu en France, il critique vivement le Premier Empire. Billard de Veaux rentre en France vers 1813[1]. Il tente de soulever un petit groupe de réfractaires, mais ses activités sont entachées de soupçons de collaboration avec la police.
Activités sous la Restauration
Sous la Seconde Restauration, Billard est élevé au rang de chevalier de l'Ordre de Saint-Louis et reçoit une pension annuelle de 2 000 francs[3]. N’étant pas satisfait de ces récompenses, qu’il considérait comme insuffisantes par rapport à ses exploits, il demande en vain à servir dans l’armée, puis se rapproche des milieux ultras et des conspirateurs royalistes[1]. La Seconde Restauration se montre réellement ingrate envers lui, et excite son opposition. En 1819, il est jugé par les assises de la Mayenne pour embauchage illégal de troupes[1]. Il est poursuivi pour un pseudo complot, une conspiration plus ou moins sérieuse, tendant à détrôner Louis XVIII pour lui substituer le comte d'Artois[3].
Ses réclamations, sa fureur, s'expriment tout au long des Mémoires ou Bréviaire du Vendéen[11] (1832, 1838-1840).
Bien que reconnu coupable d’avoir tenté de lever des troupes sans autorisation, il est acquitté le sur la question de l’intention[12], grâce à une défense vigoureuse et à l’exhibition de ses blessures de guerre[1].
Fin de vie et postérité
La fin de la vie de Billard de Veaux reste mal connue. Il vit dans la misère[1]. Gênant et insupportable aux gens de parti, souffrant de maladie, il décède à l’âge de 72 ans, le , dans le 17e arrondissement de Paris, dans une grande pauvreté et avec peu de reconnaissance, malgré toute sa vie consacrée à la monarchie[2]. Billard de Veaux meurt dans l’oubli, mais ses Mémoires, bien que rares et controversés, restent une source pour l’histoire de la Chouannerie et de la Vendée[1]. Son fils est élevé gratuitement dans les écoles militaires et ses filles à Saint-Denis[3].
Œuvre et controverses
Les Mémoires de Billard de Veaux
Billard de Veaux est surtout connu pour ses Mémoires, publiés en deux éditions très différentes[1] :
- Première édition (1832)
- Titre : Mémoires de Billard de Veaux (Alexandre), ancien chef vendéen, ou Biographie des personnes marquantes de la Chouannerie et de la Vendée
- Éditeurs : Lecointe et Pougin (Paris), imprimerie de Marlin (Versailles)
- Format : 3 volumes in-8°
- Problèmes : nombreuses erreurs d’impression, vente à bas prix d’une partie de l’édition, absence de tables et de division par chapitres, désordre et redites
- Billard de Veaux intente un procès à son imprimeur[13], qu’il gagne partiellement[14].
- Seconde édition (1838-1840)
- Titre : Bréviaire du Vendéen, à l’usage des habitants de l’Ouest; Biographie des hommes marquants de la Vendée et de la Chouannerie. La Restauration, ses notabilités, sa politique et ses conséquences, depuis 1792 inclusivement jusqu’à et compris 1830
- Éditeur : chez l’auteur (Paris)
- Format : 3 volumes in-8° (le troisième volume continue la pagination du deuxième)
- Améliorations : moins d’erreurs d’impression, quelques ajouts de pièces et de détails historiques, mais toujours un manque de structure et de tables
- L’ouvrage s’arrête à la mort de Frotté et devait être complété par le récit des voyages et aventures de l’auteur sous l’Empire et la Restauration, ainsi que par des biographies de chefs royalistes.
Réception et critiques
Les Mémoires de Billard de Veaux sont marqués par des récriminations, des contradictions et des attaques contre d’anciens camarades, reflétant son amertume face à l’ingratitude qu’il estime avoir subie de la part de la Restauration[1]. Il tente même de vendre sa seconde édition au gouvernement de la Monarchie de Juillet, arguant que sa publication pourrait contribuer à la stabilité du régime de Louis-Philippe Ier[1].
Les contemporains de Billard de Veaux, notamment les chefs royalistes qu’il a diffamés, portent sur lui des jugements contrastés[1] : - Puisaye le décrit comme un officier intrépide et dévoué, mais victime de l’ingratitude des siens. - Louis de Frotté le qualifie de brave mais insubordonné, présomptueux et peu fiable. - Moulin et d’autres soulignent son caractère emporté et ses initiatives malencontreuses, qui ont parfois nui à la cause royaliste.
Analyse et postérité
Un témoignage controversé
Les Mémoires de Billard de Veaux, bien que rares et difficiles à consulter, offrent un témoignage de première main sur les guerres de Vendée et de Chouannerie. Cependant, leur fiabilité est souvent remise en cause en raison des parti pris de l’auteur, de ses contradictions et de ses attaques personnelles[1]. Ils restent néanmoins une source pour les historiens, à condition d’être croisés avec d’autres documents.
Une figure ambiguë
Billard de Veaux incarne les contradictions et les tensions des milieux royalistes de l’Ouest de la France[1]. Son parcours, marqué par le courage, l’ambition et la rancœur, illustre les difficultés des anciens chouans à se réinsérer dans la société postrévolutionnaire. Son œuvre, bien que controversée, témoigne de la complexité des mémoires et des récits de la contre-révolution[1].
Œuvres
- Titres et correspondances de Robert-Julien Billard de Veaux (dit Alexandre), ancien chef de division à l’armée royale de Normandie, Paris, Dentu, 1825.
- Mémoires de Billard de Veaux (Alexandre), ancien chef vendéen, ou Biographie des personnes marquantes de la Chouannerie et de la Vendée, Paris, Lecointe et Pougin, 1832, 3 vol.
- Bréviaire du Vendéen, à l’usage des habitants de l’Ouest; Biographie des hommes marquants de la Vendée et de la Chouannerie, Paris, chez l’auteur, 1838-1840, 3 vol.
Liens externes
Notes et références
- Léon de La Sicotière, Louis de Frotté et les insurrections normandes, 1793-1832, vol. 1, , Appendice.
- « Les Figures historiques du Bocage mayennais. Auguste Julien Billard de Veaux, un soldat du roi dans la tourmente », Le Courrier de la Mayenne, (lire en ligne, consulté le ).
- « Robert Julien Billard de Veaux », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne)
- ↑ Noémie Rouland, François René Fortin, Un Chouan en Pays de Mayenne, (lire en ligne).
- ↑ Mémoires de Billard de Veaux.
- Michel Lebossé, « Une famille de la Mayenne sous la Révolution », .
- ↑ Et non pas en premier, comme il s'en vante...
- ↑ Le lendemain, on lui remit un ruban blanc brodé par les dames de Lassay, avec ces mots : Pro Deo, pro Rege. Frotté lui dit alors : « Prends-le, mais, la prochaine fois, prends soin de toi ».
- ↑ Sa mère, son frère aîné et Marguerite, sa sœur, meurent en prison à Laval. M. Billard père, accompagné de ses deux fils, Louis et Joseph, sont transférés de Laval à La Rochelle pour être pris en otage sur les îles d’Oléron. Joseph, tombé malade à Angers, y resta jusqu’en 1801. À Thouars, Louis réussit à s’évader et à rejoindre la cachette de son frère, sous la conduite d’un garde nommé La Planche. Le lendemain matin, ils sont surpris par une colonne républicaine venue de Candé. Le jeune homme est conduit au cimetière de Cerisy-Belle-Étoile, et exécuté.
- ↑ Né le 20 mai 1818 à Londres, capitaine du bataillon des sapeurs-pompiers de Paris et chevalier de la légion d'honneur.
- ↑ Il s'agit d'un livre passionné, fourmillant de renseignements et de scènes vivantes, de coups de main et de virées nocturnes qui donnent une idée précise de la guérilla, du compagnonnage et du tempérament lié à la chouannerie. Billard de Vaux, outre son immense courage, et sa ténacité n'est pas inféodé, quelle que soit la cause et les intérêts qu'il sert.
- ↑ Le préfet de la Mayenne rend compte au ministre, par lettre du 4 mai 1819, des poursuites faites contre le vieux Chouan, prévenu de machinations contre la sûreté de l'Etat au mois d'août 1818 à La Bazouge-des-Alleux et à Soulgé-le-Bruant (Bulletin de la Commission Historique et Archéologique de la Mayenne, t. XX, p. 501).
- ↑ Gazette des Tribunaux, 30 octobre 1834; 14 et 15 juillet 1838.
- ↑ En première instance, le tribunal de commerce de Versailles condamna Billard de Veaux à verser une caution provisoire de 1 455 francs à la caisse des consignations, dans l’attente d’une expertise sur les erreurs typographiques reprochées à l’imprimeur. Billard, incapable ou refusant de s’exécuter, vit son mobilier saisi et vendu pour couvrir la somme. Il fit appel de cette décision. La Cour de Paris, dans un arrêt du , lui donna raison en annulant le jugement du tribunal de Versailles, au motif que Billard n’était pas commerçant et que le tribunal de commerce était donc incompétent. L’affaire fut renvoyée devant la juridiction compétente pour examiner à la fois : la demande initiale de l’imprimeur, et les demandes reconventionnelles de Billard, qui réclamait 2 500 francs en réparation du préjudice causé par la saisie de ses biens, ainsi que 25 000 francs pour le préjudice lié à la diffusion d’un ouvrage qu’il estimait dénaturé.
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