Robert Lévi
| Naissance | Paris, France |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité |
Française |
| Formation |
École polytechnique (X 1914) |
| Activité |
Ingénieur des ponts et chaussées ; cadre de la SNCF ; essayiste |
| Père |
Israël Lévi (Grand rabbin de France) |
| Domaine |
Génie ferroviaire ; philosophie des sciences |
|---|
Introduction du terme « chronon » (1927) |
Robert Lévi (Paris, – 1981) est un ingénieur et essayiste français. Cadre dirigeant des chemins de fer (réseaux de l’État puis SNCF), il est connu en physique pour avoir proposé en 1927 l’idée d’« atomes de temps » et introduit le terme de chronon pour désigner un quantum de temps.
Biographie
Origines et formation
Né à Paris le , Robert Lévi est le fils d’Israël Lévi, Grand rabbin de France (1919-1939). Reçu à l’École polytechnique en 1914, il sert pendant la Première Guerre mondiale dans l’artillerie, commence sa scolarité après l’armistice et intègre en 1920 le Corps des ponts et chaussées[1].
Carrière ferroviaire
Affecté au réseau de l’État (à partir de 1924), puis à la SNCF dès sa création (1938), il gravit les échelons jusqu’à des fonctions de direction. Après la Libération, il contribue notamment à la diffusion des longs rails soudés et à l’automatisation des triages en France[1].
Seconde Guerre mondiale
Exclu du Corps des ponts en en application du statut des juifs, Robert Lévi passe en zone non occupée puis en Algérie, où il reçoit la charge de la direction des Transports après le débarquement allié de . Il rentre à Paris après 1944 et poursuit sa carrière à la SNCF jusqu’en 1960[1].
Écrits et témoignages
Outre des articles techniques, il publie un essai de philosophie des sciences, Il n’y a d’absolu que dans le relatif. Suivi d’un essai sur le mythe du hasard (Paris, Vrin, 1974/1975). Ses mémoires, édités et annotés par Marie-Noëlle Polino, paraissent dans la Revue d’histoire des chemins de fer (hors-série n° 8, 2007), à la suite du texte de Frédéric Surleau[2],[3].
Travaux scientifiques
En 1927, Robert Lévi propose une « théorie de l’action universelle et discontinue » où il suppose que l’écoulement du temps propre des corps est composé d’« atomes de temps », qu’il nomme chronons. Il en déduit diverses conséquences cinématiques et dynamiques dans le cadre relativiste[4] Des revues contemporaines de la littérature sur la longueur (ou durée) minimale rappellent que l’idée du « chronon » remonte à cette proposition de Lévi en 1927[5].
Références
- Rémy Cazals, « Lévi, Robert (1895-1981) », sur CRID 14-18 – Dictionnaire et guide des témoins de la Grande Guerre, (consulté le )
- ↑ « Il n’y a d’absolu que dans le relatif », Vrin / notice de librairie (consulté le )
- ↑ François Caron et Marie-Noëlle Polino (dir.), « Le livre des 20 ans de l’AHICF (mention des hors-série) », Revue d’histoire des chemins de fer, no 39, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ .Robert Lévi, « Théorie de l’action universelle et discontinue », Journal de Physique et le Radium, vol. 8, no 4, , p. 182-198 (DOI 10.1051/jphysrad:0192700804018200, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Sabine Hossenfelder, « Minimal Length Scale Scenarios for Quantum Gravity », Living Reviews in Relativity, vol. 16, no 1, (ISSN 2367-3613 et 1433-8351, PMID 28179841, PMCID 5255898, DOI 10.12942/lrr-2013-2, lire en ligne, consulté le )
Liens externes
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