Robert Malley

Robert Malley
Illustration.
Fonctions
Émissaire spécial des États-Unis pour l'Iran

(2 ans, 5 mois et 1 jour)
Président Joe Biden
Prédécesseur Elliott Abrams
Successeur Abram Paley (intérim)
Biographie
Date de naissance
Parti politique démocrate

Robert Malley est un avocat américain, politologue et diplomate, qui était le principal négociateur de l'accord nucléaire iranien de 2015 connu sous le nom d'accord de Vienne sur le nucléaire iranien (JCPOA)[1].

En , le président des États-Unis Joe Biden le nomme émissaire spécial pour l'Iran[2],[3].

Biographie

Famille

Robert Malley est né en 1963 de Barbara Malley (née Silverstein), une New-Yorkaise qui a travaillé pour la délégation aux Nations-Unies du Front de libération nationale algérien (FLN), et de son mari, Simon Malley (1923-2006), un journaliste juif d'origine syrienne qui a grandi en Égypte et a travaillé comme correspondant à l'étranger pour Al Gomhuria[4]. Simon Malley a passé du temps à New York, où il a écrit sur les affaires internationales, en particulier sur les mouvements nationalistes et anti-impériaux en Afrique et notamment le FLN algérien qu'il a contribué à faire connaître[5].

En 1969, Simon Malley s’installe en France avec sa famille. Il y fonde le magazine de gauche Africasia (connu plus tard sous le titre Afrique Asie).

Études

Robert Malley fréquente l'École Jeannine-Manuel où il obtient son diplôme dans la même promotion (1980) que le secrétaire d'État américain Antony Blinken[6].

La famille Malley demeure en France jusqu'en 1980, date à laquelle le président Giscard d'Estaing expulse Simon Malley vers New York, en raison de son hostilité envers le colonialisme occidental et Israël[5].

Malley fréquente l'université Yale et bénéficie en 1984 d'une bourse Rhodes au Magdalen College (Oxford), où il obtient un doctorat en philosophie politique avec une thèse sur le tiers monde et son déclin. Il écrit sur la politique étrangère, y compris sur le conflit israélo-palestinien. Il obtient un doctorat en droit à la faculté de droit d’Harvard, où il rencontre sa future épouse, Caroline Brown[7]. Un autre de ses camarades d'études est Barack Obama[8]. En 1991-1992, il est stagiaire à la Cour suprême sous la direction de Byron White[9].

Carrière de négociateur

Malley est l'un des artisans de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien de 2015[10]. Il est nommé émissaire spécial américain pour l'Iran en 2021.

En 2023, il est placé en congé de ce poste[11].

Vie privée

Le couple a deux fils, Miles et Blaise, et une fille, Frances (2010).

Références

  1. (en) « Rob Malley, Obama's New ISIS Czar, Is a 'Trusted' But Controversial Pick », sur NBC News, (consulté le ).
  2. (en) Matt Spetalnick, Arshad Mohammed, « Former Obama aide Malley named Biden's top envoy on Iran: official », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. « « Entre Ali Khamenei et Joe Biden, qui fera le premier pas vers l’apaisement ? » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. (en) « An Anti-Imperialist Father and His American Diplomat Son », sur Jewish Currents (consulté le ).
  5. Victoria Brittain, « Obituary: Simon Malley », The Guardian, London,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. « Robert Malley, un négociateur américain chevronné face à l'Iran » (consulté le ).
  7. « President Names Statement by the Press Secretary on Robert Malley Appointment » [archive du ] (consulté le ).
  8. Nathan Guttman, « Peace Negotiator Who Advised Obama Campaign Strikes Back at Critics », Jewish Daily Forward,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. Caroline Brown y a été sous la direction de Sandra Day O'Connor.
  10. Pascal Airault, « Les désillusions iraniennes de Robert Malley, l'envoyé spécial de Joe Biden », sur L'Opinion, (consulté le ).
  11. AFP / i24NEWS, « L'émissaire américain pour l'Iran, Rob Malley, mis en congé », sur i24news.tv, (consulté le ).

Liens externes

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