Robert Poughéon

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 68 ans) Neuilly-sur-Seine |
| Nom de naissance |
Eugène-Robert Poughéon |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Formation | |
| Maître | |
| Mouvement | |
| Influencé par | |
| Distinction |
Amazones (1926) |
Eugène Robert Poughéon, né le à Paris 12e et mort le à Neuilly-sur-Seine[2], est un peintre, illustrateur et conservateur de musée français[1].
Biographie
Fils de Louis Pougheon (1851-1935) et d'Eugénie Tourot (1860-1933)[3], Robert Pougheon entre à l'École des arts décoratifs en 1902, puis l'École des beaux-arts de Paris en 1907 (présenté par Fernand Cormon), et suit les cours de Jean-Paul Laurens, d'Albert Besnard et de Paul Baudoüin. Par la suite, il rejoint l'École nationale supérieure des arts décoratifs, reçoit l'enseignement de Charles Lameire (1832-1910) et se lie d'amitié avec Jean Dupas. Il expose au Salon des artistes français dès 1911.
Il remporte le prix de Rome en peinture[1] en 1914[4], mais est mobilisé durant la Première Guerre mondiale. C'est pendant son séjour à la villa Médicis[5], de 1919 à 1923, que son art adopte un style géométrique que, plus tard, l'on rapprocha de celui de Tamara de Lempicka. Il évolue ensuite vers des sujets surréalistes comme en témoigne sa série des Amazones. Toutefois, ses paysages et ses motifs sont à considérer sous la double influence de Pierre Puvis de Chavannes et de l'Art déco, dont il reste un représentant actif et aujourd'hui reconnu.
Dès son retour de Rome, il expose au Salon des artistes français et participe à plusieurs grands chantiers décoratifs : il participe aux décors de l'église du Saint-Esprit (1932-1934), peint une composition monumentale pour la mairie-annexe du 14e arrondissement de Paris, et fournit des décors pour l'Exposition universelle de 1937. Membre de l'Association la fresque fondée en 1928 par plusieurs artistes fresquistes, il y enseigne la technique de la fresque et dirige certains élèves sur les chantiers subventionnés par la Ville de Paris pendant les années 1930.
Vers 1940, il peint La Dame à la rose (Boulogne-Billancourt, musée des Années Trente), qui sera présenté au Salon des artistes français de 1944. L'œuvre a pour modèle Yvonne Cullot, habillée d'une robe dessinée par la couturière Maggy Rouff, et assise devant la propriété du Clos-Fleuri, à Saint-Thierry.
Il est professeur à l'École des beaux-arts de Paris ainsi qu'à l'Académie Julian à Paris[6], et devient directeur de l'Académie de France à Rome en 1942, puis conservateur du musée Jacquemart-André à Paris après la Libération.
Œuvres
Peintures
Illustration
- Johann Wolfgang von Goethe, Faust, collection « Les Grandes Œuvres », Henri Laurens éditeur, 1927[7],[8].
Dessin de billet de banque
- 50 francs Le Verrier.
- 100 francs Jeune Paysan.
- 500 francs Chateaubriand.
- 10 francs Djibouti Banque de l'Indochine, 1946.
- 1 000 francs Djibouti Trésor public, 1974[9],[10].
Élèves
- Jacques Houplain (1920-2020), aux Beaux-Arts de Paris, de 1940 à 1942.
Expositions
- Du au , Robert Pougheon, Roubaix, La Piscine.
Notes et références
- (en) Benezit Dictionary of Artists.
- ↑ Acte de naissance à Paris 12e, n° 1917, vue 26/31, avec mentions marginales de deux mariages à Paris en 1921 et 1950 et du décès à Neuilly-sur-Seine en 1955.
- ↑ Geneanet.org geneanet.org.
- ↑ La Croix, , sur Gallica.
- ↑ [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61277151/f386.item.r=%22Robert%20Pough%C3%A9on%22.zoom La Renaissance de l'art français et des industries de luxe, Paris, .
- ↑ Ggbooks, Jean Pierre Cuzin, Dimitri Salmon, Ingres, Mengès, Art Modern, 2006 , p. 237.
- ↑ Études / publiées par des Pères de la Compagnie de Jésus Éditeur : V. Retaux (Paris) , 1915-01.
- ↑ Henri Pierre Laurens (1861-1933), éditeur parisien.
- ↑ (en) Frenchbanknotes
- ↑ Billets de banque.com
Voir aussi
Bibliographie
- Dictionnaire Bénézit.
- Jules Formigé, « Éloge funèbre du peintre Robert Poughéon », La Revue trimestrielle des artistes français, 7, 1955, n°344, p. 7.
- Georges Laro, « L'art de Robert Poughéon », La Revue trimestrielle des artistes français, 7, 1955, n°344, p. 8-9.
- Emmanuel Bréon, Michèle Le François, Le Musée des années 30, Paris, Somogy, 2007 (ISBN 978-2850569784).
- Alice Massé, Louis Deltour, Gunilla Lapointe (dir.), Robert Poughéon (1886-1955). Un classicisme de fantaisie, cat. exp. Roubaix, La Piscine - musée d'Art et d'Industrie André Diligent, -, Montreuil, Gourcuff-Gradenigo, 2017.
- Louis Deltour, « "Le Serpent" de Robert Poughéon (1930) : stratégie du fragment, appropriations modernistes et néo-académisme », Revue de l'Art, 225, 3, 2024, p. 44-55.
Liens externes
- Archives conservées par : archives départementales des Yvelines (166J, Ms 9054-9058, 5s, -)
- s005b076e4a0d9a9 chercher le nom POUGHEON M.
- correspondances-du-musee-maurice-denis chercher le nom POUGHEON Robert
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la recherche :
- Ressource relative à la vie publique :
- Portail de la peinture
- Portail des arts décoratifs
- Portail de la numismatique
- Portail de l’histoire de l’art
- Portail de la France