Robert von Massow

Robert Massow
Fonction
Député de la chambre des seigneurs
Biographie
Naissance
Décès
(à 88 ans)
Wiesbaden
Nationalité
Activités
Autres informations
Conflit
Distinction

Robert August Valentin Albert Reinhold von Massow (né le à Gumbin, arrondissement de Stolp et mort le à Wiesbaden) est un général de cavalerie prussien et président du tribunal militaire impérial.

Biographie

Origine

Robert est issu de la famille noble poméranienne von Massow. Il est le fils du propriétaire foncier et chambellan prussien August Karl Valentin von Massow (1799-1882) et de son épouse Wilhelmine Marie, née von Glasenapp (1816-1873)[1].

Carrière militaire

Massow fait ses études à l'école secondaire de Dantzig et étudie ensuite aux maisons des cadets de Culm et de Berlin. Il s'engage ensuite le dans le 1er régiment d'uhlans de la Garde de l'armée prussienne en tant qu'enseigne porte-épée. Avec la promotion au grade de sous-lieutenant, Massow est transféré au 12e régiment de grenadiers le . À l'été 1863, Massow, ayant déjà rejoint la Landwehr, demande à émigrer en Amérique du Nord. Il veut y participer à la guerre de Sécession aux côtés des Confédérés[2].

Après son arrivée à New York le , Massow voyage plus au sud. Cependant, sa demande de rejoindre l'armée confédérée est rejetée. Ce n'est qu'après qu'une lettre de recommandation de son compatriote Heros von Borcke au général James Ewell Brown Stuart que Massow est engagé et affecté à une unité sous les ordres de John S. Mosby[3],[4]. Avec cette dernière, il participe à différents combats jusqu'à ce qu'il soit grièvement blessé d'une balle dans le poumon le à Dranesville. Sa guérison prend plus de six mois et Massow retourne en Prusse au printemps 1865, sans avoir pu reprendre le service actif[5].

Lorsque la guerre contre l'Autriche éclate en 1866, il se met immédiatement à disposition et obtient le un poste dans la cavalerie de Landwehr du 3e corps d'armée. Trois jours plus tard, il est déjà affecté au régiment de dragons de réserve de la Landwehr. Pendant la guerre, Massow ne participe cependant à aucune action de combat. Sur son initiative, Massow est mis en service actif le et engagé dans le 11e régiment de dragons à Belgard[6]. Après seulement un an, il est promu adjudant régimentaire et devient premier lieutenant le . À ce titre, le , il est muté à Stettin comme adjudant de la 3e brigade de cavalerie[7]. Lors de la mobilisation au début de la guerre franco-prussienne, Massow est initialement affecté à l'état-major de la 1re division de cavalerie, mais rejoint la 1re division de cavalerie de réserve le en tant qu'adjudant. Il combat avec elle pendant la guerre à Borny-Colombey, Strasbourg, sur l'Ognon, à Longeau, Villersexel et Pontarlier. Entre-temps, Massow reçoit la croix de fer de 2e classe pour ses services le [8]. En , il est nommé adjudant de la 31e brigade de cavalerie nouvellement formée[7]. Cependant, il ne reste à ce poste que quelques semaines jusqu'à ce que Massow soit finalement promu capitaine à la fin de la guerre le et nommé en même temps chef d'escadron du 19e régiment de dragons[9]. Le , Massow reçoit la croix de fer de 1re classe[8].

Massow peut ensuite être incorporé le dans le 9e régiment d'uhlans (de)[10], d'où il est directement affecté à Posen pour y occuper le poste d'adjudant auprès du commandement général du 5e corps d'armée[11]. Le , il est muté à l'état-major à Berlin, où il travailla au département des chemins de fer et est promu major le . De à , Massow fait partie de l'état-major du 3e division d'infanterie[12], puis de l'état-major général du 6e corps d'armée jusqu'à la mi-[13] et de l'état-major général du 3e corps d'armée jusqu'à la mi-[14]. Avec effet au , il est à nouveau muté au Grand État-Major général et commandé en même temps au 2e régiment de dragons de la Garde[15]. Le , Massow est nommé commandant du 2e régiment de dragons (pl) stationné à Schwedt et est promu lieutenant-colonel le [16]. Au bout de deux ans, il abandonne le régiment pour devenir chef du département de cavalerie au ministère de la Guerre. Depuis le , Massow est également membre de la commission chargée d'examiner et d'établir les règlements du service sur le terrain. À sa propre demande, il démissionne de son poste au ministère de la Guerre le et reçoit alors le commandement du 2e régiment d'uhlans de la Garde[17]. En tant que colonel (depuis le ), il est chargé le de diriger la 25e brigade de cavalerie à Darmstadt et est finalement nommé commandant de brigade le [7]. Pendant son séjour dans la ville de résidence de la Hesse, il devient major général le . Le , il est muté à Strasbourg et nommé commandant de la 30e division d'infanterie, avec promotion simultanée au grade de lieutenant-général[18].

Massow est depuis le général commandant du 9e corps d'armée et est promu à ce poste le au rang de général de cavalerie[19]. En remplacement du président du tribunal militaire impérial, malade, il est ensuite affecté à Charlottenbourg à partir du . Neuf jours plus tard, il est nommé président du tribunal militaire impérial et transféré aux officiers à la suite de l'armée. Il quitte cependant ce poste à peine trois ans plus tard, l'empereur s'étant immiscé dans l'un de ses jugements[20]. Le , Massow est mis à disposition avec pension et en même temps à la suite du 2e régiment de dragons.

Pour ses nombreuses années de service, Massow reçoit en 1906 un poste de chanoine au chapitre de la cathédrale de Brandebourg (de) et est nommé son représentant dans la chambre des seigneurs de Prusse[21].

Famille

Massow se marie en premières noces le à Berlin avec Martha von Loeper (1848-1872), la fille du propriétaire Johann von Loeper, propriétaire de Nessin, et d'Emilie Steffenhagen. En secondes noces, il se marie le à Oldenbourg avec la veuve Elisabeth Luise Henriette Sophie, veuve de Gebhard Anton von Trotha (1840-1871)[22], née baronne von und zu Egloffstein (de) (1846-1919), fille du chambellan grand-ducal d'Oldenbourg Julius von und zu Egloffstein (de), lieutenant général et adjudant général d'Oldenbourg, et de Sophie baronne von Pretlack (de)[23]. Tous deux ont chacun deux enfants en mariage et ont encore trois enfants ensemble. Une fille issue de cette union épouse le commerçant hambourgeois Alexander von Oesterreich. Leur fils cadet est l'acteur, metteur en scène et auteur Axel von Ambesser (en fait Axel Eugen Alexander von Oesterreich)[24].

Son fils aîné issu de son premier mariage, Ewald von Massow (de), devient lieutenant général, chef du groupe SS et chef de la direction du Reich du NSDAP[8].

Ordres et décorations

Bibliographie

Références

  1. Walter von Hueck, Friedrich Wilhelm Euler: Genealogisches Handbuch des Adels. Adelige Häuser A (Uradel), Band XVI, Band 76 der Gesamtreihe GHdA, C. A. Starke, Limburg an der Lahn 1981, S. 302. (ISSN 0435-2408)
  2. (en) Paul Ashdown et Edward Caudill, The Mosby Myth: A Confederate Hero in Life and Legend, Rowman & Littlefield, (ISBN 978-0-8420-2929-2, lire en ligne)
  3. (en) Robert Russell Mackey, The Uncivil War: Irregular Warfare in the Upper South, 1861-1865, University of Oklahoma Press, (ISBN 978-0-8061-3736-0, lire en ligne)
  4. (en-US) Kentucky Kindred Genealogical Research, « The Civil War Battle of Perryville, Kentucky – 150 Years Ago », sur Kentucky Kindred Genealogy, (consulté le )
  5. « Robert Von Massow (1839-1927) - Mémorial Find a... », sur fr.findagrave.com (consulté le )
  6. Hans Arnswald, Geschichte des Dragoner-Regiments von Wedel (Pommersches) Nr. 11
  7. (de) Günter Wegner, Stellenbesetzung der Deutschen Heere 1815-1939: Die höheren Kommandostellen 1815-1839, Biblio Verlag, (ISBN 978-3-7648-1779-4, lire en ligne)
  8. « Robert von Massow », sur prussianmachine.com (consulté le )
  9. Georg Schweppe, Geschichte des Oldenburgischen Dragoner-Regiment Nr. 19, ehemalig Großherzoglich Oldenburgischen Reiter-Regiments
  10. Oskar Dreher, Geschichte des 2. Pommerschen Ulanen-Regiments Nr. 9
  11. Dermot Bradley (Hrsg.), Günter Wegner: Stellenbesetzung der Deutschen Heere 1815–1939. Band 1: Die Höheren Kommandostellen 1815–1939. Biblio Verlag, Osnabrück 1990, (ISBN 3-7648-1780-1), S. 52–53.
  12. Dermot Bradley (Hrsg.), Günter Wegner: Stellenbesetzung der Deutschen Heere 1815–1939. Band 1: Die Höheren Kommandostellen 1815–1939. Biblio Verlag, Osnabrück 1990, (ISBN 3-7648-1780-1), S. 93 f.
  13. Dermot Bradley (Hrsg.), Günter Wegner: Stellenbesetzung der Deutschen Heere 1815–1939. Band 1: Die Höheren Kommandostellen 1815–1939. Biblio Verlag, Osnabrück 1990, (ISBN 3-7648-1780-1), S. 55–56.
  14. Dermot Bradley (Hrsg.), Günter Wegner: Stellenbesetzung der Deutschen Heere 1815–1939. Band 1: Die Höheren Kommandostellen 1815–1939. Biblio Verlag, Osnabrück 1990, (ISBN 3-7648-1780-1), S. 46f.
  15. Andreas von Hoverbeck gen. von Schoenaich, Geschichte des 2. Garde-Dragoner-Regiments Kaiserin Alexandra von Rußland. 1860 - 1902
  16. Reinhold von Albedyll, Gedenkblätter des Offizierkorps des 1. Brandenburgischen Dragoner-Regiments Nr. 2 von der Neuformation 1807 bis 1902; Verlag Mittler, Berlin, 1903; 91 Seiten
  17. Günter Wegmann (Hrsg.), Günter Wegner: Formationsgeschichte und Stellenbesetzung der deutschen Streitkräfte 1815–1990. Teil 1: Stellenbesetzung der deutschen Heere 1815–1939. Band 3: Die Stellenbesetzung der aktiven Regimenter, Bataillone und Abteilungen von der Stiftung bzw. Aufstellung bis zum 26. August 1939. Biblio Verlag, Osnabrück 1993, (ISBN 3-7648-2413-1), S. 147–149.
  18. Dermot Bradley (Hrsg.), Günter Wegner: Stellenbesetzung der Deutschen Heere 1815–1939. Band 1: Die Höheren Kommandostellen 1815–1939. Biblio Verlag, Osnabrück 1990, (ISBN 3-7648-1780-1), S. 129.
  19. Dermot Bradley (Hrsg.), Günter Wegner: Stellenbesetzung der Deutschen Heere 1815-1939. Band 1: Die Höheren Kommandostellen 1815-1939. Biblio Verlag, Osnabrück 1990, (ISBN 3-7648-1780-1), S. 65.
  20. Günter Gribbohm: Das Reichsmilitärgericht. Teil deutscher Rechtskultur in wilhelminischer Zeit. Lit, Münster u. a. 2007, (ISBN 978-3-8258-0618-7)
  21. Wolfgang Schößler, Christian Gahlbeck. Dietrich Kurze, Marcus Cante. Gregor Seebacher: Brandenburg/Havel. Prämonstratenser-Domkapitel St. Peter und Paul. In: Heinz-Dieter Heimann (de), Klaus Neitmann, Winfried Schich (de) u. a. (Hrsg.): Brandenburgisches Klosterbuch. Handbuch der Klöster, Stifte und Kommenden bis zur Mitte des 16. Jahrhunderts (= Brandenburgische historische Studien, Band 14). Band 1. Be.bra-Wissenschaft-Verlag, Berlin 2007, (ISBN 978-3-937233-26-0). S. 229–275.
  22. Jahrbuch des deutschen Adels. Band 3, W. T. Bruer, Berlin 1899, S.615
  23. Julius Emil Friedrich Freiherr von Egloffstein. In: Hans Friedl u. a. (Hrsg.): Biographisches Handbuch zur Geschichte des Landes Oldenburg. Hrsg. im Auftrag der Oldenburgischen Landschaft. Isensee, Oldenburg 1992, (ISBN 3-89442-135-5), S. 167–168 (online)
  24. Jörg Schöning: Axel von Ambesser – Schauspieler, Autor, Regisseur. In: CineGraph – Lexikon zum deutschsprachigen Film, Lieferung 14, 1989

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