Roberto Mieville

Roberto Mieville
Fonctions
Député
IIe législature de la République italienne
-
Député
Ire législature de la République italienne
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 35 ans)
Latina
Nationalité
Activité
Autres informations
Parti politique
Distinction

Roberto Mieville (Ferrare, - Latina, ) était un homme politique italien, premier secrétaire à la jeunesse du Mouvement social italien.

Biographie

Officier de carrière pendant la Seconde Guerre mondiale. Depuis le camp de prisonniers militaires de Hereford au Texas, dès , il figurait parmi les fondateurs des FAR, les Fasci di Azione Rivoluzionaria (FAR)

Journaliste, il était l'âme nationaliste révolutionnaire et socialiste du Mouvement social italien (MSI), dont il était l'un des fondateurs, dirigeait le Front de la jeunesse après avoir été nommé à l'unanimité secrétaire national du groupe de la jeunesse et des étudiants[1]. Dans une interview à un journaliste dans laquelle il présentait dans les grandes lignes le MSI, le journaliste lui posa la question « (…) le MSI est-il une continuation spirituelle et matérielle, du moins sur les points honnêtement justes, de la République sociale italienne ? », il répondit :

« Je n'ai jamais craint, et je ne crains toujours pas, d'affirmer que le MSI ne renie en aucune façon notre passé, qui est, en tout cas, véritablement glorieux, de par ses réalisations sociales et politiques et ses triomphes militaires. Il est vrai que nous sommes liés à ce passé, notamment à ses dimensions sociales et nationales. Il est clair que nous nous considérons comme les continuateurs des principes fondamentaux de la République sociale italienne : Italie, République, Socialisation. »[2]

Dans la même interview, à la question « Voulez-vous parler des principes fondamentaux de la socialisation, qui est l'un des concepts les plus importants en MSI ? », il répondit :

« Je peux affirmer que notre conception de la socialisation s’inspire directement des principes du célèbre « Manifeste de Vérone ». Par socialisation, nous entendons que le fondement de l’État-travail est le travail lui-même, sous toutes ses formes et manifestations ; que dans l’économie nationale, tout ce qui passe de l’intérêt privé à l’intérêt collectif relève de la compétence de l’État ; et que l’administration et la gestion de ces entreprises doivent être l’expression d’une coparticipation directe entre employeurs et travailleurs (c’est-à-dire entre ceux qui fournissent le travail et ceux qui le font), tant en matière de production que de profits. »[2]

Il fut dans les années qui suivirent élu, lors des élections générales du , comme l'un des six députés du MSI à la Chambre des députés[3].

Agitateur et fidèle aux principes de la doctrine de Mussolini, il combattit au sein du Mouvement social italien contre toute dérive conservatrice et réactionnaire, en raison de la continuité idéale avec la nature anti-capitaliste, anti-monarchique et anti-atlantiste exprimée dans le Manifeste de Vérone de 1943.

En 1953, il est réélu à la Chambre des députés lors de la IIe législature, où il siège à la commission du travail, de l'émigration, de l'hygiène et des soins de santé.

Il est décédé à l'âge de 35 ans dans un accident de voiture le près de Latina[4]. Il a été remplacé à la Chambre par Giovanni De Totto (it).

Références

  1. (it) Redazione, « 60 anni fa moriva Roberto Mieville, inventò il motto «boia chi... », Secolo d'Italia,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. « Che cos'è il Movimento Sociale Italiano ? », La Hora, II Época, no 18,‎ (lire en ligne)
  3. (it) La Camera dei Deputati, « La Camera dei Deputati », sur camera.it (consulté le ).
  4. Il deputato missino Mieville si uccide in un incidente d'auto Archiviolastampa.it

Notes et références

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