Rock-a-mambo

Rock-a-Mambo
Pays d'origine Drapeau de la république du Congo République du Congo
Genre musical Rumba congolaise
Instruments Guitare électrique, batterie, basse, cuivres, percussions
Années actives Depuis 1957
Labels SOCODI, Editions Tam-tam bantous, Sonafric, Columbia Records, Pathé Marconi - EMI, ESRF, ESDF
Composition du groupe
Anciens membres Jean Serge Essous, Rossignol, Papa Noël, Nino Malapet, Pandi Saturnin

Rock-a-Mambo est un orchestre congolais de rumba originaire de Brazzaville, actif principalement dans les années 1950 et 1960. Initialement formé en 1957 comme un groupe de studio du label Esengo, ce groupe emblématique a largement contribué à l'évolution de la rumba africaine. Son nom est un jeu de mots avec le terme congolais rocamambu, signifiant « celui qui cherche les ennuis » ou le « fils prodigue », illustrant leur esprit rebelle et innovant.

Historique

Rock-a-Mambo, est fondé en 1957 par deux musiciens brazzavillois, Jean Serge Essous et Philippe « Rossignol » Lando, tous deux anciens membres de l’OK Jazz de Franco. Le groupe est créé au sein du studio Esengo à Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa) et s'est rapidement imposé comme un acteur majeur de la scène musicale congolaise, mêlant styles afro-cubains, mambo, cha-cha-cha et rumba odemba[1].

Le groupe comprenait des musiciens talentueux tels qu’Eugène Ngoy « Gogène » (guitare), Nino Malapet (saxophone), Pandi Saturnin (percussions), ainsi que d'autres voix et instrumentistes marquants. Rock-a-Mambo a connu un succès important avec plusieurs titres phares comme « Iyele », « Caramba Sonorita », « Maria Valente » ainsi que des chansons de fusion telles que « African Rock »[2].

En 1959, plusieurs membres du groupe dont Jean Serge Essous ont quitté Rock-a-Mambo pour fonder l'orchestre Les Bantous de la Capitale, un autre grand nom de la rumba congolaise. Malgré ce départ, Rock-a-Mambo a été reconstitué en 1963 sous la direction de Philippe Lando et a continué à révéler de jeunes talents tels que Bopol, Wuta Mayi, Camille « Checain » Lola et Henriette Borauzima, avec une activité perdurant jusque dans les années 1970[3],[4].

Discographie

Rock-a-Mambo a produit de nombreux enregistrements, incluant des albums, EPs et singles, souvent publiés par les labels Pathé Marconi et Columbia. Leur musique se trouve dans plusieurs compilations rétrospectives de la rumba africaine des années 1950-60[5].

Principaux albums et compilations :

  • Rétro Africain vol. 5 (Pathé Marconi - EMI 2 C064-15962)
  • African Retro vol. 6 (Pathé Marconi - EMI 2 C064-15978)
  • Souvenirs Africains (Pathé Marconi - EMI 2C062-15136)
  • Orchestre Rock-A-Mambo [Columbia ESRF 1460; également ESDF 1321]
  • Rossignol et l'Orchestre Rock 'A Mambo [Columbia ESRF 1793]
  • Orchestre Rock-A-Mambo tome 2, ESDF 1372
  • Nino et l'Orchestre Rock-A-Mambo volume 3 [Columbia ESDF 1380]
  • Groupe Choc des Années 50 ESDF 1372
  • Congo Latino Columbia ESDF 1401
  • Orchestre Rock-A-Mambo No 4 (Columbia ESDF 1403, originaire d'Esengo)

Le groupe a aussi enregistré un grand nombre de singles et certaines de leurs chansons sont disponibles sur des plateformes modernes comme Apple Music et Deezer, incluant des titres comme « Les voyous », « Chérie Nini », « Allegria » ou « El Rico Cuban Mambo ».

Références

  1. (en) Gary Stewart, Rumba on the River: A History of the Popular Music of the Two Congos, Verso, (ISBN 978-1-85984-368-0, lire en ligne)
  2. « Rockamambo », sur www.muzikifan.com (consulté le )
  3. Nago Seck, « African Retro vol. 5 : Rock’A Mambo », sur Afrisson, (consulté le )
  4. Messager, « Rock-A-Mambo: Une légende vivante », sur MBOKAMOSIKA, (consulté le )
  5. « Orchestre Rock A Mambo » Accès payant, sur Discogs (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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