Rock Balakiyèm Gnassingbé

| Président Fédération togolaise de football | |
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Rock Balakiyèm Gnassingbé est un officier supérieur de l'armée togolaise, ancien commandant d'une division blindée[1], fils du président Gnassingbé Eyadema et frère de Faure Gnassingbé.
Il est connu pour avoir été président de la Fédération togolaise de football de 2009 à 2010, succédant à Tata Adaglo Avlessi qui lui-même lui avait succédé en 2007[2] et pour ses fonctions au port autonome de Lomé.
Biographie
Carrière militaire et administrative
Officier de l’armée togolaise, Rock Gnassingbé occupe le grade de colonel. Il a exercé des responsabilités de commandement au sein des forces armées togolaises. Il a également occupé des fonctions administratives au Port autonome de Lomé, notamment dans les domaines de la sûreté et de la sécurité portuaire et directeur adjoint de cette société publique. Dans ce cadre, il participe à la mise en œuvre de dispositifs de sécurisation des activités maritimes et du transit des marchandises vers les pays sahéliens[3],[4].
Parcours dans le football
Rock Gnassingbé accède à la présidence de la Fédération togolaise de football au début des années 2000. Sous sa direction, l’équipe nationale du Togo connaît son principal succès international avec la qualification historique pour la Coupe du monde de football 2006. Cette génération comprenait notamment l’attaquant Emmanuel Adebayor. Son mandat est marqué par des tensions internes, notamment des différends liés à la gestion administrative et financière de la fédération ainsi qu’une crise de primes lors du Mondial 2006. Il quitte la présidence en 2007 après une élection remportée par Tata Avlessi. Il annonce par la suite sa candidature pour revenir à la tête de la FTF, affirmant vouloir contribuer à la relance du football togolais, alors confronté à des difficultés organisationnelles et sportives. Les élections fédérales se déroulent sous la supervision de la Fédération internationale de football association (FIFA)[4],[5],[6].
Autres activités publiques
Rock Gnassingbé est le directeur adjoint du port autonome de Lomé et il a intervenu lors de forums économiques consacrés à l’économie bleue et à la sécurité maritime, présentant les mesures de protection mises en place au Port autonome de Lomé pour les navires et le transit régional[4],[3].
Controverses
Son passage à la tête de la FTF a suscité des critiques concernant la gouvernance de l’instance et des accusations de gestion opaque, qu’il a publiquement contestées[5],[6]. Il a également été cité comme témoin dans des procédures judiciaires liées à des affaires politico-militaires au Togo notamment les évènements de 2009 (considérés comme tentative de coup d'état), sans poursuites retenues contre lui[7].
Distinctions
Voir aussi
Références
- ↑ Andrew Manley, Togo after Eyadéma ?, février 2003, notamment la partie n°5 « Dynastic influences ».
- ↑ Le bureau exécutif de la FTF, site consultée le 13 juin 2006.
- « PAL: le Colonel Rock Gnassingbé rassure les opérateurs économiques », sur Le Reflet d'Afrique (consulté le )
- « Rock Gnassingbé, frère du chef de l’Etat, veut diriger à nouveau la Fédération togolaise de football », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
- Felix Kalepe, « Coupe du monde 2006 : Rock Gnassingbé replonge dans des souvenirs », sur TOGO FOOT | Football au Togo, (consulté le )
- « Rock Gnassingbé returns as FA chief », sur République Togolaise (consulté le )
- ↑ « TOGO : LE COL. ROCK GNASSINGBE REVELE AU GRAND JOUR LES PROBLEMES DE LA FAMILLE », sur Collectif pour la Vérité des Urnes, (consulté le )
- ↑ « Décret n° 2016/051 portant nominations dans l'ordre national du Mérite », Journal officiel de la République togolaise, no 39, (lire en ligne [PDF], consulté le ).
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