Rodolphe Plamondon
| Nom de naissance | Joseph-Marcel-Rodolphe Plamondon |
|---|---|
| Naissance |
Montréal, Québec, Canada |
| Décès |
(à 64 ans) Montréal, Québec, Canada |
| Activité principale | Ténor, violoncelliste, professeur de chant |
| Style | Musique classique |
| Années d'activité | 1895-1940 |
Rodolphe Plamondon, né Joseph-Marcel-Rodolphe Plamondon le à Montréal et mort le dans la même ville, est un ténor, violoncelliste et professeur canadien[1],[2],[3]. Son activité se déroule principalement entre la fin du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle[1].
Biographie
Rodolphe Plamondon naît dans un milieu où la musique occupe une place importante. Son père, Théodore Plamondon, notaire et amateur de violon, organise fréquemment des soirées de musique de chambre au domicile familial[1],[3]. Le jeune Plamondon suit des études classiques au petit séminaire de Montréal entre 1888 et 1892, puis s’initie au violoncelle avec Louis Charbonneau, au solfège avec Frédéric Pelletier et au chant avec le compositeur et chef d’orchestre Guillaume Couture[1].
En , il part pour l’Europe[1],[3]. Admis à l’étude du violoncelle au Conservatoire national de musique et de déclamation de Rennes, il y obtient une première médaille avant de s’installer à Paris[1],[3]. Dès l’été de 1896, il obtient ses premiers engagements professionnels comme violoncelliste à Paramé, puis aux Folies-Parisiennes, tout en poursuivant ses cours de chant auprès du ténor Pierre-Émile Engel[1],[3]. Il se produit aussi dans des salons français, où il rencontre Jules Massenet et Reynaldo Hahn[1].
En , il chante au Windsor Hall de Londres en compagnie de Nellie Melba[1]. Le , il se produit à l’église des dominicains de la rue du Faubourg Saint-Honoré, à Paris, lors d’un concert auquel participent Jean-Baptiste Faure et Charles-Marie Widor[1]. Il apparaît ensuite dans divers récitals européens aux côtés d’artistes tels que Clara Butt et Paul-Henri Plançon[1].
Carrière lyrique
La carrière de Plamondon prend un tournant en 1904, lorsqu’une critique favorable d’un concert à la salle Pleyel à Paris renforce sa visibilité dans le milieu lyrique[1]. Il obtient alors des rôles plus importants, notamment à Monte-Carlo, où il chante Laërte dans Hamlet d’Ambroise Thomas en 1905 et le prince Sinodal dans Le Démon d’Anton Rubinstein en 1906[1],[3].
Il fait ses débuts à l’Opéra national de Paris en dans le rôle-titre de La Damnation de Faust de Hector Berlioz[1]. Le Dictionnaire biographique du Canada indique qu’il tient ce rôle près de 250 fois au cours de sa carrière[1]. Il chante ensuite à l’Opéra de Paris dans Hippolyte et Aricie de Jean-Philippe Rameau, dans le rôle d’Hippolyte en 1908, puis dans Castor et Pollux du même compositeur, dans le rôle de Castor en 1918[1]. Il devient alors le premier chanteur canadien à se produire dans ce théâtre[1].
Plamondon est aussi soliste invité dans plusieurs institutions parisiennes et françaises, notamment les concerts Colonne, les concerts Lamoureux et la Société des concerts du Conservatoire[1],[3]. Son répertoire comprend surtout des œuvres françaises, mais aussi The Dream of Gerontius d’Edward Elgar[1].
En 1917, il rencontre Camille Saint-Saëns et l’accompagne en tournée en France[1]. Les deux artistes donnent ensemble le cycle La Cendre rouge, et Plamondon intervient comme soliste dans l’oratorio Le Déluge sous la direction du compositeur[1]. Saint-Saëns lui dédie ensuite À saint Blaise, que Plamondon interprète à Montréal le [1].
Au cours de sa carrière, il participe également à des créations, dont The Dream of Gerontius au palais du Trocadéro à Paris en 1906 et Harmonie du soir de Rodolphe Mathieu en 1924, sous la direction de Paul Paray[1].
En 1904, il épouse la cantatrice française Marie Dufriche, avec laquelle il a un fils, Jean[3].
Retour au Canada et enseignement
Plamondon donne deux concerts au Canada en 1906, au Monument national de Montréal le , puis à l’Auditorium de Québec le [1]. Son retour au pays après plusieurs années en Europe est alors largement signalé par la presse canadienne[3]. Il ne revient au pays que quatorze ans plus tard, avec une réputation internationale déjà établie[1]. Le , il donne un récital au Monument national de Montréal[1].
En 1927 et 1928, il participe aux festivals du Canadian Pacific au château Frontenac, à Québec[1]. Il s’établit définitivement au Québec en 1928 et se consacre ensuite à l’enseignement[1]. Le Dictionnaire biographique du Canada indique qu’il aurait fondé un studio de chant à Montréal[1]. À partir de 1935, il enseigne à l’École supérieure de musique d’Outremont jusqu’à sa mort[1].
Postérité
La documentation secondaire conserve plusieurs traces de son activité. Le Dictionnaire biographique du Canada signale que Bibliothèque et Archives nationales du Québec conserve du matériel le concernant, notamment des enregistrements accessibles en ligne[1]. La même source mentionne aussi qu’une avenue de Montréal et une station de métro portent son nom, ainsi qu’une rue de Chicoutimi[1]. En 1991, il est intronisé au Panthéon canadien de l’art lyrique, créé la même année par l’Opéra de Montréal[1].
Parcours
| Année | Événement | Source |
|---|---|---|
| 1895 | Départ pour l’Europe | [1],[3] |
| 1896 | Premiers engagements comme violoncelliste à Paramé et à Paris | [1],[3] |
| 1904 | Mariage avec Marie Dufriche | [3] |
| 1906 | Débuts à l’Opéra de Paris dans La Damnation de Faust | [1] |
| 1906 | Retour au Canada pour une série de concerts | [1],[3] |
| 1917 | Tournée en France avec Camille Saint-Saëns | [1] |
| 1928 | Installation définitive au Québec | [1] |
| 1935 | Début de son enseignement à l’École supérieure de musique d’Outremont | [1] |
| 1991 | Intronisation au Panthéon canadien de l’art lyrique | [1] |
Concerts recensés
| Date | Ville | Lieu | Pays | Remarques | Source |
|---|---|---|---|---|---|
| 31 décembre 1897 | Paris | Église des dominicains de la rue du Faubourg-Saint-Honoré | France | Concert mentionné dans les biographies contemporaines. | [4] |
| juin 1897 | Londres | Windsor Hall | Royaume-Uni | Concert avec Nellie Melba. | [4] |
| 1er octobre 1906 | Montréal | Monument national | Canada | Concert lors du retour au Canada. | [4] |
| 4 octobre 1906 | Québec | Auditorium de Québec | Canada | Concert canadien. | [4] |
| 20 avril 1920 | Montréal | Monument national | Canada | Récital. | [4] |
| 1927 | Québec | Château Frontenac | Canada | Festival du Canadian Pacific. | [4] |
| 1928 | Québec | Château Frontenac | Canada | Festival du Canadian Pacific. | [4] |
Références
- Pierre Vachon, « PLAMONDON, RODOLPHE (baptisé Joseph-Marcel-Rodolphe) », sur Dictionnaire biographique du Canada (consulté le )
- ↑ « Plamondon, Rodolphe », sur L'Encyclopédie canadienne (consulté le )
- Jean Provencher, « Le ténor Rodolphe Plamondon », sur Les Quatre Saisons, (consulté le )
- (en) « Rodolphe Plamondon Concert Setlists », sur setlist.fm (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la musique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Portail du Canada
- Portail de la musique classique