Roger-Henri Marijnissen
| Naissance |
Gand ( |
|---|---|
| Décès |
(à 95 ans) Renaix ( |
| Nationalité | Belge |
| Diplôme |
Universitaire (doctorat) |
| Profession |
Historien de l'art |
| Formation |
Roger-Henri Marijnissen, né le à Gand en Belgique et décédé le à Renaix, est un historien de l'art belge, spécialisé dans la conservation-restauration des œuvres et l'étude critique des peintres anciens, particulièrement Pieter Brueghel l'Ancien et Jérôme Bosch. Il est reconnu pour avoir renouvelé les méthodes d'analyse scientifique appliquées à l'examen des œuvres d'art ainsi que pour ses contributions académiques et éditoriales dans le domaine de l'histoire de l'art.
Biographie
Roger-Henri Marijnissen nait à Gand en Belgique en 1923. Il étudie l'histoire de l'art et l'archéologie à l'Université de Gand, où il obtient un doctorat en 1966 avec une thèse novatrice sur la conservation et la restauration des œuvres d'art, publiée sous le titre Dégradation, conservation et restauration de l'œuvre d'art. Cette étude remet en question les pratiques de traitement des œuvres et devient une référence méthodologique dans le domaine[1]. En 1958, Marijnissen est nommé adjoint au directeur du Département de conservation du Koninklijl Instituut voor het Kunstpatrimonium (en français l'Institut royal du Patrimoine artistique, respectivement KIK et IRPA) à Bruxelles, où il travaille pendant plusieurs décennies. Dans ses fonctions, il promeut une approche méthodique et scientifique de l'examen des œuvres, notamment pour la détection de falsifications et l'étude des techniques picturales[2],[3]. Sa carrière est marquée par des débats et des prises de position sur l'éthique de la restauration et le transport des œuvres, plaidant pour une préservation respectueuse des matériaux originaux des peintures anciennes[1].
Fin de vie
Roger-Henri Marijnissen Décède à Renaix le à l'âge de 95 ans. Peu après sa mort, plusieurs institutions culturelles ont salué sa contribution à l'histoire de l'art et à la conservation des œuvres, comme la Flemish Art Collection, l'Académie royale de Belgique pour les sciences, les lettres et les beaux-arts et CeROArt qui publie en 2015 Hommage à Roger H. Marijnissen. En 2011, il fait don de sa bibliothèque personnelle de plus de 3 000 volumes au Musée des Beaux-Arts de Gand, constituant un fonds précieux pour la recherche future[2].
Œuvres et contribution
Roger-Henri Marijnissen est l'auteur de plusieurs ouvrages majeurs dans le domaine de l'histoire de l'art : premièrement, des études sur Jérôme Bosch, notamment des monographies illustrées qui explorent la vie et l'œuvre du peintre brabançon, combinant analyse iconographique, archivistique et critique du corpus des œuvres attribuées à Bosch ; deuxièmement, des études sur Pieter Brueghel l'Ancien où il publie des catalogues commentés et des analyses détaillées de l'ensemble des œuvres peintes et dessinées de Brueghel, devenus des références pour les spécialistes et les amateurs ; dernièrement, des travaux sur la conservation et la détection des falsifications où il aborde ces thèmes dans des publications consacrées à la technique picturale, à la restauration et à l'intégrité des œuvres historiques[1]. Marijnissen contribue également à des articles de presse et des essais destinés à un public plus large, notamment dans des journaux belges abordant des sujets d'histoire de l'art ; il a rédigé des chroniques dans De Standaard, des publications dans la revue Museum publiée par l'UNESCO avec Laissez-nous le Bruegel ![4] et aussi dans la revue CeROArt avec son article L'erreur, la faute, le faux : vers une éthique du respect et de la responsabilité[5].
Ouvrages
- Bosch, co-écrit avec Peter Ruyffelaere aux éditions des Fonds Mercator.
- Bruegel, paru en 2003.
Engagement professionnel
Durant sa carrière, Marijnissen est membre de plusieurs institutions scientifiques et culturelles. Il est élu correspondant, puis membre de l'Académie royale de Belgique pour les sciences, lettres et beaux-arts (KVAB), et devient ultérieurement commandeur puis grand officier de l'Ordre de Léopold. Ses travaux sur la restauration, la conservation scientifique et l'interprétation des œuvres des maitres anciens influencent durablement les pratiques muséales et l'étude historique des techniques artistiques[1].
Notes et références
Références
- (nl) « Academie Berichten », VWK, no 71, , p. 24 (lire en ligne
[PDF])
- (en) « In memoriam Roger H. Marijnissen », sur The Flemish Art Collection (consulté le )
- ↑ Roger-Henir Marijnissen, « Paul Coremans », Nuances (Association Internationale pour le Respect de l'Intégrité du Patrimoine Artistique), vol. 34, , p. 16-18 (lire en ligne
[PDF])
- ↑ « Mélanges en l'honneur de Roger Marijnissen », sur journals.openedition.org (consulté le )
- ↑ « Tribute to Roger H. Marijnissen », sur journals.openedition.org (consulté le )
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