Roger Léonard

Roger Léonard
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Fonctions
Premier président ou première présidente de la Cour des comptes
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Préfet de police de Paris
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Préfet de Seine-et-Oise
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Sous-préfet de Thionville
-
Sous-préfet de Blaye
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Joseph Étienne Roger Léonard
Nationalité
Formation
Faculté de droit de Bordeaux (d)
École libre des sciences politiques
Faculté de droit et des sciences économiques de Paris (d)
Faculté des lettres de Bordeaux (d)
Activités
Autres informations
Distinctions

Roger (Joseph, Étienne) Léonard, né le à Bordeaux et décédé le à Neuilly-sur-Seine[1], est un haut fonctionnaire français.

Biographie

Du au , Roger Léonard fut gouverneur général de l'Algérie Française. Il est le premier président de la Cour des comptes de 1955 à 1969.

Le , Roger Léonard prend une ordonnance : « dans tous les bals […] il est interdit aux hommes de danser entre eux »[2].

Formation et guerre de 14-18

Il étudie à la faculté de lettres de Bordeaux, où il obtient une licence ès lettres le . Mobilisé d’ à , il reprend ses études après la guerre et obtient sa licence de droit le à la faculté de droit de Bordeaux et de Paris. Le , il est diplômé de l’École libre des sciences politiques (ELSP), filière économique et financière, option finances publiques[3].

Carrière jusqu'à l'occupation (1940)

La même année, il devient chef de cabinet du préfet de la Gironde, puis, en , chef du secrétariat particulier du général Nollet, alors ministre de la Guerre. Sous-préfet de Blaye (Gironde) en 1924, chef adjoint de cabinet du ministre du Commerce et de l'Industrie (Charles Chaumet) en , il est nommé sous-préfet d'Haguenau (Bas-Rhin) le , puis sous-préfet de Thionville (Moselle) en 1934[3].

Roger Léonard devient ensuite maître des requêtes au Conseil d’État en , puis, en , directeur au ministère de la Guerre. Directeur du contentieux, de la justice militaire et de la gendarmerie, il est relevé de ses fonctions pour avoir refusé d'engager des poursuites contre les parlementaires passagers du Massilia qui s’étaient embarqués pour continuer la lutte en Afrique du Nord[3].

Carrière post 1945

À la demande de Michel Debré, il devient préfet de Seine-et-Oise à la Libération. Il occupe le poste de préfet de police de Paris de 1947 à 1951, en pleine guerre froide. C’est à ce titre qu’il prend le un arrêté voté par le conseil municipal de Paris permettant la création d’une Commission consultative de révision des sanctions relatives à l'épuration[3].

Gouverneur général d'Algérie (1951-1955)

Le , le conseil des ministres le nomme gouverneur général de l’Algérie (Journal officiel de la République française du ). Il est le successeur de Marcel-Edmond Naegelen, gouverneur général de l’Algérie de à . Roger Léonard quitte ce poste le et il y est remplacé par Jacques Soustelle qui est affecté en Algérie du au . Il est ainsi l’un des témoins privilégiés du début de la guerre d’Algérie, puisqu’il est en poste lors de la Toussaint rouge (premiers attentats du Front de libération nationale (FLN) le ). Aux côtés de trois autres anciens gouverneurs généraux de l’Algérie, Maurice Viollette, Georges Le Beau et Marcel-Edmond Naegelen, il est membre de l’Union pour le salut et le renouveau de l’Algérie française (USRAF), fondée en par Jacques Soustelle[3].

Fin de carrière

Revenant ensuite à sa formation en finances, Roger Léonard est institué en premier président, puis premier président honoraire de la Cour des comptes en . De 1968 à 1971, il est membre du conseil d’administration de la Fondation nationale de sciences politiques (FNSP). De 1970 à 1973, il est président puis président honoraire de la Compagnie financière et industrielle des autoroutes (Cofiroute). Il meurt à Paris le [3].

Roger Léonard est nommé chevalier de la Légion d’honneur en , puis promu au grade d'officier en et de commandeur le . Le , Roger Léonard est élevé à la dignité de grand officier en qualité de préfet de police, puis de grand’croix par décret du comme premier président de la Cour des comptes. Il est également titulaire de la croix de guerre 14-18 et de la croix de guerre 39-45[3].

Ouvrages

Décorations

Références

  1. Acte de naissance à Bordeaux (section 2), n° 597, vue 107/314, avec mention marginale du décès à Neuilly-sur-Seine.
  2. Daniel Borrillo, « La lutte contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle en droit européen et français », Droit et cultures. Revue internationale interdisciplinaire, no 49,‎ , p. 129–145 (ISSN 0247-9788, lire en ligne, consulté le )
  3. « Notice biographique », sur Sciences Po,
  4. « LEONARD, Joseph Etienne Roger », sur Archives nationales (consulté le ).
  5. Notice fonds Sciences Po
  6. « BODMR n°04 du 29 janvier 1954 page 144 », sur legifrance.gouv.fr (consulté le )
  7. « BODMR n°9 du 17 mars 1954 page 362 », sur legifrance.gouv.fr (consulté le )
  8. Nationaal Archief (La Haye), inventaire 2.02.32, dossier 735, Roger Leonard, numéro d'enregistrement 943

Liens externes

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