Rollerball (film, 2002)
| Réalisation | John McTiernan |
|---|---|
| Scénario |
Larry Ferguson John Pogue |
| Acteurs principaux |
Chris Klein Jean Reno |
| Sociétés de production |
Atlas Entertainment Helkon Media AG Metro-Goldwyn-Mayer Mosaic Media Group Toho-Towa Yorktown Productions |
| Pays de production |
|
| Genre | science-fiction |
| Durée | 99 minutes |
| Sortie | 2002 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Rollerball est un film nippo-germano-américain réalisé par John McTiernan et sorti en 2002. Il s'agit d'un remake de Rollerball de 1975 et une seconde adaptation de la nouvelle Meurtre au Jeu de Boules (Roller Ball Murders) de William Harrison (en), publiée en 1973.
Le film met en vedette Chris Klein, Jean Reno, LL Cool J, Rebecca Romijn et Naveen Andrews. Le film se déroule en 2005. Jonathan Cross est la star de l'équipe américaine du jeu le plus violent qui soit : le rollerball. Avec Marcus Ridley, son ami d'enfance, et la belle Aurora, il déchaîne les foules. Chaque nouvelle partie augmente leur célébrité et la richesse d'Alexi Petrovich, le créateur de ce jeu où (presque) tous les coups sont permis. Pour Jonathan et ses amis, l'argent coule également à flots. Pourtant, le jeune homme découvre rapidement que derrière ce divertissement se cache une réalité bien plus inquiétante. Alexi Petrovich, prêt à tout pour garantir le succès du rollerball, n'hésite pas à y inclure de nouveaux rebondissements au détriment des joueurs, qui lui servent de pions.
Le film reçoit des critiques presse globalement négatives et est un échec au box-office, rapportant 25,9 millions de dollars pour un budget de production de 70 millions de dollars. En 2014, le Los Angeles Times a classé comme l'un des échecs au box-office les plus coûteux de tous les temps[1]. Le film engendre par ailleurs l'affaire des écoutes liée à Anthony Pellicano et impliquant John McTiernan et le producteur du film, Charles Roven.
Synopsis
En 2005, le Rollerball est le nouveau sport à la mode. Version violente dérivé des Roller derbys impliquant des motos et une boule métallique, il gagne en popularité dans de nombreux pays. Marcus Ridley invite son Jonathan Cross à le rejoindre pour jouer dans l'équipe des Zhambel Horsemen au Kazakhstan. Passionné de sport, Jonathan refuse la proposition de son ami, espérant bientôt intégrer la Ligue nationale de hockey. Cependant, après une course-poursuite imprudente dans sa ville natale, la police est à sa recherche. Pour leur échapper, Jonathan est contraint d'accepter l'offre de Marcus. Grassement payés, les deux amis américains font équipe avec des locaux mal payés, souvent grièvement blessés lors de ces matchs.
Jonathan devient rapidement la star de l'équipe et la figure emblématique du promoteur Alexi Petrovich, fasciné par ce sport explosif. Il entretient une liaison secrète avec une coéquipière, Aurora. Lors d'un match, l'un de leurs coéquipiers est tué par un adversaire, un événement malheureusement fréquent. Cependant, l'équipe découvre rapidement que ce meurtre était peut-être prémédité : une des sangles du casque de la victime avait été coupée et les caméras qui filmaient la scène semblaient déjà prêtes à immortaliser le moment. Jonathan et Ridley finissent par découvrir qu'Alexi et son assistant, Sanjay, ont tout intérêt à maintenir la popularité du sport au maximum. Ils orchestrent des « accidents » sanglants et médiatisés, tout en s'assurant que Jonathan et Ridley ne puissent pas quitter l'équipe et rester des stars incontestées. Ces morts, ainsi que le talent de Jonathan, semblent contribuer à l'augmentation des audiences.
Jonathan et Marcus font semblant d'ignorer la situation, désireux de préserver leur train de vie actuel. Mais après un « accident » qui manque de coûter la vie à Aurora, les deux amis décident de fuir le pays pour sauver leur vie. Leurs coéquipiers, dont Aurora, ne peuvent les accompagner, car ils ont de la famille sur place. Jonathan et Marcus sont suivis par Alexi et plusieurs gardes du corps, qui les attaquent avant qu'ils n'atteignent la frontière russe. Jonathan est blessé et Ridley doit l'abandonner. Alexi et ses hommes capturent Jonathan et tuent Marcus avant que ce dernier ne puisse franchir la frontière.
Jonathan affirme qu'il continuera à travailler pour Alexi si Aurora est transférée dans une autre équipe, afin de la protéger du danger. Alexi accepte et transfère secrètement Aurora dans l'équipe adverse pour le prochain match. Sachant qu'il ne peut plus faire confiance à Jonathan, Alexi tente de l'éliminer publiquement en supprimant toutes les règles du match de Rollerball à venir. Le match devient plus violent que jamais et de nombreux joueurs trouvent la mort. Cependant, Jonathan, avec l'aide de joueurs des deux équipes, déclenche une révolution, révélant au public la véritable nature de ce sport. Fou de rage, il tue Alexi et Sanjay avant de retrouver Aurora.
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb et Allociné, présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre original : Rollerball
- Réalisation : John McTiernan
- Scénario : Larry Ferguson et John Pogue, d'après la nouvelle Roller Ball Murder de William Harrison (en)
- Musique : Éric Serra
- Directeur de la photographie : Steve Mason
- Prises de vues additionnelles : Adam Holender
- Montage : Robert K. Lambert et John Wright
- Décors : Dennis Bradford et Norman Garwood
- Costumes : Kate Harrington
- Production : John McTiernan, Charles Roven et Beau St. Clair
- Sociétés de production : Atlas Entertainment, Helkon Media AG, Metro-Goldwyn-Mayer, Mosaic Media Group, Toho-Towa et Yorktown Productions
- Distribution : MGM Distribution Co. (États-Unis), Columbia TriStar Films (France)
- Pays de production :
États-Unis,
Japon,
Allemagne - Genre : action, science-fiction
- Durée : 99 minutes
- Format : couleur (DeLuxe) - son : Dolby Digital, DTS, SDDS - 2,35:1
- Budget : 70 millions de dollars[2]
- Dates de sortie[3] :
- États-Unis :
- France :
- Allemagne :
- Japon :
- Belgique :
- Classification[4] :
- États-Unis : PG-13
- France : interdit aux moins de 12 ans lors de sa sortie en salles
Distribution
- Chris Klein (VF : François Huin) : Jonathan Cross
- Jean Reno (VF : lui-même) : Alexis Petrovich
- LL Cool J (VF : Lucien Jean-Baptiste) : Marcus Ridley
- Rebecca Romijn : Aurora
- Naveen Andrews (VF : Bernard Gabay) : Sanjay
- Oleg Taktarov : Denekin
- David Hemblen (VF : Vania Vilers) : Serokin
- Janet Wright : Coach Olga
- Andrew Bryniarski : Halloran
- Kata Dobó : Katya
- Lucia Rijker : la no 9 de l'équipe rouge
- Kevin Rushton : le joueur équipe rouge
- Mike Dopud : Michael 'The Assassin'
- Michael Tadross : Starter
- Eugene Lipinski : Yuri Kotlev
- Slipknot
- Pink : la chanteuse rock
- Shane McMahon : le magnat américain des médias
- Paul Heyman : un annonceur anglais
Production
Le scénario s'inspire du film Rollerball de 1975 et de la nouvelle Meurtre au jeu de boules (Roller Ball Murders) de William Harrison, publiée en 1973. Le scénario initial était davantage axé sur le commentaire social. Cependant, le réalisateur John McTiernan pense que le public voudra voir plus de scènes de rollerball. Ainsi, le script est retravaillé avec plus de scènes d'action dans un style inspiré de la World Wrestling Entertainment[5].
Le premier choix pour incarner Jonathan Cross était Keanu Reeves[5].
Le tournage dure 15 semaines, entre juillet et [5]. Il se déroule au Canada (Lethbridge, Montréal, Blainville) ainsi que dans le Wyoming (Sheridan), dans le Minnesota (Saint Paul), en Californie (San Francisco) et dans l'État de New York (Yonkers)[6].
Courant 2001, une projection test a lieu à Las Vegas. À la suite de très mauvaises réactions, la MGM ordonne des reshoots, notamment pour obtenir une interdiction PG-13 qui permettrait de viser un public plus large. Le tournage de ces scènes supplémentaires a donc lieu courant 2001, durant environ deux semaines[5].
Bande originale
Rollerball
| Sortie | 2002 |
|---|---|
| Genre | musique de film, rock |
| Label | Virgin |
La musique du film était initialement composée par Brian Wayne Transeau. Cependant, à la suite de projections test désastreuses, il est remplacé par Éric Serra[5]. Un album est sorti en 2002 avec ses compositions et quelques chansons rock du film[7]
- Listes des titres de l'album
- Eghnev - 2:49
- Letzgo - 3:27
- Body Go (interprété par Hardknox) - 3:50
- Kornovol - 0:56
- Kwinsky - 3:45
- Orora - 2:00
- Serokin - 3:03
- Koshmor - 1:43
- It's A Show Time (interprété par Rappagariya) - 4:16
- Blootim - 2:25
- I Am Hated (interprété par Slipknot) - 2:37
- Shreflov - 2:12
- Reitnov - 6:50
- Oportu - 3:14
- Baroof - 6:06
- Enoff - 4:06
- Panchoff - 2:00
- Ride (interprété par Beautiful Creatures) - 3:08
- Chansons présentes dans le film
- Boom – P.O.D.
- Told You So – Drowning Pool
- Millionaire – Rappagariya
- I Am Hated – Slipknot
- Feel So Numb – Rob Zombie
- Keep Away – Godsmack
- Insane in the Brain – Sen Dog
- Flashpoint – Fear Factory
- When I Come Around – Green Day
- Crawling in the Dark – Hoobastank
- Time to Play – Pillar
- Never Gonna Stop (The Red Red Kroovy) – Rob Zombie
Accueil
Critique
Le film reçoit des critiques très mauvaises. Sur l'agrégateur américain Rotten Tomatoes, il récolte 3% d'opinions favorables pour 117 critiques et une note moyenne de 2,55⁄10[8]. Sur Metacritic, il obtient une note moyenne de 14⁄100 pour 28 critiques[9].
Sur le site français Allociné, qui recense 14 titres de presse, il enregistre une note moyenne de 2,7⁄5[10].
Box-office
Le film est un échec commercial : il ne rapporte que 25 852 764 dollars dans le monde, pour un budget de 70 millions de dollars[2]. En France, Rollerball ne totalise que 314 076 entrées, dont 55 145 à Paris[11].
Distinctions
- Golden Trailer Awards 2003 : nomination au prix Intralink Film Graphic Design[12]
- Razzie Awards 2003 : nomination au prix de la pire actrice dans un second rôle pour Rebecca Romijn
Controverse
Durant la production du film, John McTiernan a recours aux services du détective privé Anthony Pellicano. Ce dernier met en place un procédé d'écoute afin de surveiller les propos du producteur Charles Roven. Le réalisateur désire alors connaître les véritables intentions du producteur à propos du film, pour s'en prémunir. Le détective privé avait déjà travaillé pour John McTiernan au moment de son divorce avec Donna Dubrow en 1997[13]. Roven et Dubrow, entre autres, porteront plainte contre ces écoutes.
À partir de 2006, impliqué dans « l'affaire des écoutes illégales Pellicano », et de surcroît dans l'impossibilité de trouver des assurances pour tourner, il est contraint de mettre sa carrière de réalisateur entre parenthèses[14]. Il est accusé d'avoir menti sous serment (perjury) au FBI[15], affirmant qu'il n'avait pas eu recours aux services de Pellicano — or ce dernier a été condamné pour ses pratiques et son port d'arme illégal. En , McTiernan est condamné à un an de prison après avoir vu son appel rejeté par la Cour Suprême : il doit accomplir sa peine qui est d'un an de prison ferme[16],[17]. Il est emprisonné du [18] au [19].
Notes et références
- ↑ Eller, Claudia, "The costliest box office flops of all time, Los Angeles Times (January 15, 2014)
- (en) « Rollerball », sur Box Office Mojo (consulté le )
- ↑ « Dates de sortie » (dates de sortie), sur l'Internet Movie Database.
- ↑ « Parental guide » ((en) guide parental), sur l'Internet Movie Database
- « Trivia » ((en) anecdotes), sur l'Internet Movie Database
- ↑ « Locations » (tournage et production), sur l'Internet Movie Database
- ↑ (en) Various – Music From The Motion Picture Rollerball (Original Soundtrack By Eric Serra) - Discogs
- ↑ (en) « Rollerball (2002) », sur Rotten Tomatoes, Fandango Media (consulté le )
- ↑ (en) « Rollerball Reviews », sur Metacritic, CBS Interactive (consulté le )
- ↑ « Rollerball - critiques presse », sur Allociné (consulté le )
- ↑ « Rollerball (2002) », sur JP's box-office (consulté le )
- ↑ « Distinctions » ((en) récompenses), sur l'Internet Movie Database
- ↑ [vidéo] « Liberté pour John McTiernan », sur YouTube
- ↑ Voir sur écrans.fr.
- ↑ Le réalisateur américain John McTiernan est en prison - Télérama.fr
- ↑ Voir sur capturemag.net.
- ↑ Voir sur premiere.fr.
- ↑ « Paris: soirée de soutien à J. McTiernan », lefigaro.fr et AFP, 13 mai 2013.
- ↑ Voir sur lexpress.fr.
Annexes
Articles connexes
- Rollerball, le film de 1975
- Meurtre au Jeu de Boules (Roller Ball Murders), la nouvelle de William Harrison (en)
Liens externes
- Site officiel
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