Romanisation (écriture)

Bangladesh Romanisé[Où ?]

La romanisation (ou latinisation) est la transcription ou la translittération d'une écriture non latine vers l'écriture latine. Elle aide à rendre le texte prononçable à des personnes uniquement familières avec l'alphabet latin, facilitant ainsi la communication interculturelle et le traitement des données. Contrairement à la traduction d'un mot ou d'une expression, la romanisation préserve au mieux sa phonétique sans les traduire[1].

Exemples

L'expression "Dieu est plus grand" s'écrit "ٱللَّٰهُ أَكْبَرُ" en arabe. Ses romanisations habituelles sont : "Allahou akbar" et "Allah akbar".

Suivant la langue maternelle des lecteurs, la romanisation peut différer. Ainsi l'arabe "ابن" (fils de), est transcrit par "ibn". Comme le son i n'est pas prononcé en langage dialectal, il en résulte une transcription courante par "ben" pour les francophones (influence de l'arabe maghrébin) , mais par "bin" pour les anglophones (influence de l'arabe oriental).

Normes de romanisation des langues altaïques

Normes de romanisation des langues austroasiatiques

Normes de romanisation des langues austronésiennes

  • Indonésien :
    • graphie « Van Ophuijsen » : en usage à partir de 1901, c'est la graphie du néerlandais appliquée au malais, langue véhiculaire et administrative dans ce qui était encore les Indes néerlandaises ;
    • graphie « républicaine » : introduite le par le gouvernement de la république d'Indonésie, elle se caractérise par quelques modifications de la graphie Van Ophuijsen, dont la plus notable est le remplacement de l'« oe » néerlandais par le « u ». On l'appelle plutôt graphie « Soewandi », d'après le ministre de l’Éducation de l'époque ;
    • Ejaan Yang Disempurnakan (graphie perfectionnée), introduite en 1972 en remplacement de la graphie Soewandi et en vue d'harmoniser la graphie avec celle du malaisien.

Normes de romanisation des langues chamito-sémitiques

Normes de romanisation des langues dravidiennes

Normes de romanisation des langues hmong-mien

  • Langues hmong :
    • Ntawv Savina (ou hmong vietnamien, Homer-Dixon)
    • RPA Hmong (en) (Barney-Smalley-Bertrais)
    • Ntơưr Hmôngz (RPA hmong vietnamien)

Normes de romanisation des langues indo-européennes

N.B. : Le serbe s'écrivant en caractères latins et en cyrillique, la romanisation du serbe est simplement la notation latine.

Normes de romanisation des langues japoniques

L' appartenance ou indépendance des langues japoniques aux langues altaïques est controversée (voir ces deux articles).

Normes de romanisation des langues sino-tibétaines

La romanisation de la langue chinoise désigne en même temps cette transcription et le projet ambitieux de « moderniser » la langue en l'écrivant avec l'alphabet latin, sous l'égide de la république de Chine, dès sa fondation en 1912 avec la Commission sur l'unification de la prononciation, puis de la république populaire de Chine après 1949.

Romanisateur de texte

Le romanisateur de texte est un logiciel de convertion de plusieurs écritures non latines vers l'alphabet latin en utilisant des algorithmes de translittération (mise en correspondance des lettres) ou transcription (mise en correpondance des sons). Il prend en charge le traitement automatique de tous les principaux systèmes d'écriture : grec, arabe, hébreu, cyrilique, chinois, coréen, etc[1].

Références

  1. « Romanisateur de texte », sur RapidToolSet (consulté le )

Voir aussi

Liens externes

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