Ronald Ngala

Ronald Gideon Ngala
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonction
Conseiller
Biographie
Naissance

Gotani (en)
Décès
Nationalité
Formation
Lycée de l'Alliance (en)
Activités
Autres informations
Parti politique

Ronald Gideon Ngala, né en 1923 et mort le , est un homme politique kényan. Il est le chef du parti politique du Kenya African Democratic Union (KADU) depuis sa création en 1960 jusqu'à sa dissolution en 1964 et son intégration dans l'Union nationale africaine du Kenya[1].

Biographie

Jeunesse

Ronald Ngala nait en 1922 à Gotani dans le pays Giriama. En 1929, la famille déménage à Vishakani près de Kaloleni (en), où il passera le reste de sa vie. Il fréquente l'Alliance High School et le Makerere University College, où il obtient un diplôme d'enseignant. Il travaille comme professeur dans la région côtière du Kenya, puis devient directeur de la Mbale Secondary School, dans le comté de Taita-Taveta. En 1952, il est transféré à la Buxton School de Mombasa, dont il est le directeur[2].

Carrière politique

Conseil législatif

Ronald Ngala commence sa carrière politique nationale, en étant élu pour représenter la circonscription de Coast Rural, au Conseil législatif (en), en 1957[1]. À la suite de ces élections, Ngala, ainsi que Tom Mboya, Oginga Odinga, Lawrence Oguda, Masinde Muliro,Daniel arap Moi, Benard Mate et James Miumi forment l'African Elected Members Organisation (en français, Organisation des membres élus africains) (AEMO) et signent un communiqué de presse controversé déclarant nulle la « Constitution Lyttleton »[3], sur laquelle ils avaient été élus.

L'une des déclarations de l'AEMO est qu'aucun des membres africains élus du conseil législatif n'occupera de poste ministériel. Cette crise constitutionnelle conduit à la première conférence de Lancaster House (en) en 1960, au cours de laquelle la délégation africaine cherche à obtenir une nouvelle constitution pour le Kenya[4]. Lors de cette conférence, l'interdiction des partis politiques africains à l'échelle nationale est levée et la délégation africaine accepte de former l'Union nationale africaine du Kenya (KANU). Ronald Ngala est nommé au comité chargé de rédiger la constitution de la KANU et, lors d'une réunion tenue le à Kiambu, il est élu trésorier du parti par contumace, ce qu'il refuse alors qu'il s'attendait à être nommé président. Daniel Moi refuse également le poste de président adjoint. Ils forment ensuite le Kenya African Democratic Union (KADU)[5].

Union démocratique africaine du Kenya (KADU)

Après la formation de la KANU, un certain nombre de petits partis se forment pour représenter les intérêts des tribus minoritaires. Lors d'une réunion des dirigeants de ces partis tenue à Ngong le , l'Union démocratique africaine du Kenya (KADU) est créée avec Ngala comme chef de file, en opposition à la KANU[6]. Lors des élections législatives de 1961, la KADU dirigée par Ngala remporte 11 sièges contre 19 pour la KANU, mais les dirigeants de la KANU refusent de former un gouvernement tant que Jomo Kenyatta n'est pas libéré de son assignation à résidence[5].

La KADU, dirigée par Ngala, accepte de former un gouvernement et Ngala devient chef des affaires gouvernementales, puis ministre principal[7]. Jomo Kenyatta est libéré de son assignation à résidence plus tard en 1961 et devient président de la KANU. Sous la direction de Kenyatta, la KANU remporte 83 des 129 sièges de l'assemblée nationale lors des élections de 1963[8]. Le , six membres importants de la KADU passent à la KANU. Les dirigeants de la KADU, dont Ronald Ngala, Masinda Muliro et Daniel Arap Moi, décident de dissoudre la KADU et de rejoindre la KANU[9].

Après l'indépendance du Kenya de 1963

Ronald Ngala est nommé ministre des Coopératives et des Services sociaux dans le gouvernement Kenyatta[10]. Il devient ensuite l'un des vice-présidents de la KANU lors de la conférence de Limuru en 1966, au cours de laquelle Oginga Odinga est exclu de la KANU[11].

Ngala reste actif au sein du gouvernement jusqu'à sa mort dans un accident de la route en 1972[10]. Les circonstances de la mort de Ngala en 1972 sont suspectes, mais personne n'est arrêté ou inculpé, et il n'y a pas d'enquête[12],[13].

Vie privée

Il épouse Esther Mwenda Ngala, avec qui il a douze enfants, dont Noah Katana Ngala, ancien ministre entre 1979 et 2002[14],[15].

Bibliographie

  • (en) Eric Masinde Aseka, Ronald Ngala, East African Publishers, (ISBN 9966-46-796-3, lire en ligne).
  • (en) Carole Cooper, J. R. A. Bailey et Garth Bundeh, Kenya: The National Epic, East African Publishers, (lire en ligne).
  • (en) G. G. Kariuki, The illusion of power: reflections on fifty years in Kenya politics, East African Publishers, (ISBN 9966-25-109-X, lire en ligne)
  • (en) Kenya National Assembly Official Record (Hansard), vol. 3, (lire en ligne), chap. 32
  • (en) Kimani Njogu et Garnette Oluoch-Olunya, Cultural production and social change in Kenya: building bridges, African Books Collective, (ISBN 978-9966-9743-7-2, lire en ligne)
  • (en) Assa Okoth, A History of Africa: African nationalism and the de-colonisation process, East African Publishers, (ISBN 9966-25-358-0, lire en ligne)

Références

  1. Aseka 1993.
  2. Aseka 1993, p. 1.
  3. Tirthankar Chanda, « Kenya: de la colonisation à l'indépendance en 10 dates », sur Radio France internationale, .
  4. Cooper, Bailey et Bundeh 1993, p. 122.
  5. (en) « KANU FORMATION and the 1960s », sur State House of Kenya, (version du sur Internet Archive).
  6. Aseka 1993, p. 14.
  7. Okoth 2006, p. 88.
  8. (en) « Kenya: 1963 House of Representatives election results », sur Electoral Institute for the Sustainability of Democracy in Africa (consulté le ).
  9. Kariuki 2001, p. 40.
  10. (en) « Life and Times Of Ronald Ngala », sur Africa 24 Media (version du sur Internet Archive).
  11. Kariuki 2001, p. 46.
  12. Njogu et Oluoch-Olunya 2007, p. 33.
  13. Kenya National Assembly1993.
  14. (en) « Ngala family wants fresh death probe », Daily Nation,‎ (lire en ligne).
  15. « Noah Katana Ngala », sur theorg.com (consulté le ).

Liens externes

  • icône décorative Portail de la politique
  • icône décorative Portail du Kenya