Royal Crescent (Bath)

Royal Crescent
Vue aérienne du Royal Crescent en 2009.
Présentation
Type
Style
Architecte
Patrimonialité
Monument classé de grade I (d) ()
Localisation
Localisation
Coordonnées
51° 23′ 13″ N, 2° 22′ 06″ O
Carte

Le Royal Crescent (« Croissant royal ») est un ensemble résidentiel situé à Bath en Angleterre, composé de trente maisons mitoyennes disposées en croissant autour d'une vaste esplanade gazonnée. Il a été conçu par l'architecte John Wood le Jeune et construit entre 1767 et 1774, dans la lignée du développement urbain de Bath initié notamment par John Wood l'Aîné (en).

Le Royal Crescent se présente sous la forme d'une ellipse longue de 150 m, présentant une façade intérieure uniforme et ornée de 114 colonnes d'ordre ionique et une façade extérieure hétéroclite. Le bâtiment est relié à The Circus, construit par John Wood le Jeune et John Wood l'Aîné quelques années avant.

Considéré comme l'un des joyaux d'architecture georgienne et l'un des premiers exemple de bâtiment en croissant, le Royal Crescent est devenu une source d'inspiration pour de nombreux autres projets urbains. De nombreuses personnalité notables y ont séjourné, telles que Elizabeth Montagu, Frédéric d'York ou encore Madame de Lamballe. Il a aussi été mis à l'honneur dans plusieurs œuvres de fiction et comme lieu de tournage.

Historique

Contexte

Popularité de Bath

Durant l'occupation romaine de la région, Bath était renommée pour ses thermes, au point d'être mentionnés par Ptolémée dans sa Géographie. Cependant, après la chute de l'Empire romain, les systèmes hydroliques laissés à l'abandon ont fait augmenter le niveau de l'eau et les vestiges ont été enfouis sous la vase[1]. Après la visite de la reine Élisabeth Ire en 1591[2], la renommée de Bath remonte et de nombreuses personnes s'y rendent pour faire une cure thermale[3]. En 1716, l'idée d'un nouvel hôpital thermal pour les lépreux émerge et parmi les prêteurs du projet se trouvent Beau Nash, Ralph Allen et Humphrey Thayer, qui avait engagé John Wood l'Aîné et à qui fut confié les plans de l'hôpital[4]. L'année de son accession au trône en 1702 et l'année suivante, la reine Anne se rend à Bath qui, grâce au patronage royal, devient une destination à la mode[5].

Richard « Beau » Nash s'installe à Bath en 1705[5] et souligne que la ville n'a « pas de bâtiments élégants, pas de rues ouvertes, ni de places uniformes »[note 1],[6]. Il devient rapidement maître de cérémonie de la municipalité de Bath et décide d'améliorer la qualité des divertissements proposés à Bath[7]. De ce fait, la popularité de la ville s'est accrue, attirant de plus en plus de monde[8]. Ralph Allen, qui arrive à Bath en 1712 et devient propriétaire des carrières de pierre à Combe Down à partir de 1727, et John Wood l'Aîné, né à Bath en 1704, imaginent grâce à Nash ce que pourrait devenir la ville[9].

Développement urbain de la ville

Plan vu de haut d'une ville.
Plan de Bath de 1776, où figurent le Royal Crescent et The Circus.

John Wood l'Aîné, qui avait décrit la ville comme « mesquine et méprisable »[note 2],[10], commence à définir un plan d'urbanisation du nord de la ville dès 1725. Les terrains du nord-ouest appartenaient au membre du Parlement et chirurgien Robert Gay, qui donne à Wood en l'autorité sur quiconque voudrait construire une rue de maisons. Wood commence par construire Barton Street (qui deviendra plus tard Gay Street) puis Queen Square l'année suivante, au bout de la rue. Le conseil municipal restait alors sceptique vis-à-vis des plans de Wood de construire de tels bâtiments à l'extérieur de l'enceinte médiévale de la ville[11].

John Wood continue le développement urbain de Bath jusqu'en 1754, début de la construction de The Circus, qui représente la synthèse de ses intérêts et de ses croyances[12]. Le bâtiment circulaire, de 96 m de diamètre, devait comporter une statue équestre de George II (qui n'existera jamais) et s'ouvre sur trois rues de maisons de 16 m de long : Barton Street, Bennett Street et Brock Street. En , la première pierre de l'ouvrage est posée mais John Wood meurt trois mois plus tard. Son fils, John Wood le Jeune, reprend le chantier et l'achève en 1759[13].

John Wood le Jeune avait commencé à travailler avec son père très tôt et avait participé à la construction de Brock Street[14], nommée en l'honneur de Thomas Brock. Celui-ci a rencontré John Wood l'Aîné lorsqu'il supervisait la construction de l'hôtel de ville de Liverpool en 1749-1750. Sa sœur, Elizabeth Brock, a épousé John Wood le Jeune[15] et Brock est devenu son curateur par décision de John Wood l'Aîné[16].

Au départ, Brock Street devait être une petite rue qui se termine sur un bâtiment massif. Cependant, face à la demande croissante de logement et la présence d'un grand terrain communal ouvert et gazonné, John Wood le Jeune y a vu l'endroit parfait pour y construire un bâtiment résidentiel en forme de croissant. De plus, comme rien ne pourrait être construit sur le terrain communal, les maisons offriront une vue ininterrompue par un bâtiment. John Wood a donc étendu Brock Street pour relier The Circus à son nouveau projet : le Royal Crescent[17].

Construction

L'idée d'un bâtiment en croissant est souvent attribuée à John Wood le Jeune, bien qu'un dessin de son père et la disparité entre le Royal Crescent et les autres projets de John Wood laissent penser que l'inventeur de ce style de construction soit John Wood l'Aîné[note 3],[18].

Dans les années 1700, les maisons mitoyennes forment le type de logement urbain caractéristique de l'Angleterre[19]. L'acte de cession du terrain, daté du 19-[20], a été signé entre John Wood et Thomas Brock et le landlord Sir Benet Garrard pour un loyer foncier de 200 £ par an. La première pierre est posée en [note 4] et Wood fait appel à des entrepreneurs et artisans qui travaillent indépendamment sur chaque maison. Wood leur impose contractuellement de respecter l'uniformisation de la façade (à la fin des travaux, les constructeurs doivent nettoyer et ternir la pierre extérieure pour éviter les fissures et obtenir une couleur uniforme) et les laisse libre de l'arrangement intérieur des maisons, selon les besoins des locataires. Les bâtisseurs sont également chargés d'arranger un bail de plusieurs années avec des locataires puis de négocier les fonds avec les banques[17]. Bien que les intérieurs des habitations soient hétéroclites, cela n'affecte pas la façade intérieure du croissant[22]. La pierre utilisée provient des carrières de Ralph Allen à Combe Down[23].

Dessin d'un bâtiment, avec des chevaux et des personnes devant.
Le Royal Crescent en 1780 par Thomas Malton le Jeune.

Durant la construction, quelques incidents ont été signalés comme la mort de deux ouvriers[note 5],[22]. De plus, après la construction des six premières maisons, Michael Hemmings, qui a construit le no 7, a dû faire une légère correction sur la courbure du bâtiment afin d'occuper tout l'espace loué. Cette correction n'est visible qu'au niveau du toit[24]. Le projet s'achève huit ans après le début des travaux, à la fin de l'année 1774 ou au début de 1775[22]. Une fois achevé, le bâtiment contient aussi bien des habitations permanentes que des logements saisonniers[24]. En même temps que le bâtiment, une route pavée est construite de 1767 à 1775, où chaque pierre est taillée de sorte à suivre la courbure[25]. Le coût total de la construction s'est élevé à au moins 100 000 £[26].

Il est souvent admis que l'adjectif Royal a été ajouté à la fin du XVIIIe siècle après le séjour de Frédéric d'York, second fils du roi George III, aux nos 1 puis 16, bien que le contrat de location du terrain passé en 1767 entre John Wood et Michael Hemmings comportait déjà le nom complet Royal Crescent[27].

Époque contemporaine

Plusieurs années avant la Première Guerre mondiale, de nombreuses maisons étaient occupées par des familles uniques, parfois accompagnées de domestiques, puis, alors que les styles de vies changèrent, de plus en plus d'habitations ont été divisées en appartement, parfois en bureaux. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses maisons étaient vides à des prix très bas[28]. Puis, à partir des années 1970, les prix ont fortement augmenté, pouvant atteindre le décuple[note 6],[29].

Au début de la guerre, en 1939, la British Boxboard Agency a été évacuée au no 20 du Royal Crescent[30]. Lors du blitz de Bath en 1942, des bombes incendiaires ont endommagé les nos 17 et 2, dont le toit a entièrement été détruit. Les bombardements ont aussi causé un cratère d'explosion en face du no 21. La grande partie des bombes qui visaient le Royal Crescent est tombée plus au nord, sur Julian Road, laissant seulement quelques marques sur le bâtiment[31]. En 1943, Patrick Abercrombie est commissionné pour la reconstruction de Bath et publie en 1945 A Plan for Bath, qui inclue la reconversion des maisons centrales du Royal Crescent en centre d'administration civique, lié à la nouvelle chambre du conseil et la salle du comité à l'arrière du bâtiment, après la destruction des anciennes écuries (en). Son plan ne fut pas mis en application[32]. Les nos 2 et 17 furent reconstruits par l'entreprise Hugh Roberts & Davies en 1948 et 1949 respectivement[33].

Photo d'un bus à deux étages sur une route pavée.
Un bus de touriste devant le Royal Crescent dans les années 1990.

En 1950, le no 16 est transformé en maison d'hôtes, puis devient, en 1971 avec le no 15, un hôtel[34]. De même, en 1968, le major Bernard Cayzer achète le no 1 et le donne au Bath Preservation Trust (en) pour en faire un musée[23]. À la fin des années 1960, Amabel Wellesley-Colley, qui habite au no 22, peint sa porte et ses volets en jaune, la couleur préférée de son ancêtre le duc de Wellington. Le , le conseil de la ville lui demande de changer la couleur en blanc afin de respecter la volonté de John Wood. La résidente refuse et le secrétaire d'État à l'Environnement (en) Peter Walker lui donne raison en [29]. Même après son départ du Royal Crescent, la porte est restée jaune[35].

En 1999, les habitants obtiennent l'interdiction de passage des bus touristiques, qu'ils trouvent intrusifs. Ils expliquent aussi que leur passage endommage la voie pavée, construite en même temps que le Royal Crescent[36],[37]. Une reconstitution historique est créée à l'occasion du 250e anniversaire de la pose de la première pierre[38]. En 2026, seules dix habitations sont restées des maisons. Les autres ont été divisées en appartements, ou bien font partie de l'hôtel ou du musée[39].

Description

Résidents notables

Postérité

Dans la culture populaire

Le Royal Crescent a servi de cadre pour de nombreux ouvrages, notamment sur ses résidents. Ainsi, plusieurs romans racontent l'histoire d'Elizabeth Linley et de son époux Richard Sheridan, de même pour Dr. Viper: the Querulous Life of Philip Thicknesse de Philip Gosse[40]. Le bâtiment apparaît également dans L'Abbaye de Northanger de Jane Austen, dans L'Expédition de Humphry Clinker de Tobias Smollett,[41], dans Les Papiers posthumes du Pickwick Club de Charles Dickens et la baronne Orczy en fait la dernière demeure de Percy Blakeney, le personnage principal de certains de ses romans[40].

Du côté du cinéma, le Royal Crescent a servi de lieu de tournage pour plusieurs productions. On le retrouve notamment dans Joseph Andrews, l'adaptation du roman du même nom de Henry Fielding bien que l'auteur soit mort en 1754[42], dans Persuasion et dans The Duchess, en 2007 et 2008, et il sert de cadre à la maison de la famille Featherington dans La Chronique des Bridgerton[43]. Sa pelouse a aussi accueilli un concert de Robbie Williams en 2025[44].

Héritage et inspirations

Le Royal Crescent est très souvent considéré comme un exemple de l'architecture georgienne. Selon l'historien de l'architecture Walter Ison, il s'agit du « point culminant de l'œuvre palladienne à Bath »[note 7],[14] et, selon l'historienne Jan Morris, il « offre l'un des moments les plus heureux du tourisme européen »[note 8]. Pour William Lowndes, le bâtiment représente « le plus bel accomplissement architectural issu de la remarquable renaissance architecturale du XVIIIe siècle à Bath »[note 9],[45]. David Gadd le décrit comme étant « le summum de l'architecture de Bath ; il n'y a rien de plus beau »[note 10],[46] et Nikolaus Pevsner dans The Buildings of England écrit « cent colonnes, si serrées et si uniformément réparties, sont majestueuses, elles sont splendides » mais rappelle qu'elles « ne sont pas domestiques »[note 11]. Dès 1773, The Stranger's Assistant and Guide for Bath se montre critique vis-à-vis du centre du bâtiment, estimant que le jumelage des colonnes et l'oeil-de-boeuf sont noyés dans le reste de la façade et qu'il est ridicule de vouloir marquer le centre du Royal Crescent[note 12],[47]. Dans L'Expédition de Humphry Clinker, Tobias Smollett fait passer ses critiques sur Bath au travers de son personnage Matthew Bramble. Il s'y moque notamment de la propension de John Wood à imaginer des bâtiments aux formes géométriques simples comme un cercle ou un croissant[note 13],[48].

Panorama

Panorama du Royal Crescent.


Notes et références

Notes

  1. « no elegant buildings, no open streets, nor uniform squares ».
  2. The city was in itself mean and contemptible.
  3. Un plan non daté de Robert Adam représente aussi un bâtiment en forme de croissant pour Bath.
  4. L'édition du Bath Chronicle, datée du jeudi , indique que la première pierre de la première maison a été posée deux jours plus tôt, soit le [21].
  5. Un ouvrier est mort en et un autre en .
  6. Avant 1970, on pouvait trouver des maisons à 7 500 £ alors qu'en 1980, certains biens immobiliers du Royal Crescent pouvaient se vendre entre 80 000 et 90 000 £.
  7. « Highest point of the Palladian achievement in Bath ».
  8. « Provides one of the happiest moments of European sightseeing ».
  9. « The finest architectural achievement to emerge from Bath’s remarkable eighteenth-century building renaissance ».
  10. « the climax of Bath architecture; there is nothing finer ».
  11. « Even so, one hundred columns, so closely set and so uniformly carried through, are majestic, they are splendid, but they are not domestic. »
  12. « The wretched attempt to make a centre to the Crescent where none was necessary, is absurd and preposterous to a high degree. The pairing ofthe pillars is too small a difference to be noted in so large a building, as is the window intended to be the centre . . . Had the centre been desired, it would surely have been more eligible as a chapel for divine service. »
  13. Il confond les deux John Wood, père et fils, et écrit : « The same artist, who planned the Circus, has likewise projected a Crescent; when that is finished, we shall probably have a Star, and those who are living thirty years hence, may, perhaps, see all the signs of the Zodiac exhibited in architecture at Bath. »

Références

  1. Crathorne (1998), p. 14-15.
  2. Crathorne (1998), p. 22.
  3. Crathorne (1998), p. 25.
  4. Crathorne (1998), p. 37.
  5. Crathorne (1998), p. 45.
  6. Crathorne (1998), p. 61.
  7. Crathorne (1998), p. 47-48.
  8. https://realestate.wharton.upenn.edu/wp-content/uploads/2017/03/428.pdf
  9. Crathorne (1998), p. 62-65.
  10. Crathorne (1998), p. 47.
  11. Crathorne (1998), p. 66-67.
  12. Crathorne (1998), p. 72.
  13. Lowndes (1981), p. 9-10.
  14. Bath Trust Preservation (1994), p. 4.
  15. Lowndes, p. 22.
  16. Lowndes (1981), p. 90.
  17. Lowndes (1981), p. 11.
  18. (en) Simon Varey, Space and the Eighteenth-Century English Novel, Cambridge University Press, , 240 p. (ISBN 0521374839), p. 82.
  19. https://realestate.wharton.upenn.edu/wp-content/uploads/2017/03/428.pdf
  20. Crathorne (1998), p. 74.
  21. Lowndes (1981), p. 9.
  22. Lowndes (1981), p. 12.
  23. Bath Preservation Trust (1994), p. 16.
  24. Crathorne (1998), p. 75.
  25. https://www.independent.co.uk/news/uk/defenders-of-bath-jewel-aim-to-stop-tour-buses-residents-say-royal-crescent-should-close-martin-whitfield-reports-1400534.html
  26. (en) Peter Borsay (en), The Eighteenth-Century Town, Routledge, , 391 p. (ISBN 0582051347), p. 229.
  27. Lowndes (1981), p. 13-14.
  28. Lowndes (1981), p. 70.
  29. Lowndes (1981), p. 71.
  30. Lowndes (1981), p. 50.
  31. https://bathgeolsoc.org.uk/journal/articles/2021/2021_Bath_Stone_Impact_Marks.pdf
  32. (en) Michael Forsyth et Stephen Bird, Bath, Yale University Press, (ISBN 0300101775, présentation en ligne), p. 45.
  33. Forsyth et Bird (2003), p. 150-151.
  34. Lowndes (1981), p. 73.
  35. https://no1royalcrescent.org.uk/wp-content/uploads/2024/12/If-Walls-Could-Talk-Trail.pdf
  36. https://www.independent.co.uk/news/uk/defenders-of-bath-jewel-aim-to-stop-tour-buses-residents-say-royal-crescent-should-close-martin-whitfield-reports-1400534.html
  37. https://www.somersetlive.co.uk/news/somerset-news/coaches-banned-bath-circus-after-2852935
  38. https://www.bbc.com/news/uk-england-somerset-39990681
  39. https://www.countryandtownhouse.com/cth-life/properties/royal-crescent-home/
  40. Lowndes (1981), p. 77.
  41. Lowndes (1981), p. 81-83.
  42. Lowndes (1981), p. 83.
  43. https://robbreport.com/shelter/homes-for-sale/bath-royal-crescent-townhouse-for-sale-1237729354/
  44. https://www.bbc.com/news/articles/c17rkxnvx49o
  45. Lowndes (1981), p. 7.
  46. (en) David Gadd, Georgian Summer: Bath in the Eighteenth Century, Newbury : Countryside, , 212 p. (ISBN 0905392604), p. 104.
  47. Lowndes (1981), p. 13.
  48. Gadd (1987), p. 150-152.

Bibliographie

  • (en) Number 1, Royal Crescent, Bath, Bath Preservation Trust (en), , 16 p..
  • (en) William Lowndes, The Royal Crescent in Bath : a fragment of English life, Redcliffe Press, , 96 p. (ISBN 0905459342).
  • (en) James Crathorne, The Royal Crescent book of Bath, Collins & Brown, , 160 p. (ISBN 9781855854987).

Liens externes

  • icône décorative Portail de l’architecture et de l’urbanisme
  • icône décorative Portail de l’Angleterre
  • icône décorative Portail des monuments classés au Royaume-Uni