Rue Agathoise
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Rue Agathoise
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| Situation | |
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| Coordonnées | 43° 36′ 45″ nord, 1° 26′ 59″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Métropole | Toulouse Métropole |
| Ville | Toulouse |
| Quartier(s) | Matabiau |
| Début | no 63 rue de Bayard |
| Fin | no 66 rue Matabiau |
| Morphologie | |
| Longueur | 299 m |
| Largeur | 8 m |
| Odonymie | |
| Nom actuel | 1878 |
| Nom occitan | Carrièra Agatenca |
| Histoire et patrimoine | |
| Création | 1878 |
| Notice | |
| Archives | 315550051226 |
La rue Agathoise est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Situation et accès
Description
La rue Agathoise est une voie publique. Elle traverse le quartier Matabiau.
Elle naît perpendiculairement à la rue de Bayard, dans l'axe de la rue Lafon qui vient de la place de Belfort. Longue de 299 mètres, elle est large de 8 mètres, rectiligne et orientée au nord-ouest. Elle reçoit d'abord, après 86 mètres, à main gauche, la rue Guillemin-Tarayre, avant de rencontrer la rue Raymond-IV. Elle se prolonge ensuite sur 171 mètres et se termine au carrefour de la rue Matabiau.
La chaussée compte une voie de circulation automobile à sens unique, de la rue de Bayard vers la rue Raymond-IV dans sa première partie, et de la rue Matabiau vers la rue Raymond-IV dans sa seconde partie. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe pas de piste, ni de bande cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.
Voies rencontrées
La rue Agathoise rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :
- Rue de Bayard
- Rue Guillemin-Tarayre (g)
- Rue Raymond-IV
- Rue Matabiau
Odonymie
L'origine du nom de la rue n'est pas connue[1].
Histoire
Au milieu du XIXe siècle, il existe déjà un chemin rural qui, depuis la rue du Faubourg-Matabiau (actuelle rue Matabiau), permet de desservir un domaine agricole. En 1878, la rue est véritablement aménagée et prolongée jusqu'à la rue de Bayard par Octave Coste. En 1893, sa veuve demande son classement et, en 1895 offre le sol de la rue à la ville[2].
Patrimoine et lieux d'intérêt
- no 36 : maison.
La maison est construite, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, sur les plans de l'architecte Étienne Gazagne. L'édifice, bâti en brique, possède un décor abondant, représentatif de l'architecture éclectique. Elle s'élève en retrait par rapport à la rue Agathoise, ménageant un petit jardin fermé par un muret surmonté d'une grille et ouvert par un grand portail en ferronnerie. La maison s'élève sur trois niveaux et la façade se développe sur trois travées. Le sous-sol semi-enterré est ouvert par de petites ouvertures segmentaires qui ont une agrafe en pierre. L'accès au rez-de-chaussée surélevé se fait par un escalier de cinq marches. Au rez-de-chaussée et à l'étage, la travée centrale est mise en valeur : en léger ressaut, elle est encadrée de pilastres à bossages. Elle est ouverte par une porte piétonne, encadrée de pilastres cannelés qui supportent des colonnettes aux chapiteaux corinthiens en pierre. L'agrafe en pierre qui s'inscrit dans l'arc en plein cintre de la porte, est orné d'une pomme de pin qui sert d'appui à la large console qui porte un balcon et son garde-corps à balustres en pierre de la fenêtre de l'étage. Les travées latérales sont éclairées par de grandes fenêtres jumelles séparées par des piliers de pierre. Elles ont également des lambrequins en fonte et, à l'étage, des balcons aux garde-corps également en fonte. L'élévation est couronnée par une corniche moulurée à denticules et modillons[5].
- no 37 : maison Fabre.
La maison est construite, dans le style Art déco en 1929 pour le compte de M. Fabre. La façade sur la rue Agathoise se développe sur deux travées et trois niveaux (un rez-de-chaussée, un étage et un niveau de comble). La façade est animée par l'irrégularité dans les ouvertures des baies – plus larges et rectangulaire dans la travée de gauche, plus étroites et segmentaires dans la travée de droite –, ainsi que dans la polychromie de la brique et du béton enduit, utilisé pour le solin, le chaînage harpé des angles et le linteau des fenêtres de l'étage. Le rez-de-chaussée est occupé par la garage et la porte d'entrée. À l'étage, les fenêtres ouvrent sur un balcon filant dont le garde-corps en fer forgé reprend des motifs géométriques, de vase et de corbeille, caractéristique de l'Art déco. L'élévation est couronnée par un bandeau de calepinage de brique, surmonté d'une frise de carreaux de céramique blancs et bleus, une corniche moulurée et une frise d'antéfixes[6].
Références
- ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 24.
- ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 24-25.
- ↑ Notice no IA31111586, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31111740, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31126448, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31120290, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
Voir aussi
Bibliographie
- Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, Toulouse, éd. Milan, (ISBN 978-2-8672-6354-5).
Articles connexes
Liens externes
- « Notice no 315550051226 », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ).
- Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ).
- Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).
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