Rue Danielle-Casanova (Toulouse)

Rue Danielle-Casanova
Situation
Coordonnées 43° 36′ 47″ nord, 1° 26′ 12″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Ville Toulouse
Quartier(s) Compans-Caffarelli
Début no 14 rue du Canon-d'Arcole et no 1 rue de Toul
Fin no 2 rue de la Grèce
Morphologie
Longueur 261 m
Largeur 10 m
Odonymie
Anciens noms Chemin de Las-Croses-aux-Minimes (fin du XVIIe siècle-1830)
Rue des Prés (1830-1947)
Nom actuel 12 avril 1947
Nom occitan Carrièra Danielle Casanova
Histoire et patrimoine
Création avant le XVIIe siècle
Lieux d'intérêt La Chapelle
Hôtel du conseil départemental de la Haute-Garonne
Notice
Archives 315551478426
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Rue Danielle-Casanova
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Rue Danielle-Casanova

La rue Danielle-Casanova (en occitan : carrièra Danielle Casanova) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès

Description

La rue Danielle-Casanova est une voie publique. Elle se trouve à l'est du quartier Compans-Caffarelli.

La chaussée compte une seule voie de circulation automobile en sens unique. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe pas de bande, ni de piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.

Voies rencontrées

La rue Danielle-Casanova rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

  1. Rue du Canon-d'Arcole (g)
  2. Rue de Toul (d)
  3. Rue de la Paix (g)
  4. Rue Arnaud-de-Molles (d)
  5. Rue de la Grèce

Odonymie

Portrait de Danielle Casanova.

La rue est nommée en hommage à Danielle Casanova (1909-1943)[1]. Militante communiste et responsable des jeunesses communistes dont elle est membre depuis 1928, elle fonde l'Union des jeunes filles de France en 1936. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle joue un rôle de premier plan dans la lutte que mène le Parti communiste, contraint à la clandestinité depuis 1939. Elle est arrêtée par la police française en 1942, incarcérée à la prison de la Santé, puis au fort de Romainville, et finalement déportée à Auschwitz au mois de  : elle y meurt du typhus au mois de mai.

À la fin du XVIIe siècle, la rue Danielle-Casanova est le chemin de Las-Croses-aux-Minimes, puisqu'il permet de relier la porte de Lascrosses (emplacement de l'actuel no 17 boulevard Lascrosses) au chemin des Minimes (actuelle avenue Honoré-Serres). En 1830, le chemin prend le nom bucolique des Prés[2]. Comme il existait également, au quartier de Lespinet, un chemin des Prés (actuelle avenue Édouard-Belin)[3], le conseil municipal attribua en 1947 à la rue des Prés le nom de Danielle Casanova[1].

Histoire

Moyen Âge et période moderne

Époque contemporaine

Patrimoine et lieux d'intérêt

Hôtel du Département

En 2000, les services du conseil général de la Haute-Garonne s'installent dans le nouvel hôtel du département, construit entre le boulevard de la Marquette, l'avenue Honoré-Serres et la rue du Canon-d'Arcole, à l'emplacement d'anciens entrepôts de la Compagnie des omnibus toulousains, devenue la Société des transports en commun de la région toulousaine (STCRT), puis la Société d'économie mixte des voyageurs de l'agglomération toulousaine (SEMVAT). Le choix en est fait en 1985[4].

Les travaux de l'hôtel du département, qui s'étalent de 1995 à 2000, sont menés par les architectes américains Robert Venturi et Denise Scott Brown. L'édifice, monumental, de style postmoderne, possède une structure en béton, mise en valeur par le jeu de polychromie du parement en calcaire et en brique alternés. Il se compose de deux barres parallèles, larges de 14 mètres et hautes de 25 mètres, reliées par deux bâtiments vitrés. À l'entrée, au nord-est, les deux colonnes rappellent les colonnes du pont des Minimes, élevées par Urbain Vitry et détruites en 1969[5].

La Chapelle

En 1911, la Société anonyme immobilière toulousaine fait construire une chapelle sur les plans de l'architecte du diocèse, Jacques Lacassin[6]. Elle est considérée comme chapelle de secours, dépendant de la paroisse de Saint-Sernin[7]. Elle est placée sous l'invocation de Jeanne d'Arc, béatifiée en 1909 – elle n'est canonisée qu'en 1920. Elle est déconsacrée et occupée, à partir de 1993 par un squat. En 1995, l'association Atelier Idéal occupe le lieu. En 2009, il devient propriété de la mairie de Toulouse, qui laisse la gestion de la chapelle à la même association, à la suite de la signature d'un bail emphytéotique en 2018. En 2025, elle en devient finalement propriétaire[8],[9]

Immeubles et maisons

  • no  6 : immeuble (deuxième moitié du XIXe siècle)[10].
  • no  31 : maison toulousaine (deuxième moitié du XIXe siècle)[11].

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

  • Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, Toulouse, éd. Milan, , 1174 p. (ISBN 978-2-8672-6354-5).

Articles connexes

Liens externes

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