Rue Froissart (Bruxelles)

Rue Froissart
Image illustrative de l’article Rue Froissart (Bruxelles)
La rue Froissart en direction du rond-point Schuman
Situation
Coordonnées 50° 50′ 23″ nord, 4° 22′ 56″ est
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Région de Bruxelles-Capitale
Ville Etterbeek, Bruxelles
Début Place Jourdan
Fin Rond-point Robert Schuman
Morphologie
Type Rue
Histoire
Création 1870
Géolocalisation sur la carte : Europe
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Rue Froissart
Géolocalisation sur la carte : Belgique
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Rue Froissart
Géolocalisation sur la carte : Bruxelles
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Rue Froissart

La rue Froissart (en néerlandais : Froissartstraat) est une rue d'Etterbeek et de la ville de Bruxelles dans la région de Bruxelles-Capitale en Belgique. Depuis les années 1980, elle s'est vue englober dans la quartier Européen de Bruxelles.

Situation et accès

Cette voie de la région de Bruxelles-Capitale située sur le territoire de la ville de Bruxelles, extension Est et la commune d'Etterbeek va de la place Jourdan au rond-point Schuman en passant par la rue de la Tourelle, la rue Belliard et la rue Juste Lipse.

La numérotation des habitations va de 1 à 143 pour le côté impair et de 36 à 112 pour le côté pair.

(B) (21) (27) (60) (N06) arrêt Froissart
Villo! : station n°180 (côté place Jourdan)

Origine du nom

Elle rend hommage à Jean Froissart, chroniqueur du XIVe siècle originaire du Hainaut[1],[2].

Historique

La rue est ouverte vers 1870, dans le cadre du plan général d'alignement de 1867 et elle fait partie de la « grande voirie » à partir de 1882[1],[2].

La rue Froissart hérite son nom d'un des plus grands chroniqueurs du Hainaut de l'époque médiéval, Jean Froissart.

Le tracé de la rue est pris en compte dans le plan général d'alignement de 1867, elle est ouverte vers 1870 et dès 1882 fait partie du projet de « la grande voirie ».

Les premiers projets pour le réaménagement de la rue Froissart s'inscrivent dans une tendance de renouvellement urbanistique moderniste, inspirée par les projets à grande échelle. On voit alors apparaître un plan d'aménagement fondé sur la stricte division des fonctions, avec la présence d'ilots d'habitations et d'espaces verts.

La rue est alors bordée de manière homogène par des immeubles de deux à trois niveaux et au style néo-classique, mais aussi par des îlots d'habitations.

À partir des années 1950, on assiste à une forte transformation de la commune d'Etterbeek portée par l'implantation des institutions européennes et des services administratifs nationaux ce qui aura une influence importante sur la rue et la zone.

Au début des années 1970, la rue connaît de nombreuses transformations, cette homogénéité est interrompue par la construction du centre Borschette et de la clinique Parc Léopold en 1974.

Le début des années 1990 est marqué par la construction du bâtiment Justus Lipsus (1989-1995) à l'initiative du gouvernement belge, qui deviendra par la suite le siège du conseil européen. Ce complexe composé de plusieurs bâtiments va être à l'origine de la démolition de plusieurs îlots d'habitations.

Aujourd'hui on remarque que la proximité des institutions européennes continue néanmoins de menacer aujourd'hui les zones d'habitations, ce qui emmènent les autorités communales ainsi que les nombreux comités locaux à collaborer de manière étroite afin de défendre et de préserver au maximum le caractère homogène et historique de la rue.

La clinique du parc Léopold

C'est en 1914 que l'Institut Médico-Chirurgical du no 60-62 de la rue Froissard est fondé à la place d'une maison de maître style beaux-arts.

Le projet est porté par le chirurgien Léopold Meyer, celui-ci était le seul chirurgien de cet institut mais également le président de l'union des artistes. C'est pour cette raison qu'à l'époque, l'institut soignait principalement les artistes belges.

En 1923, l'architecte Vandenbroucke élargit le bâtiment.

Dans l'entre-deux-guerres, l'Institut était composé de cinquante lits mais aussi d'une école d'infirmière. C'est à cette époque que des accords sont mis en place avec la société des tramways bruxellois et avec la Société nationale des chemins de fer belges. Le personnel de ces sociétés était pris en charge dans cet institut d'où son surnom de « clinique du tram ».

Durant la période d'après-guerre, l'Institut est racheté par le groupe Titeca1. En 1964, l'hôpital s'agrandit avec l'arrivée de nouvelles spécialités dont deux confrères neurochirurgiens de renommée, Ectors et Aschlog, ainsi que d'autres médecins spécialisés en orthopédie, médecine interne et en chirurgie.

Quelques années plus tard, en 1967, l'établissement est racheté par les Assurances fédérales.

Le but de ces assurances est d'offrir un service pour les victimes d'accidents professionnels. Peu de temps après, le bâtiment abritant l'hôpital n'étant plus aux normes d'un point de vue hospitalier et sécuritaire, ils construisent un nouveau bâtiment sur un terrain voisin appartenant déjà aux Assurances fédérales.

Le , l'inauguration du bâtiment A actuel a lieu. Les travaux ont commencé le et ont pris fin en 1979 avec l'architecte Marcel Lambrichs, Casimir Grochowski, et Daniel De Laveleye.

L'hôpital compte alors 208 lits. À la fin des années nonante (1997), des mesures ministérielles ont imposé aux hôpitaux qui comptaient moins de 250 lits de former un partenariat avec d'autres institutions. C'est la clinique Cavell qui rachète à l'époque la clinique Parc Léopold ainsi que la clinique Lambermont. Ensemble, ils formeront le début du futur groupe CHIREC. À cette époque, beaucoup de médecins fuient la fusion de la fondation Lambert avec le groupe IRIS (groupe hospitalier privé équivalent aux grands centres universitaires).

En 2003, de nombreux médecins agrandissent l'équipe de la clinique Léopold avec comme objectif de développer un centre d'excellence.

Des travaux d'extension sont entrepris en deux phases avec le bureau AUA (Architectes urbanistes associés). En 2006, la première phase de construction du bâtiment C a commencé. Il accueille les urgences, l'UCI, un plateau technique, une clinique de jour médicale, le service de stérilisation ainsi qu'une zone réservée aux clients VIP.

La deuxième phase commence en 2008, c'est le bâtiment B qui est créé, Chaussée d'Etterbeek. On y retrouve les consultations ainsi que la première partie des blocs opératoires

En 2010, les salles de réveils et d'opérations sont remplacées par de nouvelles salles. L'année suivante, un centre d'ophtalmologie ainsi qu'une clinique de la douleur sont créés.

À la même période, l'ensemble des installations est rénové dont les unités de soins et la sécurité dans un souci du développement croissant de leurs activités. Il s'agit de mettre aux normes les structures vieillissantes et de s'élargir aux nouvelles technologies.

Avec le manque d'espaces croissants, il est devenu nécessaire au Chirec de trouver de nouveaux espaces. Dès 2006, le projet Delta se met en place, avec un budget de 314 millions d'euros pour la construction (et 80 millions pour les équipements) 100.000m² sur 8 niveaux avec 545 lits. À ce jour, le nombre total de lits du groupe Chirec s'élève à 1145.

Les cliniques Edith Cavell et Parc Léopold ont transféré leurs activités vers le nouveau site de l'hôpital Delta en . Néanmoins, elles conserveront, dans la clinique du Parc Léopold, une polyclinique avec des activités de médecine du jour avec différents services tel que les laboratoires, la radiologie, les consultations, … Elles garderont un accès unique rue Froissart pour des questions de sécurité.

Le bureau Jasper-Eyers est le gagnant du concours organisé par le promoteur Dominique Jane de Novo Belgium Holding en 2016. Il existait un accord préalable entre le Chirec et Dominique Jane qui avait été signé en 2014.

Par cet accord il s'engage à aménager une zone de 1.500m² pour une nouvelle polyclinique. De plus la commune d'Etterbeek souhaiterait créer davantage de nouveaux logements sur le site. Le projet gagnant est constitué de commerces, logements, hôtel, appart-hôtel surplombés d'un skyview.

La tour serait la plus grande de Belgique avec ces 160 mètres de haut. L'intention initiale du promoteur, Novo Holding n'est pas de créer un objet surdimensionné mais de redynamiser le quartier, de le faire fonctionner et de verduriser cet objet (selon Dominique Jane). Le début des travaux est prévu pour 2019 avec une durée minimum de 2 ans et un budget de cent-cinquante à 200 millions d'euros.

Néanmoins, aucun permis d'urbanisme n'a été déposé à la commune malgré l'engagement signé en 2014 et un acompte versé à la société Novo Holding d'un peu moins de 4 millions d'euros.

Selon l'article de la Libre du , les choses devraient être décidées avant la fin de cette année 2017 ou début de l'année prochaine. La clinique du Parc Léopold se situe sur un lieu stratégique à Etterbeek. Le manque d'hôpitaux dans un quartier très animé souligne l'importance de la clinique à cet endroit. Une polyclinique temporaire du Chirec sera présente jusqu'au début du chantier.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

à Etterbeek :

  • no 7 : Maison d'inspiration néoclassique de 1874, inscrite à l'inventaire légal le [3].
  • no 32 : chocolaterie Neuhaus
  • no 36 : Centre de Conférences Albert Borschette, inscrit à l'inventaire légal le [4]
  • no 38 : clinique du Parc Léopold
  • no 50 : représentation permanente de l'Irlande auprès de l'Union européenne
  • nos 57-59 : maison d'inspiration néoclassique, inscrite à l'inventaire légal le [5].
  • no 70 : Maison d'inspiration néoclassique de 1876[6].
  • no 72 : boulangerie Paul
  • nos 73-75 et no 177 rue Belliard : immeuble de style éclectique de 1900, de l'architecte Hubert Marcq, inscrit à l'inventaire légal le [7].

à Bruxelles-ville :

  • no 101 : Commission Européenne - DG Health and Food Safety (SANTE)
  • no 107 : maison inscrite à l'inventaire légal le [8].
  • no 109 : maison inscrite à l'inventaire légal le [9].
  • no 111 : maison inscrite à l'inventaire légal le [10].
  • no 113 : maison inscrite à l'inventaire légal le [11].
  • no 115 : maison inscrite à l'inventaire légal le [12].
  • no 129 : jadis le siège de l'Institut Nyssens fondé par Paul Nyssens.
  • nos 108-112, no 85 rue Juste Lipse et nos 165-175b rue de la Loi : bâtiment Juste-Lipse du Conseil de l'Union Européenne, inscrit à l’inventaire légal le [13].
  • no 141 : immeuble inscrit à l'inventaire légal le [14].

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

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