Rue Lucien-Lafforgue

Rue Lucien-Lafforgue
Situation
Coordonnées 43° 36′ 50″ nord, 1° 26′ 03″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Ville Toulouse
Quartier(s) Compans-Caffarelli
Début Rue Pierre-Laplace
Fin no 20 boulevard de la Marquette
Morphologie
Longueur 194 m
Largeur m
Odonymie
Anciens noms Chemin de Las-Croses (fin du XVIIe siècle-1882)
Rue l'Intrépidité (1794)
Rue Lafforgue (1882-1947)
Nom actuel 12 avril 1947
Nom occitan Carrièra Lucian Lafforgue
Histoire et patrimoine
Création avant le XVIIe siècle
Notice
Archives 315553776001
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Rue Lucien-Lafforgue
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Rue Lucien-Lafforgue

La rue Lucien-Lafforgue (en occitan : carrièra Lucian Lafforgue) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès

Description

La rue Lucien-Lafforgue est une voie publique. Elle se trouve au cœur du quartier Compans-Caffarelli.

Elle naît perpendiculairement à la rue Pierre-Laplace, face au gymnase Compans-Caffarelli. Longue de 194 mètres et large de 8 mètres, orientée au nord-ouest, elle se termine au carrefour du boulevard de la Marquette, qui longe le canal du Midi.

La chaussée compte une seule voie de circulation automobile en sens unique. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe pas de bande, ni de piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.

Voies rencontrées

La rue Lucien-Lafforgue rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :

  1. Rue Pierre-Laplace
  2. Boulevard de la Marquette

Odonymie

La rue est nommée en hommage à Lucien Lafforgue (1907-1944)[1]. Ouvrier en chaussures, il rejoint, pendant la Seconde Guerre mondiale, les rangs des Francs-tireurs et partisans (FTP) et devient un spécialiste du sabotage et des coups de mains. Il est tué au maquis de Saint-Lys, à la suite d'une attaque des Allemands, le . Depuis le XIXe siècle, sa famille habitait dans cette rue, qui en avait pris le nom en 1882 : c'est donc naturellement que le conseil municipal décida, le , d'y ajouter son prénom[1].

Il a existé, également, une impasse Lafforgue, dans le quartier Amouroux, créée en 1932. Elle est devenue l'impasse Gabriel-Lippmann en 1937[2].

Histoire

Moyen Âge et période moderne

Époque contemporaine

Patrimoine et lieux d'intérêt

Lycée professionnel Hélène-Boucher

En 1954, un cours ménager municipal est fondé à l'initiative de la municipalité toulousaine. Il s'installe deux ans plus tard au cœur du quartier des Chalets, dans le château des Verrières (actuel no 8 rue Godolin), qui avait abrité entre 1860 et 1894 la manufacture de vitraux de Louis-Victor Gesta. Le centre ménager et professionnel prend le nom d'Hélène Boucher (1908-1934) : couturière, devenue aviatrice, elle devient pilote d'acrobaties, bat plusieurs records du monde de vitesse et réussit plusieurs raids. Elle s'engage également, avec les aviatrices Maryse Bastié et Adrienne Bolland notamment, dans le combat féministe et devient une militante pour le droit de vote des femmes. Elle meurt dans un accident sur l'aérodrome de Guyancourt[3],[4].

En 1959, centre ménager et professionnel Hélène-Boucher devient collège d'enseignement technique (CET), lycée d'enseignement professionnel (LEP) en 1977, puis, lycée professionnel en 1986. Depuis trois ans, afin de répondre à la croissance des effectifs des élèves, le lycée occupait un nouveau site, dans la rue Lucien-Lafforgue (actuel no 5)[4].

Immeubles

  • no  9 : immeuble Riverside.
    L'immeuble Riverside est construit en 2018 par l'agence toulousaine Puig Pujol Architecture (PPA) pour le compte de Covivio. Il s'élève à l'emplacement des anciens bureaux de la Société pyrénéenne d'énergie, nationalisée après la Seconde Guerre mondiale au sein d'EDF[5],[6].
    L'édifice se compose de deux corps de bâtiment, qui offrent 11 400 m2 de bureaux et services. Le premier corps de bâtiment, en façade sur le boulevard, s'élève sur cinq étages. Il est largement occupé par des services du conseil départemental, tels que Haute-Garonne Ingénierie (l'agence technique départementale) et la Maison des territoires, ainsi que par Oppidea, société d'économie mixte d'aménagement de Toulouse Métropole. Le plafond du parvis d'accès a été conçu par l'artiste suisse Stéphane Dafflon : l'œuvre, Blue in Green, s'intègre à la structure des cassettes métalliques du plafond. La composition, en dégradés de bleus et de verts, du plus clair au plus foncé, de l'extérieur vers l'intérieur, souligne le lien entre la végétation et le canal du Midi. C'est aussi une référence mélodique à un morceau de jazz joué par Miles Davis[7].

Notes et références

  1. Salies 1989, vol. 2, p. 68.
  2. Salies 1989, vol. 2, p. 109.
  3. Il existe, par ailleurs, depuis 1935, une rue Hélène-Boucher dans le quartier du Pont-des-Demoiselles.
  4. Salies 1989, vol. 1, p. 172.
  5. Notice no IA31101792, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  6. Garance Sornin, « Un immeuble tertiaire tripartite signé PPA Architectures à Toulouse », Architecture Mouvement Continuité, 3 octobre 2018.
  7. « Archives – Stéphane Dafflon. Blue in Green. 07.06.18 - 1.10.18 », sur le site du Printemps de septembre (consulté le 15 avril 2022).

Voir aussi

Bibliographie

  • Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, Toulouse, éd. Milan, , 1174 p. (ISBN 978-2-8672-6354-5).

Articles connexes

Liens externes

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