Rue Saint-Michel (Rennes)
| Rue Saint-Michel | |||
La rue en 2020. | |||
| Situation | |||
|---|---|---|---|
| Coordonnées | 48° 06′ 51″ nord, 1° 40′ 53″ ouest | ||
| Pays | |||
| Région | Bretagne | ||
| Ville | Rennes | ||
| Quartier(s) | Centre | ||
| Début | Place Sainte-Anne | ||
| Fin | Place Saint-Michel | ||
| Morphologie | |||
| Type | Rue | ||
| Longueur | 87 m | ||
| Géolocalisation sur la carte : Rennes
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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La rue Saint-Michel est une rue du centre-ville de Rennes.
Elle devient populaire à partir des années 1980 avec l'installation de multiples bars, devenant qualifié de « rue de la Soif ».
Situation et accès
La rue Saint-Michel est située dans le quartier Centre de Rennes. Elle s'étend sur 87 mètres[1] de la place Sainte-Anne au nord à la place Saint-Michel, voisine de la place des Lices.
Historique
Au Moyen Âge la rue Saint-Michel était une des portes d'entrée de la ville, alors entourée de remparts, et possédait des auberges et des hôtels[1].
Entre les années 1960 et 1980, la rue compte des commerces très divers comme un horloger et des restaurants[1].
Dans les années 1980-1990, les bars se développent progressivement dans la rue, supplantant la rue de Saint-Malo ou la rue de Penhoët en tant que « rue de la Soif »[1],[2].
Elle connaît un âge d'or dans les années 1990-2000 où elle est le cœur de la vie nocturne rennaise. La rue devient le lieu social des jeunes, après la fermeture progressive des cafés-concerts, frappés par de nombreuses lois restreignant leur activité. Ce nouveau lieu festif créé toutefois des troubles dans le centre-ville, et la mairie se doit de créer des initiatives afin de proposer des soirées sans alcools en dehors de cette artère animée[2].
La popularité de la rue Saint-Michel connaît un lent déclin dès la fin des années 2000[3]. À partir de 2009, la mairie use de son droit de préemption sur la vente de la plupart des bars de la rue afin de rationaliser leur présence[1],[4]. En 2026, désormais propriétaire de 48 % des pas-de-porte, la ville engage un projet de rénovation du quartier. Malgré les nombreuses fermetures de commerces, d'autres continuent de s'implanter[5].
Caractéristiques

La rue possède de nombreux immeubles à pan de bois, dont la ville porte attention à sa conservation. Sa réputation de rue de la Soif dépasse le cadre local et même national[1].
Avec un bar tous les 7 mètres en moyenne sur un total de 87 mètres, soit 13 établissements, la rue Saint-Michel est régulièrement citée comme la rue de France avec la plus grande densité de débit de boissons[1],[6],[7].
Dans les années 2010, la rue est de plus en plus le théâtre de vols ou d'agressions parfois mortelles[8].
Notes et références
- Romain Lecompte et Hugo Huaumé., « RÉCIT. Lent déclin ou renouveau, quel avenir pour la mythique rue de la Soif à Rennes ? »
, sur ouest-france.fr, (consulté le ).
- Frédéric Potet, « La préfète et la rue de la soif »
, sur lemonde.fr, (consulté le ).
- ↑ « DOSSIER. Rue de la soif, lieux mythiques, bars de quartier… plongez au cœur de Rennes la nuit »
, sur ouest-france.fr, (consulté le ).
- ↑ Stéphane Vernay, « Rennes: rue Saint-Michel, les Bars 1929 et La Station vont fermer », sur Ouest-France, (consulté le )
- ↑ Romain Leroux, « « On sait que le lieu est improbable » : après des fermetures en cascade, ils décident d’ouvrir un bar rue de la Soif à Rennes »
, sur letelegramme.fr, (consulté le ).
- ↑ Morgan Kervella, « Insolite. La rue Saint-Michel, à Rennes, rue de la Soif numéro 1 en France »
, sur ouest-france.fr, (consulté le ).
- ↑ « Pourquoi au hit-parade des "rues de la soif" de France, la rue de Bourgogne d'Orléans se distingue particulièrement »
, sur larep.fr, (consulté le ).
- ↑ Jérôme Gicquel, « #20MINUIT. A Rennes, la rue de la Soif a la gueule de bois »
, sur 20minutes.fr, (consulté le ).
Voir aussi
Liens externes
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