Rue Sainte-Cécile (Toulouse)

Place Sainte-Cécile

Place Sainte-Cécile
Rue Sainte-Cécile
Situation
Coordonnées 43° 34′ 36″ nord, 1° 25′ 14″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Ville Toulouse
Quartier(s) Croix-de-Pierre
Début no 9 rue Claude-Bourgelat
Fin no 12 rue Fourcade
Morphologie
Longueur Rue Sainte-Cécile : 163 m
Superficie Place Sainte-Cécile : 400 m2
Odonymie
Nom actuel 1878
Nom occitan Plaça de Santa Cecilia
Carrièra de Santa Cecilia
Histoire et patrimoine
Création 1878
Notice
Archives 315556156827 • 315556160051
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Place Sainte-Cécile Rue Sainte-Cécile
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Place Sainte-Cécile Rue Sainte-Cécile

La place Sainte-Cécile (en occitan : plaça de Santa Cecilia) et la rue Sainte-Cécile (en occitan : carrièra de Santa Cecilia) sont deux voies de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès

Description

La place et la rue Sainte-Cécile sont deux voies publiques. Elles se trouvent dans le quartier de la Croix-de-Pierre.

La place Sainte-Cécile forme un carré régulier de 20 mètres de côté, pour une superficie totale de 400 m2. Elle se situe au carrefour de la rue Claude-Bourgelat, qui la traverse du sud-est au nord-ouest, de la rue Daubenton, qu'elle reçoit au nord-est, et de la rue Sainte-Cécile, à laquelle elle donne naissance au sud-ouest. Cette dernière, longue de 163 mètres, large de 7 mètres et rectiligne, est orientée au sud-ouest. Elle se termine au carrefour de la rue Fourcade.

Sur la place Sainte-Cécile, la chaussée compte une voie de circulation automobile en sens unique, qui tourne dans le sens antihoraire. Dans la rue Sainte-Cécile, elle en compte une seule, à double-sens. Elles appartiennent à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il existe pas d'aménagement cyclable.

Voies rencontrées

La place Sainte-Cécile rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :

  1. Rue Claude-Bourgelat
  2. Rue Daubenton
  3. Rue Claude-Bourgelat
  4. Rue Sainte-Cécile

La rue Sainte-Cécile rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :

  1. Rue Claude-Bourgelat
  2. Rue Fourcade

Odonymie

La rue porte le même nom que la place, où elle a son origine, et qui a donné naissance à un quartier, également désigné comme Sainte-Cécile. Elle honore le souvenir de Cécile, chrétienne romaine du IIIe siècle, qui aurait subi le martyre en 230. Sa maison se trouverait à l'emplacement de la basilique Sainte-Cécile-du-Trastevere. Elle est par ailleurs la patronne des musiciens, des poètes et des artistes lyriques[1].

Il a existé, par ailleurs, entre 1880 et 1936, une autre rue Sainte-Cécile, dans le quartier Saint-Agne. Elle a été renommée, afin d'éviter les confusions, en hommage à George Sand[2].

Histoire

La place et la rue Sainte-Cécile sont ouvertes en 1878, dans le cadre de l'aménagement du nouveau quartier Sainte-Cécile, au nord du terroir de Lafourguette[3]. Il occupe d'anciens terrains agricoles compris entre la route de Seysses, à l'est, la rue Fourcade[N 1],[4], au sud, et le chemin de la Faourette (actuelle rue de la Faourette), au nord. À l'ouest, le quartier est limitée par les voies ferrées de la ligne de Toulouse à Auch, aménagée à partir de 1865[5]. Le nouveau quartier s'organise autour de deux voies perpendiculaires qui se croisent au niveau de la place Sainte-Cécile : la rue Sainte-Marie (actuelle rue Claude-Bourgelat)[6] et la rue Sainte-Cécile (actuelles rues Sainte-Cécile et Daubenton)[7].

Le nouveau quartier reçoit une population composée majoritairement d'ouvriers et d'employés qui font bâtir leurs maisons dans les faubourgs toulousains. En effet, tout en conservant un aspect rural – à l'ouest, le chemin de la Faourette traverse des terres agricoles, tandis que, à l'est et jusqu'à la Garonne, ne se trouvent que des champs et des prés –, le quartier bénéficie à partir de 1886 de la proximité relative du tramway, dont une ligne relie la place de la Croix-de-Pierre à la place du Pont-Neuf[8]. Entre le dernier quart du XIXe siècle et le premier quart du XXe siècle, la rue se borde de toulousaines (actuels no 2, 4 et 6).

Patrimoine et lieux d'intérêt

Maisons

Les maisons toulousaines de la rue Sainte-Cécile présentent des caractéristiques communes. Elles sont construites dans le premier quart du XXe siècle, parallèlement à la rue Sainte-Cécile, et bâties en brique. Elles s'élèvent sur deux niveaux, séparés par un cordon : un rez-de-chaussée, éclairé par des fenêtres rectangulaires et ouvert sur la rue par une porte centrale, et un niveau de comble à surcroît, percé d'ouvertures. L'élévation est couronnée par une corniche moulurée.

  • no  2 : maison.
    La maison, si elle n'obéit pas au plan de la maison toulousaine classique, en a cependant l'aspect. La façade se développe sur cinq travées, mais la porte piétonne est décentrée. Le niveau de comble est percé d'ouvertures qui ont des ornements en terre cuite[9].
  • no  4 : maison toulousaine.
    La façade de la maison se développe sur cinq travées. Le niveau de comble est percé de deux petites fenêtres rectangulaires, dans les premières travées à gauche et à droite, qui ont des volets en bois[10].
  • no  6 : maison toulousaine.
    La façade de la maison se développe sur cinq travées. Au rez-de-chaussée, la première travée à gauche a été transformée et percée à la fin du XXe siècle d'une grande porte de garage. Le niveau de comble est percé d'ouvertures qui ont des ornements en terre cuite ronds – et un octogonal, au-dessus de la porte, dans la travée centrale[11].

Œuvre publique

  • statue de sainte Cécile.
    La statue s'élève au centre de la place Sainte-Cécile. Elle se tient sur une colonne en brique à chapiteau dorique. L'œuvre, en fonte, représente Cécile, se tenant sur un rocher, la tête penchée et les cheveux dénoués, tenant dans sa main gauche un instrument de musique.

Notes et références

Notes

  1. ↑ La rue Fourcade a déjà été percée en 1860.

Références

  1. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 401.
  2. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 453-454.
  3. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 70.
  4. ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 493.
  5. ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 270-271.
  6. ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 177 et vol. 2, p. 429.
  7. ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 357 et vol. 2, p. 70.
  8. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 524.
  9. ↑ Notice no IA31106534, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  10. ↑ Notice no IA31106537, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  11. ↑ Notice no IA31106538, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.

Voir aussi

Bibliographie

  • Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, vol. 2, Toulouse, éd. Milan, , 1174 p. (ISBN 978-2-86726-354-5).

Articles connexes

Liens externes

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