Rue de la Chouette
| Rue de la Chouette | |
La rue de la Chouette avec, dans le fond, l'église Notre-Dame de Dijon. | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 47° 19′ 23″ nord, 5° 02′ 32″ est |
| Pays | |
| Région | Bourgogne-Franche-Comté |
| Ville | Dijon |
| Quartier(s) | Centre historique |
La rue de la Chouette est une rue du centre historique de Dijon.
Situation et accès
Cette rue pittoresque qui est située dans le centre historique débute rue Jeannin et rue de la Verrerie et se termine place Notre-Dame et rue de la Préfecture.
Origine du nom
Cette voie prend son nom d'une sculpture en forme de chouette qui se trouve sur la façade extérieure nord de l'Église Notre-Dame de Dijon, bordant la rue. Perchée à environ 1,80 m du sol et mesurant 35 cm de haut, elle représente le corps trapu d'un rapace nocturne en moyen relief. Ne figurent ni plumes, ni ailes, ni yeux, ni bec, ni quelconques détails autres que de fines aigrettes de chaque côté de sa tête[1]. La sculpture est réputée comme porte-bonheur à celui/celle qui la touche et fait un vœu. La surface de la chouette est polie à cause d'une pratique superstitieuse ancienne qu'elle suscite : Dijonnais et touristes ont coutume de la caresser, de la main gauche (la main du cœur), tout en posant la main droite sur le propre cœur de l'oiseau, en espérant que le vœu qu'ils formulent soit exaucé à condition de ne pas passer devant la salamandre (autre sculpture située à deux mètres de la chouette) ou de lui tourner le dos car croiser le regard de ce reptile pourrait annuler l’enchantement[1].
Historique
Cette ruelle médiévale, appelée « Rue Notre-Dame », puis « Rue de la Chouette », et « Rue Notre-Dame » à nouveau par délibération municipale du . Au début du XXe siècle, elle est débaptisée par les conseillers de la municipalité anticléricale qui lui donnent un nom laïc et républicain (« Rue Eugène Pottier » en 1904, « Rue Gracchus Babeuf » en 1905). Afin de favoriser l'essor du tourisme de masse qui se développe dans les années 1960, les acteurs du marketing territorial débaptisent à nouveau la rue en 1957 pour lui donner le nom suggestif du rapace. Cette transformation toponymique est liée au développement de la ville comme destination touristique patrimoniale et gastronomique et renforce l'attractivité de ce centre économique et administratif affermi dès le XIXe siècle par l'ouverture de la ligne de chemin de fer Dijon-Chalon en 1849 et surtout du tronçon Dijon-Tonnerre en 1851[2].
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
- no 8 : Hôtel de Vogüé
- no 10 : Maison Millière
- no 26, rue de la Préfecture angle de la place Notre-Dame : Immeuble des XVIIe siècle-XVIIIe siècle
- Église Notre-Dame de Dijon
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Immeuble du no 26 -

Immeuble de la rue -
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Maison Millière 10 rue de la Chouette -

La sculpture de la Chouette
Notes et références
- Bertrand Carlier, La véritable histoire de la chouette de Dijon – Enquête sur l’oiseau le plus mystérieux de France, Paperone, , 112 p.
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Articles connexes
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