Rue du Fossé aux Loups

Rue du Fossé aux Loups
Géographie
Pays
Communauté
Région
Arrondissement administratif
Grande ville
Coordonnées
50° 51′ 01″ N, 4° 21′ 16″ E
Histoire
Origine du nom
Jean Wolf (d)
Carte

La rue du Fossé aux Loups (en néerlandais : Wolvengracht) est une voie de Bruxelles, capitale de la Belgique.

Situation et accès

Cette voie de la région de Bruxelles-Capitale située sur le territoire du Pentagone de la ville de Bruxelles relie la place de Brouckère à la rue Montagne aux Herbes Potagères. Elle est perpendiculaire au boulevard Anspach et la rue Neuve et suit l'ancien trajet de la première enceinte de la ville.

Origine du nom

Le nom français actuel vient d’une traduction littérale du néerlandais « Wolvengracht ». Aucun loup n’a jamais hanté les lieux : au Moyen Âge, on parlait de « Wolfgracht » en référence à la proximité de terrains appartenant à un certain Wolf[1].

Historique

La rue du Fossé aux Loups était jadis beaucoup plus longue. Avant le voûtement de la Senne, sa partie rectiligne se prolongeait au-delà de l'actuelle place de Brouckère, puis faisait un angle droit vers la rue de l'Évêque jusqu'à l'ancien pont des Vanniers, qui se trouvait à l'entrée de l'actuel parking 58.

Le percement des boulevards centraux en 1867-1871 sectionna la rue. La partie rectiligne de la « rue du Fossé aux Loups » située au-delà de la place de Brouckère, prolongée jusqu'à la rue de Laeken, fut rebaptisée rue des Augustins. Ce nom rappelle le couvent des Augustins. C'est ces pères augustins qui produisait le pain à la grecque, brood van de grecht, en bruxellois, c'est-à-dire le pain du Fossé. Quant à la partie coudée, elle fut rebaptisée rue des Vanniers, en souvenir du pont du même nom. Cette dernière rue disparut complètement en 1966, engloutie par le mastodonte de la Tour Philips[2].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

La rue du Fossé aux Loups est marquée par les bâtiments suivants:

  • nos 10-12 : ancien cinéma Caméo, bâti en style Art déco (1925-1926), inscrit à l’inventaire légal le [3]
  • nos 18-18A : ancien théâtre La Gaîté en style Beaux-Arts (1910-1911), dont la cave abrita longtemps un cabaret réputé, Chez Paul au Gaity, classé par Time Magazine premier night-club d'Europe, inscrit sur la liste de sauvegarde depuis le [4]
  • nos 28-28a-28b-28c-28d-30 : « Monnaie-Building » construit par les architectes Edgard Cosyns et Marcel Chabot, inscrit à l'inventaire légal le [5],[6].
  • no 32 : hôtel de maître du milieu du XVIIIe siècle, ancien siège du Crédit du Nord Belge, transformé en 1920, pour une banque dont l'ancienne salle des guichets en style Beaux-Arts est désormais occupée par un restaurant, classé depuis le [7]
  • no 34 : Ancien hôtel particulier de style néoclassique, conçu en 1847 par l'architecte Joseph Segers, en remplacement d'une maison à double corps de style Louis XIV datant de 1713 inscrit à l’inventaire légal le [8]. Ce bâtiment a abrité l'ancienne Librairie Castaigne, où des générations d'écoliers sont venues se fournir en manuels scolaires est occupée par la librairie de voyage L'Anticyclone des Açores.
  • nos 46-46B, 48 : ancien siège de la Caisse Générale d'Épargne et de Retraite, vendu en 2011 par BNP Paribas Fortis[9]
  • nos 39-41 : immeuble, bâti par les architectes Léon Govaerts et Alexandre Van Vaerenbergh en 1932-1935, inscrit à l'inventaire légal le occupé par les Ateliers de la Monnaie[10]
  • no 47 : l'hôtel Radisson. Des restes de la première enceinte peuvent être vus dans l'atrium de ce bâtiment. Lors de l'aménagement du parking des anciens Établissements Vanderborght en 1973, on avait découvert un tronçon de courtine de 34 m de long, qui fut classé en 1984. Lors de la construction du complexe hôtelier en 1987, ces vestiges s'écroulèrent ou furent délibérément abattus. À la suite des injonctions de la Commission royale des Monuments et des sites, le mur fut grossièrement remonté[11] dans l'atrium[12].
  • no 66 : L'éditeur et libraire N. J. Grégoire y produisait et y présentait sa Nouvelle encyclographie médicale.
  • no 74 : se tenait en 1844 le Bureau de la Pasinomie.

Voir aussi

Notes et références

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