Sébastien Birgy
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(à 88 ans) |
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Sébastien Birgy, dit « Perquit » où le « baron Perquit », né et baptisé à Sélestat le [1] et mort le à Passy, est un général de brigade de cavalerie et baron d'Empire français.
Fils d'agriculteurs devenu baron d'Empire, militaire « intrépide » ne connaissant « aucune espèce de dangers » selon Napoléon, il s'illustre dans toutes les campagnes des guerres de la Révolution et de l'Empire entre 1792 et 1815.
Biographie
Famille
Il est le fils de Jean Birgy, agriculteur à Sélestat, et de Madeleine Schterring. Il se marie à Marthe Pictet avec qui il a un fils, Philippe, né à Quingey (Doubs), le , sans postérité, puis le à Rose Mann, sans postérité[2].
Carrière militaire
Sébastien Birgy entre comme volontaire dans la cavalerie au régiment d'Esterhazy (3e régiment de hussards) en 1786. Promu maréchal des logis en 1792, il fait les campagnes de 1792 à 1793 à l'armée du Nord puis à l'armée de Rhin-et-Moselle. En , il est nommé aide de camp du général de Beaupuy puis après la mort de ce dernier, il devient l'aide de camps du général Desaix, en octobre. Il est promu capitaine en 1798 et sert à partir de au 8e régiment de hussards, aux armées d’Angleterre, d’Helvétie et des Côtes de l’Océan en 1803-1805[3].
Au sein de la Grande Armée il combat au 8e hussards lors de la campagne d'Allemagne en 1805 où il se distingue à la bataille d'Austerlitz le . Il combat ensuite lors de la campagne de Prusse et de Pologne à la bataille d'Iena le . Nommé chef d'escadrons après cette bataille, il participe à la bataille de Lübeck le , à la bataille d'Eylau le où il commande un détachement du 4e régiment de dragons, à la bataille d'Heilsberg le et à la bataille de Friedland le [3]. En 1808, il sert en Espagne puis fait la campagne d'Allemagne et d'Autriche en 1809 comme major (lieutenant-colonel) du 9e régiment de chasseurs à cheval. Nommé colonel du 6e régiment de chevau-légers lanciers en , il prend part, à la campagne de Saxe en 1813 puis à celle de France en 1814[4].
Au cours de ces campagnes, il est blessé plusieurs fois : à Sainte-Menehould le , peu après la bataille de Valmy ; à Salzbourg, le ; lors la bataille de Friedland le où il reçoit un coup de biscaïen à la lèvre ; pendant la campagne de Saxe, près d’Holbrunn, le où il est frappé d'un coup de feu à la jambe droite[4].
Fait chevalier de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII (), promu officier de la Légion d'honneur le , il est nommé chevalier de l'Empire par décret du [4]. En récompense de sa conduite lors de la bataille de la Katzbach, au cours de laquelle, par une charge de cavalerie, il dégage la brigade du colonel Marbot, il est nommé Baron d'Empire par décret du [3].
Après l'abdication de Napoléon en , la Restauration le met en demi-solde. Après le retour de l'Empereur, il est rappelé à l'activité en lors des Cent-Jours. Dans une note envoyée au ministère de la guerre, le , Napoléon écrit : « Le colonel Perquit a été aide de camp du général Desaix et en dernier lieu colonel du 6e lanciers ; il y a peu de militaires aussi intrépides que lui ; il ne connaît aucune espèce de dangers, lui faire donner un régiment. »[5]. Il est ainsi placé au corps d'observation du Var comme colonel du 14e régiment de chasseurs à cheval. Après la bataille de Waterloo en , il est mis en demi-solde et perçoit une pension de retraite de 2 400 francs[4].
Il est rappelé à l'activité comme colonel du 9e régiment de chasseurs à cheval en . Il est nommé maréchal de camp (général de brigade) le et placé en même temps dans le cadre de réserve puis admis définitivement à la retraite le [4].
Lorsque Louis-Napoléon Bonaparte arrive à la présidence de la République en 1848, il le fait commandeur de la Légion d’honneur le et le relève de la retraite, puis par décret du , le place dans le secteur de défense[3].
Il meurt à Passy en 1856 à l'âge de quatre-vingt-huit ans, malgré les nombreuses blessures reçues au cours de sa carrière militaire. Il est inhumé au cimetière de Passy[4].
Titres
- Baron d'Empire par décret du [4]
- Chevalier de l'Empire par décret du 9 [4]
Il est le bénéficiaire de trois dotations, la première le (dotation de 2,000 francs sur les biens réservés en Westphalie), la deuxième le (dotation de 4,000 francs sur les biens réservés en Hanovre) et la troisième le (dotation de 1,000 francs)[4].
Décorations
Commandeur de la Légion d'honneur le [4]
- Officier de la Légion d'honneur le [4]
- Chevalier de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII ()[4]
Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis le [4]
Armoiries
Armes : "D'or au dextrochère mouvant du flanc sénestre vers le bas de l'écu, tenant un sabre haut de sable, chargé d'une fasce de sinople à trois molettes d'argent : bordure de gueules du tiers de l'écu au signe des chevaliers posé au 2ème point en chef. Livrées : jaune, rouge, noir, blanc"[6].
Notes et références
- ↑ Sélestat, B, (27/08/1766-19/03/1774), 1768, acte n°9, p. 155.
- ↑ Albert Révérend, « Perquit », dans Les familles titrées et anoblies au XIXe siècle : titres, anoblissements et pairies de la Restauration, 1814-1830, t. 5, H. Champion (lire en ligne), p. 332-333
- Halter 1983, p. 230.
- Quintin 2013, p. 106.
- ↑ Général Donop, Historique abrégé du 4e régiment de chasseurs, Belin frères, 1890, p. 112. Lire en ligne
- ↑ « Noblesse P », sur free.fr via Wikiwix (consulté le ).
Bibliographie
- Danielle Quintin et Bernard Quintin (préf. Jean Tulard), « Birgy dit Perquit (Sébastien, baron) » dans Dictionnaire des colonels de Napoléon, Paris, SPM-Lettrage, coll. « Kronos », , 978 p. (ISBN 978-2901952787, lire en ligne), p. 106.
- Gustave Vapereau, « Perquit (Sébastien Birgy, dit) » dans Dictionnaire des Contemporains, vol. 1, Paris, Hachette, (lire en ligne), p. 1364.
- Alphonse Halter, « Birgy (dit Perquit) Sébastien » dans Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 3, Fédération des Sociétés d'Histoire et d'Archéologie d'Alsace, (lire en ligne), p. 230.
- « Sébastien Birgy (dit Perquit) » dans Revue alsacienne, vol. 11, Nancy, Berger-Levrault, (lire en ligne), p. 31.
- « Birgy, dit Perquit (Sébastien), notice nécrologique » dans Le moniteur de l'armée, 1856, p. 15. Lire en ligne
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