Sébastien Le Balp
| Sébastien Le Balp | |
| Titre | Chef des Bonnets rouges, meneur de la révolte (-1675) |
|---|---|
| Commandement | À la tête de 30 000 hommes |
| Conflits | Révolte du papier timbré |
| Faits d'armes | - Lutte antifiscale et anti-seigneuriale - Destruction de papiers timbrés - Attaques de collecteurs d'impôts, de châteaux. |
| Autres fonctions | notaire royal |
| Biographie | |
| Naissance | Moulin Meur (Kergloff) |
| Décès | château de Tymeur (Poullaouen) |
| Père | François Le Balp |
| Mère | Louise Caroff |
| Conjoint | Anne Riou |
Sébastien Le Balp (Sebastian Ar Balp en breton), né en 1639 à Kergloff dans l'actuel département du Finistère, est un notaire et rebelle breton. Fils de meunier, il est remarqué par le marquis du Tymeur qui l'envoie étudier le droit à Nantes.
Il épouse à 22 ans Anne Riou et devient notaire royal à Carhaix en 1664.
Lorsque la population refuse de nouveaux impôts sur le papier timbré et l'étain (la révolte des Bonnets rouges) Le Balp organise la révolte en Basse-Bretagne. Il mobilise 30 000 hommes et investit le château du Tymeur. Il tente d'enrôler le marquis Charles de Montgaillard, ancien colonel du régiment de Champagne. Son frère Claude, marquis de Montgaillard, tue Sébastien Le Balp dans la nuit du 2 au , à la veille du soulèvement. La révolte se désagrège mais restera dans les mémoires.
Biographie
Sébastien Le Balp[1] est né en 1639 à Moulin Meur (Kergloff - 29)[2], qui était alors une trève de Cléden-Poher. Il est le fils du meunier François Le Balp et de Louise Caroff[2].
Intelligent, il est très tôt remarqué par M. de Plœuc, marquis du Tymeur, qui l'envoie étudier le droit à Nantes[3].
Revenu dans le Poher, il épouse, à 22 ans, Anne Riou. La dot lui permet d'acheter une charge de notaire royal à Carhaix, en 1664[2],[3],[4].
À sa mort en 1675, il habitait à Garsangroas en Kergloff[2].
Relation avec la famille de Plœuc, marquisat du Tymeur en Poullaouen
Sébastien Le Balp fut le notaire de Renée Mauricette de Plœuc, marquise du Tymeur, qui épouse Charles de Percin, seigneur de Montgaillard (Tarn-et-Garonne) en 1662. La seigneurie de Montgaillard fut érigée en marquisat le , par lettres patentes du roi Louis XIV[5].
En 1668, à Carhaix, Renée Mauricette de Plœuc, Dame de Montgaillard, est soupçonnée de voler des paysans, avec la complicité de son notaire, Sébastien Le Balp, âgé alors de 23 ans. Il était notaire royal depuis un an, redevable envers la famille de Plœuc, qui avait payé ses études, et souhaitait être salarié par la marquise. L'affaire concerne un acte de ferme au nom de paysans pour les moulins, à propos d'une somme de 1100 livres par an, au profit de Dame de Plœuc[6]. Le Balp va en prison en 1673. Il est relâché au début de 1675 et garde une bonne réputation : les archives montrent qu'il était le parrain pour de nombreuses familles. Révolté par le système seigneurial, il s’emploie désormais à combattre l’injustice et les formes d’oppressions fiscales et seigneuriales.
Une révolte à deux visages : force et réforme
Les codes paysans
En centre Bretagne, ce notaire issu des classes populaires prendra la tête de la révolte[7],[4].
Les revendications des paysans, autant antifiscales que politiques, sont exprimées par huit textes. Appelés Code paysan ou « code pesovat » (ar pezh zo vat : ce qui est bon), ils montrent une volonté législative et réformatrice du mouvement des Bonnets rouges[8]. Les revendications exigent :
- l’abolition des impôts de champart (partage des récoltes) et de corvée[9] ;
- la fin des exactions des seigneurs[10] ;
- l'affirmation de la « Liberté Armorique » : c'est ainsi que les Bretons de l'époque appelaient leurs privilèges en vertu du traité d'union de la Bretagne à la France ;
- le juste paiement du clergé (qui devra être « payé pour leurs services, et seulement pour cela »)[9] ;
- la représentation réelle dans les états provinciaux[10] ;
- l'égalité et l'abolissement des classes[9].
La crise économique de 1671 est difficile à supporter par les paysans ; les seigneurs exigent durement leurs droits en nature, en travail et en argent ; elle est à l'origine de la révolte.
Depuis 1661, Louis XIV règne sur la France. Ses ambitions démesurées, ses guerres, son goût du luxe coûtent cher. Douze nouvelles taxes sont créées par son ministre des finances, Colbert, entre 1664 et 1675 : il a décidé de passer outre aux prérogatives des États de Bretagne qui ont refusé ces nouvelles taxes[6] (l'édit d'union de la Bretagne à la France de 1532 spécifiant : « Aucun impôt ne pourra être levé que par le Parlement et les États de Bretagne »[11],[4]).
En 1673, un papier timbré est exigé pour tout acte notarié. En 1674, la vente du tabac et une taxe sur la vaisselle d’étain tombent sous le contrôle royal… Le duc de Chaulnes, gouverneur de Bretagne, représentant du roi, explique à Colbert que les paysans s’émouvaient de la rumeur d’une nouvelle imposition sur le blé et sur le sel (gabelle).
Le , les révoltés rédigent le plus abouti des codes paysans, (peut-être dans la chapelle Notre-Dame de Tréminou en Plomeur) : le « Code paysan des quatorze paroisses ». Il réclame l'abolition du champart (partage des récolte), des corvées, de la dîme (partage des récolte pour le clergé) ou du papier timbré (taxe sur les actes notariés) ; la remise en cause des privilèges seigneuriaux ; une volonté de concorde entre paysans et gentilshommes ; et, enfin, une justice équitable.
Dans une lettre du , le duc de Chaulnes en informe Colbert. Les codes paysans étonnent l'Europe, l'ambassadeur de Venise en France en fait mention, comme certaines gazettes hollandaises et anglaises. Ces textes sont bien construits, semblent écrits par un ou plusieurs juristes. Le meneur le plus célèbre des Bonnets rouges, Sébastien Le Balp, est juriste.
Un siècle avant la Révolution française, ces codes paysans sont des textes précurseurs : ils ressemblent par de nombreux aspects aux cahiers de doléances de 1789. Selon l’historien Boris Porchnev, la révolte de 1675 annonce 1789. Pour le professeur d’histoire moderne Alain Croix, la révolte est un affrontement entre la bourgeoisie et ses alliés d'une part, l'Ancien Régime d'autre part, comme lors de la Révolution française, à une échelle différente.
Une révolte anti-seigneuriale
Bonnets rouges, Bonnets bleus
Sébastien Le Balp organise une armée bretonne de 6000 hommes : les Bonnets rouges. Mais 30 000 volontaires bretons le suivent sans avoir d’armes[12]. Le nom de « Bonnets rouges » est lié au bonnet que les insurgés du Poher (Finistère centre) choisissent comme signe de ralliement ; ceux du pays bigouden (sud-ouest du Finistère) avaient un bonnet bleu.
Faits d'armes et actes de révolte
Dans une lettre du duc de Chaulnes à Colbert[6] :
Un bourgeois de Carhaix témoigne que Sébastien Le Balp s'était « acquis une telle réputation parmi les paysans révoltés […] qu'il s'était fait passer pour le chef, que lesdits révoltés suivaient entièrement ses ordres pour sonner les tocsins, pour s'attrouper et s'assembler où il voulait, que pendant la sédition, il a été le premier en tête, à tous les incendies, pillages et désordres »[4].
Avant les campagnes, le , les villes de Bretagne sont secouées par des émeutes. Des troubles ont éclaté à Saint-Malo et Lamballe. À Guingamp et à Nantes, on a exécuté les meneurs.
Le , à Rennes, les bureaux pour la distribution du tabac, de la marque de l'étain, du papier timbré et du domaine sont pillés ; la foule défile dans la rue en criant : « Vive le Roi sans gabelle et sans édits ». Le gouverneur de Bretagne, le duc de Chaulnes, est pratiquement assiégé dans son hôtel de Rennes.
Le , à Châteaulin, des paysans en armes s’en prennent au marquis de La Coste, lieutenant du roi pour la Basse Bretagne : il venait maintenir l’ordre, faire exécuter les nouveaux édits sur le tabac et le papier timbré. Dans trente paroisses des alentours, le tocsin appelle à la rébellion[4].
Le samedi , un groupe de paysans et d’artisans, conduit par Sébastien Le Balp, attaque et pille la résidence de Claude Sauvan, fermier des devoirs à Carhaix (collecteur d’impôts) ; un commis est tué, les bureaux sont dévastés, des tonneaux sont défoncés, la vaisselle, les meubles et la recette sont emportés, la maison incendiée.
De Gonville, commissaire des guerres, écrit à Louvois, ministre des armées : « Il n'y a, Monseigneur, nulle sûreté par la campagne, il n'y a que les plus proches de Brest où le calme est. »[4]
Le duc de Chaulnes, en attendant les renforts, quitte Rennes et se réfugie à Port-Louis (Morbihan)[4].
Le , près de 6000 insurgés, dans la région de Saint-Hernin et Kergloff, prennent d’assaut et brûlent le château occupé par Philippe de Quengo, veuve du marquis Toussaint Le Moyne de Trévigny, connu pour sa dureté contre les paysans[4].
Mise en place du piège
Le comte de Boiséan, gouverneur de Morlaix, écrit, le , au marquis de Montgaillard : « Je crois que s'y pouviez gagner leur chef ou lui faire couper la gorge, tout ce parti se réduirait en fumée ».
Le marquis de Montgaillard entretenait des rapports ambigus avec les insurgés ; il les avait dissuadés, par ruse, de marcher sur Morlaix. Sébastien Le Balp ne rompt pas ses relations avec le Marquis : des troupes royales sont en route pour la Bretagne, pour leur résister militairement, il leur faut un professionnel de la guerre, le notaire Le Balp le sait[4].
Mort de Sébastien Le Balp
Sébastien Le Balp fait sonner le tocsin. 30 000 hommes en armes se mettent et se regroupent le soir du , à Poullaouen. Le Balp compte ensuite marcher sur Carhaix et Quimper, puis affronter les troupes du duc de Chaulnes, envoyées en Bretagne pour mater la rébellion[4].
Arrivé au manoir du Tymeur la veille au soir, avec 2 000 hommes, Sébastien Le Balp s'isole pour s'entretenir avec les marquis Charles et Claude de Montgaillard[4],[3].
Charles de Percin, marquis de Montgaillard, fut Colonel du régiment de Champagne et officier des Mousquetaires du roi[5]. Il n'était pas hostile aux revendications des révoltés qui contestaient les nouveaux impôts. Le Balp, leur chef, avait été le notaire de son épouse, Renée Mauricette de Plœuc, marquise du Tymeur. Sébastien Le Balp espérait convaincre le marquis Charles de Montgaillard de prendre la tête des insurgés contre les troupes royales[3],[13].
Dans la nuit du 2 au , le frère ainé de Charles, Claude de Montgaillard, fidèle au roi Louis XIV qui l’a fait marquis quatre ans plus tôt (), tue Sébastien Le Balp d'un coup d'épée à travers la gorge. Les marquis s'enfuient du manoir en semant la confusion chez les Bonnets rouges. En représailles, le manoir est pillé et ses archives en partie brûlées[4],[3],[13]. Les 30 000 hommes se dispersent[3].
Les troupes qu'attendait le duc de Chaulnes arrivent en Bretagne. Le , elles sont à Quimper, du 4 au 18 dans le Poher, le 20 à Morlaix, le , elles pénètrent dans Rennes. Elles rencontrent peu de résistance. Pour les habitants des paroisses et villes révoltées, une longue épreuve commence[4].
Sébastien Le Balp martyr de la « liberté Armorique »
La « liberté Armorique » est l'appellation donnée par les Bretons de l'époque aux privilèges de la Bretagne, en vertu du traité d'union de la Bretagne à la France.
Procès au cadavre et pendaisons sommaires
Sébastien Le Balp est exhumé. Son cadavre est jugé, traîné sur une claie, rompu et exposé sur une roue[4]. Il est décapité, son corps est enterré à l’église de Kergloff, son crane est recueilli à la chapelle de Saint-Drézouarn (Kergloff). Les meneurs sont torturés, exécutés ou condamnés aux galères[10]. Au milieu de la répression, le duc de Chaulnes a cette phrase : « Les arbres commencent à avoir le poids qu'on leur donne »[4]. Femmes et enfants sont massacrés, torturés, violés, brûlés. « Ils s'amusent à voler, ils mirent l'autre jour un petit enfant à la broche. Toutes ces troupes de Bretagne ne font que tuer et voler. » (Madame de Sévigné, )[14].
Les représailles du Roi
Plusieurs clochers du pays bigouden qui avaient sonné le tocsin de la révolte sont décapités ou leur cloche déposée. Ceux de Lanvern et Languivoa en Plonéour-Lanvern et Lambour à Pont-l'Abbé n'ont jamais été reconstruits[4]. À Rennes, un faubourg est entièrement rasé et le parlement est exilé à Vannes, le . Il est obligé de verser une contribution de trois millions de livres au trésor de guerre, une somme colossale[4]. Le Parlement restera à Vannes du mois d’ jusqu’en 1689, date de la nomination du premier intendant de la province[10],[15]. 10 000 dragons stationnent et ruinent la province[16]. Les propriétaires des manoirs pillés seront dédommagés financièrement[17].
La révolte dans les mémoires
D’autres révoltes paysannes, ou jacqueries, existent ; la révolte des Bonnets rouges de Sébastien Le Balp reste profondément ancrée dans la mémoire collective des Bretons. Elle a laissé des traces encore visibles (certains clochers sont toujours décapités). Les allusions à Sébastien Le Balp, aux Bonnets rouges et au papier timbré, symboles de lutte antifiscale ou d’égalité sociale, sont nombreuses dans les archives, les chansons, ou les revendications politiques. Depuis les révoltes de 1968, Sébastien Le Balp est devenu un symbole identitaire bretons ; la révolte des Bonnets rouges est l’un des épisodes les plus connus de l’histoire de la Bretagne. La toponymie urbaine intègre le nom de Sébastien Le Balp, ou des Bonnets rouges, dans les rues, les places, les salles communales à Carhaix, Kergloff, Poullaouen, Spézet, Ergué-Gabéric, mais aussi à Brest, Quimper et Lorient. Une stèle sur la place de la commune à Spézet, une pièce de théâtre Le printemps des Bonnets rouges, de Paol Keineg, des Dvd, des livres, une bière aux baies de sureau, et des sites Internet relatent l’histoire des Bonnets rouges et de leur chef[18],[19],[20]. En 2013, dans le Finistère, pour s'opposer à l'instauration de l'écotaxe, « les manifestants avaient annoncé la couleur en se rendant samedi devant le dernier portique écotaxe finistérien encore en état de fonctionner coiffés de bonnets rouges, symbole de la révolution antifiscale en Bretagne sous l'Ancien Régime »[21].
Bibliographie
- Yann Brekilien, Prestiges du Finistère, éd. France-Empire
- Yann Brekilien, Histoire de la Bretagne, éd. France Empire, 2004 (grand nombre d'éditions antérieures sur 30 ans) (ISBN 270480947X)
- Alain Croix, « La révolte des bonnets rouges : De l'histoire à la mémoire », in Ar Men (nº 131, novembre-)
- Alain Croix, « Bonnets rouges, une révolte rurale », in canal-u.tv (réalisation en 1997 par Patrice Roturier)
- Yvon Garlan, Claude Nières, Les Révoltes bretonnes. Rébellions urbaines et rurales au XVIIe siècle, éditions Privat, Toulouse, 2004
- Claude Péridy, Sang bleu & Bonnets rouges, Le meurtre du marquis de Montgaillard, Édition Keltia graphic Kergwenn 29540 Spézet, 2007
- Armand Puillandre, Sébastien Le Balp - Bonnets Rouges et papier timbré, Éditions Keltia Graphic - Kan an Douar, Landelo-Speied, 1996
- Secher, Reynald/ Le Honozec, René (éds.) (1991, 2e édition 1999): Histoire de Bretagne. 1532-1763. tome 4, Noyal-sur-Vilaine, Éditions Reynald Secher, coll. Mémoire du Futur
Notes et références
- ↑ A. Puillandre, "Sébastien Le Balp, bonnets rouges et papier timbré", 1996
- Site de la Mairie de Kergloff en 2010 http://www.kergloff.fr/cadre1histoire.htm
- Yann Brekilien "Histoire de la Bretagne" p. 237 à 239
- Erwan Chartier http://p.ribot.free.fr/bonnetrouge.htm
- L'ouvrage officiel de la famille Percin, dont les descendants ont fait paraître la dernière mise à jour en février 2002, sous le titre La Famille de Percin... de la bataille d'Hastings à nos jours
- Alain Croix, Professeur d'histoire moderne "Bonnets rouges, une révolte rurale" in canal-u.tv (réalisation en 1997 par Patrice Roturier)
- ↑ Site de la Mairie de Carhaix en 2010 : "Carhaix des origines à nos jours" page 6
- ↑ Wikipedia : "Révolte du papier timbré"
- Le code dit «paysan» (1675) : traduction du breton du "Règlement fait par les nobles habitants des 14 paroisses".
- Sophie Desplanques, Journaliste "1675. La révolte du papier timbré"
- ↑ Le traité d'union de la Bretagne à la France en 1532
- ↑ Site Revolte-papier-timbre.com http://www.revolte-papier-timbre.com/
- Claude Péridy, "Sang bleu & Bonnets rouges, Le meurtre du marquis de Montgaillard" p. 40
- ↑ Madame de Sévigné, décembre 1675 in La Borderie, t. 5, p. 531
- ↑ Yvon Garlan, Claude Nières, "Les Révoltes bretonnes. Rébellions urbaines et rurales au XVIIe siècle" Nières éditions Privat, Toulouse, 2004
- ↑ Secher, Reynald/ Le Honozec, René "Histoire de Bretagne. 1532-1763. Tome 4"
- ↑ Wikipédia Révolte du papier timbré paragraphe "Les transactions"
- ↑ Wikipédia Révolte du papier timbré paragraphe "L’image des Bonnets rouges de nos jours">
- ↑ Alain Croix, « La révolte des bonnets rouges : De l'histoire à la mémoire », in Ar Men (nº 131, novembre-décembre 2002)
- ↑ Site Internet de la Communauté de communes du Poher, projet Cantana : les mots clés du Poher 4. Bonnets Rouges, paragraphe "Mémoire et héritage des Bonnets rouges"
- ↑ Extrait de l'article : L'écotaxe cristallise les tensions en Bretagne où la révolte gronde, sur le site Internet du Nouvel Observateur, 27 octobre 2013.
Liens externes
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