Ségolène Amiot

Ségolène Amiot
Illustration.
Ségolène Amiot en 2022.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(3 ans et 11 mois)
Élection 19 juin 2022
Réélection 7 juillet 2024
Circonscription 3e de la Loire-Atlantique
Législature XVIe et XVIIe (Cinquième République)
Groupe politique LFI-NUPES (2022-2024)
LFI-NFP (depuis 2024)
Prédécesseur Anne-France Brunet
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine)
Nationalité Française
Parti politique LFI (depuis 2016)
Syndicat CGT
Profession Employée administrative d'entreprise
Site web segoleneamiot.com

Ségolène Amiot, née le à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), est une femme politique française.

Membre de La France insoumise, elle est élue députée de la 3e de la Loire-Atlantique en 2022 sous l'étiquette de la NUPES, puis réélue en 2024 sous l'étiquette NFP.

Biographie

Ségolène Amiot est issue d’une fratrie de cinq enfants. Elle est diagnostiquée dyslexique à l’âge de 12 ans. Elle dit avoir abandonné des études d'ostéopathie faute de moyens financiers et enchainé « plein de petits boulots, mal payés, allant des missions intérimaires dans le nettoyage industriel à des ménages, en passant par auxiliaire de vie »[1].

Chargée d’assistance technique au sein d'un centre d'appels téléphoniques, elle participe au mouvement syndical comme militante à la Confédération générale du travail (CGT) en [2]. Elle-même « ouvertement » pansexuelle[3], elle est aussi engagée pour la cause LGBT[4], ayant notamment été vice-présidente du centre LGBT de Nantes dès [1],[2].

Parcours politique

Débuts (2016-2022)

Elle rejoint La France insoumise (LFI) en 2016, au moment du mouvement anti-loi travail[1]. Lors des élections législatives de 2017, elle milite pour la candidate LFI dans la deuxième circonscription de la Loire-Atlantique, Carole Malard[1].

Candidate aux élections législatives des 12 et 19 juin 2022 sous les couleurs de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES)[5], elle arrive en tête du premier tour avec 42,87 % des suffrages exprimés dans la troisième circonscription de la Loire-Atlantique, ancien fief de Jean-Marc Ayrault, avant d'être élue députée au second tour avec 55,70 % des voix face à la députée sortante Anne-France Brunet (LREM)[4],[6], qui était soutenue par la présidente de la Région des Pays de la Loire Christelle Morançais (LR) ou encore le ministre du Travail Olivier Dussopt[7].

Députée (depuis 2022)

XVIe législature

Pour son premier mandat de députée Ségolène Amiot appartient au groupe LFI-NUPES, et siège à la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation.

Elle s'oppose au projet de méthaniseur à Saint-Herblain porté par la société Engie « dans sa forme actuelle » pour des raisons environnementales et démocratiques[8].

En 2022, elle réclame une enquête à l'Inspection générale de la Justice (IGJ) pour établir les causes des suicides à répétition dans les prisons de Nantes, avec pour objectif de faire jurisprudence pour que d'autres enquêtes soient mandatées sur le territoire et en France d'outre-mer[9]. Elle y dénonce des conditions de détention et de travail inacceptables[9]. Ségolène Amiot dit essayer d'exercer son droit de visite en prison tous les mois[10].

À la suite d’un tweet sexiste de l’eurodéputé d’extrême droite Gilbert Collard sur sa tenue, elle reçoit le soutien d'élues dans une tribune condamnant « sans appel ces discours s’inscrivant dans une offensive réactionnaire »[11].

Ségolène Amiot co-préside avec le député de la dixième circonscription du Val-d'Oise Aurélien Taché, à l'époque membre du groupe ECO-NUPES, le groupe d'études sur les discriminations et LGBTQI-phobies[12] du au [13]. Elle lance une pétition réclamant la démission d’Aurore Bergé après sa nomination comme ministre de l’Égalité[14].

XVIIe législature

À la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale du , elle est de nouveau candidate aux élections législatives de 2024, sous l'étiquette du Nouveau Front populaire (NFP). En tête à l'issue du premier tour avec 44,56 % des voix[15], elle est réélue au second tour avec 50,13 % des voix, face à Matthieu Annereau (Ensemble) et Laurie Arc (RN)[16].

Toujours membre du groupe LFI-NFP, elle siège alors au sein de la commission des Affaires sociales.

Synthèse des résultats électoraux

Élections législatives

Année Parti Circonscription 1er tour 2d tour Issue
Voix % Rang Voix % Rang
[17] LFI (NUPES) 3e de la Loire-Atlantique 19 990 42,87 1er 21 490 55,11 1er Élue
[18] LFI (NFP) 29 285 44,55 1er 32 216 50,13 1er Élue

Élections départementales

Année Parti Canton Binôme 1er tour 2d tour Issue
Voix % Rang Voix % Issue
2021 LFI Nantes-2 Kevin Loquais 1 214 14,24 4e Battue

Références

  1. Yan Gauchard, « Assemblée nationale : Ségolène Amiot, une « noob » de LFI dans le grand jeu du Palais-Bourbon », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le )
  2. « À vos côtés », sur Ségolène Amiot, députée LFI de Loire-Atlantique (consulté le )
  3. ↑ « Ségolène Amiot », sur Ségolène Amiot (consulté le )
  4. Florian Cazzola, « Législatives : qui est la nouvelle députée des cantons de Nantes-Ouest, Saint-Herblain et Indre ? », France Bleu, (consulté le )
  5. ↑ « Les candidats NUPES », sur Site officiel NUPES, (consulté le ).
  6. ↑ David Phelippeau, « Résultats législatives 2022 : L’ancien fief de Jean-Marc Ayrault repasse à gauche », 20 minutes, (consulté le )
  7. ↑ « Législatives en Loire-Atlantique. Ségolène Amiot l’emporte dans la 3e circonscription », sur Ouest-France, (consulté le )
  8. ↑ « Méthaniseur à Saint-Herblain : la députée n’en veut pas », sur Ouest France, (consulté le )
  9. « Nantes : La députée NUPES Ségolène Amiot alerte sur les suicides en prison - ICI », sur ICI, le média de la vie locale, (consulté le )
  10. ↑ Jean-Marie Cornuaille, « Bonjour, je suis députée et je viens exercer mon droit de visite en prison», sur Ouest France, (consulté le )
  11. ↑ « "Sexisme, patriarcat et invisibilisation, à l’Assemblée nationale comme ailleurs, ça suffit !" », sur Le HuffPost, (consulté le )
  12. ↑ « Groupe d'études : discriminations et lgbtqi-phobies - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le )
  13. ↑ « Archives des fonctions de Mme Ségolène Amiot », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le )
  14. ↑ « Gouvernement : la pétition de la députée Ségolène Amiot pour réclamer la démission d’Aurore Bergé », sur Ouest France, (consulté le )
  15. ↑ « Publication des candidatures et des résultats aux élections : Législatives 2024 », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr (consulté le ).
  16. ↑ « Résultats des élections législatives 2024 - Loire-Atlantique (44) », sur ladepeche.fr (consulté le ).
  17. ↑ « Loire-Atlantique - 3ème circonscription » Accès libre, sur Ministère de l'Intérieur, (consulté le ).
  18. ↑ « 3ème circonscription (4403) - Elections Législatives 2024 - Publication des résultats des élections », Ministère de l'Intérieur et des Outre-mer (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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