Sénégal oriental

Sénégal oriental
Sénégal oriental
Localisation de la région
Administration
Pays Drapeau du Sénégal Sénégal
Préfecture Tambacounda
Démographie
Population 186 725 hab. (1972)
Densité 3,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 13° 46′ 08″ nord, 13° 40′ 02″ ouest
Superficie 5 960 200 ha = 59 602 km2
Latitude 14,607919- 12,347695 N
Longitude -11,620235- -14,589895 O

L'ancienne région du Sénégal oriental était une des 7 premières régions administratives instituées au lendemain de l'indépendance du Sénégal, en 1960. Elle fait partie du découpage territorial initial mis en place par le nouvel État du Sénégal, pour organiser son administration déconcentrée. Son chef-lieu était Tambacounda. Elle correspond aux 2 régions actuelles de Tambacounda et Kédougou.

Histoire

Créée en 1960, le Sénégal oriental est une ancienne région administrative[1], composée de trois cercles, héritage de l'organisation coloniale française.

En 1964, ces cercles sont rebaptisés en trois départements[2], divisés chacun en quatre arrondissements :

- Dala
- Goudiry
- Ololdou
- Sansande

- Bandafassi
- Fongolimbi
- Salemata
- Saraya

- Koussanar
- Maka
- Missira
- Koumpentoum

En 1984[3], l'harmonisation des noms de régions lui fait prendre le nom de son chef-lieu. Le Sénégal oriental se nomme alors Région de Tambacounda.

En 2008, lors de la réforme administrative qui porta le nombre de régions de 11 à 14, la région est divisée en 2 régions distinctes, la région de Tambacounda et la région de Kédougou.

Géographie

Le Sénégal oriental est la plus grande région du Sénégal en superficie, avec 59602 km², représentant près du tiers du territoire national. Elle est bordée :

Le territoire est traversé par le fleuve Gambie et ses affluents. Il abrite[4] le parc national du Niokolo-Koba, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1981, l'une des plus grandes réserves de faune d'Afrique de l'Ouest (plus de 900 000 ha). Le relief est majoritairement plat à l'ouest (plaines du Ferlo prolongées), puis plus accidenté à l'est et au sud-est avec les contreforts du Fouta-Djalon et les collines de la zone de Kédougou.

Population et ethnies

La région est historiquement l'une des moins densément peuplées du Sénégal, en raison de son enclavement et de l'aridité partielle de ses terres. La population est composée de plusieurs groupes ethniques[5] :

  • les Toucouleurs et Peuls (Halpulaaren), prédominants dans le nord, le long du fleuve Sénégal et dans le Boundou,
  • les Mandingues et Malinkés, très présents dans la zone de Tambacounda et vers la Gambie,
  • les Wolofs, surtout dans les zones d'immigration agricole,
  • les Bassari, Bédik et Coniaguis, peuples autochtones du sud-est (aujourd'hui rattachés à Kédougou), aux traditions animistes préservées.

Économie

L'économie régionale a longtemps reposé sur :

  • L'agriculture vivrière : mil, sorgho, maïs, et dans les zones irriguées du nord, cultures maraîchères,
  • L'élevage extensif,
  • L'arachide, culture de rente héritée de la colonisation,
  • L'exploitation forestière et la chasse,
  • L'orpaillage et les ressources minières (la zone regorge de ressources (or, fer, marbre), dont l'exploitation industrielle reste limitée mais en développement depuis les années 2000).

La région souffre d'un enclavement chronique. Jusqu'à la construction progressive de routes bitumées, Tambacounda n'était reliée à Dakar que par la voie ferrée Dakar-Niger (aujourd'hui à l'arrêt) et par une route nationale 1 longue et dégradée.

Enjeux contemporains

Depuis les années 2000-2010, plusieurs dynamiques transforment la région :

  • Le projet de l'autoroute Dakar-Tambacounda[6] et les investissements routiers améliorent progressivement le désenclavement,
  • La découverte et exploitation de ressources minières (fer de la Falémé, or) attire des investisseurs,
  • Les pressions sur le parc du Niokolo-Koba (braconnage, orpaillage illégal, sécheresse) ont conduit l'UNESCO à l'inscrire sur la liste du patrimoine en péril.

Toutefois, la région reste l'une des plus pauvres du Sénégal, avec des indicateurs de développement humain inférieurs à la moyenne nationale, et une forte émigration vers Dakar et l'étranger.

Notes et références

  1. ↑ République du Sénégal, Répertoire des villages, Dakar, , 257 p. (lire en ligne)
  2. ↑ https://www.senenews.com/exclusif/aujourdhui-3-avril-1964-les-departements-remplacent-les-cercles-au-senegal_304459.html | loi n° 64-248 du 3 avril 1964
  3. ↑ https://www.vie-publique.sn/documents/7565/loi-n-84-22-du-24-mars-1984-organisation-administration-territoriale | loi n°84-22 du 24 mars 1984
  4. ↑ https://www.au-senegal.com/le-senegal-oriental,029.html
  5. ↑ Gessain Robert, Introduction à l'étude du Sénégal Oriental (Cercle de Kédougou), t. 5, Société d'anthropologie de Paris, coll. « Cahiers du Centre de recherches anthropologiques », (www.persee.fr/doc/bmsap_1297-7810_1963_sup_5_1_2143), pp. 5-85.
  6. ↑ https://www.youtube.com/watch?v=Bw5qk5-nXMw

Liens externes

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