Séraphin Vermote
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(à 48 ans) Courtrai |
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Séraphin Vermote, né à Moorsele le et mort à Courtrai le , est un peintre, dessinateur et aquarelliste belge.
Biographie
Famille
Séraphin (Seraphinus Joannes) Vermote, né à Moorsele le , est le fils de Pierre Jean François Vermote (1750-1809), tisserand, et d'Anne Catherine Coucke (1755-1804). Il épouse en premières noces à Ypres le Catherine Thérèse Brulein (1793-1824), puis en secondes noces à Zillebeke le Anne Thérèse Lehouck (née à Zillebeke le . De ce second mariage, sont nés six enfants, dont les peintres Liévin François Vermote (1827-1869) et Adolphe Vermote (1836-1870)[1],[2].
Formation



Issu d'une famille modeste, Séraphin Vermote est engagé en 1808, à l'âge de vingt ans, comme retordeur à la fabrique de dentelles de Jacques Goethals-Vercruysse, également amateur d'art qui lui permet de se former à l'Académie de Courtrai[3].
Carrière
De 1811 à 1815, il travaille à Bruges sous la direction de Joseph van Huerne, mécène et collectionneur d'antiquités. Il suit concomitamment des cours à l'Académie des beaux-arts de Bruges. Au cours de cette période, il parcourt les Flandres afin de réaliser des dessins topographiques de villes, villages, églises, châteaux, édifices et places de marchés. Il perfectionne ses dessins en les rehaussant à l'encre, les transformant en lavis[3].
En 1816, il trouve un second mécène en la personne du vicomte Charles Carton de Winnezeele (1768-1830), établi au château 't Hooghe à Zillebeke, où il séjourne longuement. Il y réalise la décoration du théâtre privé. Grâce à son mécène, il se rend à Paris au printemps 1816. En France, le peintre d'histoire Joseph-François Ducq le loge. Il copie plusieurs maîtres exposés à la Galerie du Luxembourg[3].
En 1820, à l'issue de ses études, il s'établit à Ypres et abandonné les vues topographiques au profit de la peinture à l'huile. Au Salon de Gand de 1820, il expose Une Sainte Famille dans un paysage[4]. En 1824, il travaille pour le graveur Joseph Charles de Meulemeester, puis d'établit à Courtrai. En 1832, il est nommé comme professeur à l'Académie de dessin et d'architecture de Courtrai[3].
Séraphin Vermote meurt, à l'âge de 48 ans, rue de Lille à Courtrai le [5].
Œuvre
Caractéristiques
La première œuvre de Séraphin Vermote est un album de dessins publié en 1812-1813, document d'iconographie monumentale. En 1812, il commence à collaborer également à la Collection historique des principales vues des Pays-Bas, publiée en 1823 par Dewasme et Cie à Tournai, comprenant 96 estampes lithographiées, dont seize sont dues à Séraphin Vermote[3].
Il peint dans un style romantique. Ses deux Vues d'Ypres (Musée d'Ypres), par exemple, sont non seulement picturalement attrayantes, mais offrent une multitude de détails : tels que les diverses attractions foraines, une charrette tirée par un cheval dont le chargement est sécurisé par une épaisse corde actionnée par une manivelle fixée à l'arrière… On connaît de lui des scènes de genre, des portraits et des paysages, parfois réalisés à l'aquarelle[3].
Expositions
- Salon de Gand (XIe) de 1820 : Une Sainte Famille dans un paysage[4].
- Salon de Bruxelles de 1824 : Une diligence traversant le marché et Un paysage avec figures ôtant leurs bas[6].
- Salon d'Anvers de 1828 : Le Roi boit ; effet de lumière[7].
- Salon de Bruxelles de 1830 : Vue de la grand-place d'Ypres (deux peintures)[8].
- Salon de Bruxelles de 1833 : Ruines d'une église et Paysage[9].
- Salon de Gand (XVIe) de 1835 : Paysage, orné d'un vieux château[10].
Collections muséales
- Musée Broel à Courtrai :
- Ruines d'église, huile sur toile.
- Paysage avec une chapelle'', huile sur toile.
- Musée Groeninge à Bruges :
- Plusieurs estampes : De Carmertraaat, L'Abbaye des dunes (1813), L'Église Saint-Jacques de Bruges (1813) et L'Église Notre-Dame de Bruges (1818).
Références
- ↑ « État-civil d'Ypres », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ « État-civil de Zillebeke », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- Oscar Roelandt 1938, p. 674-5.
- Académie royale des beaux-arts de Gand, Salon de Gand de 1820 (XIe), Gand, P.F. De Goesin-Verhaeghe, , 71 p. (lire en ligne), p. 64.
- ↑ « État-civil de Courtrai », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ Catalogue, Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure et dessin, exécutés par des artistes vivans, et exposés au musée de Bruxelles, en 1824, Bruxelles, P.G. De Mat, , 80 p. (lire en ligne), p. 74.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, H.P. Vander Hey, , 94 p. (lire en ligne), p. 67.
- ↑ Catalogue, Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure et dessin, exécutés par des artistes vivans, et exposés au Salon de 1830 à Bruxelles, Bruxelles, H. Remy, , 70 p. (lire en ligne), p. 38.
- ↑ Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie des artistes vivans, exposés au Salon de 1833, Bruxelles, H. Remy, , 45 p. (lire en ligne).
- ↑ Académie royale des beaux-arts de Gand, Salon de Gand de 1835 (XVIe), Gand, D.J. Vanderheghen, , 55 p. (lire en ligne), p. 49.
Annexes
Articles connexes
Bibliographie
- Oscar Roelandts, Biographie nationale de Belgique : Liévin François Vermote, vol. 26, Bruxelles, Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, , 930 p. (lire en ligne), p. 674-675.
Liens externes
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